@Zatara
"allons y pour la suite."
OK. Nous avons vu ce que vous êtes capable de faire pour l’arbre, pour une noix, une mandarine, votre main, nous avons constaté cette dilution de la frontière conceptuel qui sépare les trucs les uns des autres ("arbre", "ciel", "pierre", "herbe"), cette conversion de l’objet en un phénomène mouvant, cette "déchosification"...
A présent, ce que vous avez fait pour l’arbre, vous pouvez le faire avec une émotion au moment où elle se présente en vous (pas après, il faut qu’elle soit "là" naturellement). Par exemple, la peur ou le désir.
Attention : le danger est ici de "juger" (ce qu’on serait moins tenté de faire avec un arbre). Il faut juste observer jusqu’à atteindre "l’observation sans observateur".
On peut y passer un certain temps.
Est-ce que je vous donne la suite quand même, même si ça devient un peu théorique et artificiel puisque vous ne pourrez peut-être pas vivre en direct ce que je décris ? 