@Belenos
"Moi je trouve que vous êtes tout à fait dans le sujet en décrivant sincèrement vos peurs"
Je constate que tu uses d’une méthode malhonnête assez commune en confondant le fait de comprendre un phénomène avec la peur de celui-ci. Malhonnête et faux, car en réalité c’est justement le fait de comprendre un phénomène qui permet de sortir de l’émotion en partie. C’est le cas de la maladie, des traumatismes par exemple : comprendre, mettre des mots sur le mal qui nous atteint aide à trouver les ressources pour se battre et ne pas tomber dans le défaitisme, le fatalisme.
Malhonnête aussi parce que j’en parle ici (en sortant un peu du sujet, voire en faisant un HS) et pas ailleurs : sur plusieurs milliers de posts et une centaine d’article je n’en ai jamais parlé... pour une peur qui m’angoisserait à chaque seconde on repassera.
C’est le même procédé utilisé vis-à-vis des gens qui critiquent par exemple une religion : en suffixant cette critique d’un "phobe", ceux qui emploient ce procédé tentent d’effacer toute légitimité à la critique en se focalisant sur le messager et en le plaçant dans le registre de la "peur irrationnelle", de "l’obsession" et souvent de la "haine".
Le pic de production en économie a un sens précis. Et quand il concerne des ressources non renouvelables, à la base de la seconde rév industrielle, indispensables à des activités humaines vitales (comme l’alimentation, le transport, etc.), qu’elles sont l’unique base de l’économie de certains pays et qu’il n’y a pas de solutions de substitution, alors oui, il y a certitude d’un effondrement compte-tenu des données actuelles. Des collapsologues l’étudient, fournissent des données, des analyses, des scénarios et tant mieux (à moins que tu veuilles aussi les accuser d’être dans la peur eux aussi ?). Il n’est pas inéluctable, peut-être que l’on trouvera des solutions, peut-être que non et que malgré tout cela se passera dans la joie et la bonne humeur. Ce scénario est peu probable en regard de ce que j’ai déjà pu écrire. Il y a bien une prise de conscience, des comportements qui évoluent, mais c’est dérisoire en regard du changement de paradigme indispensable dés maintenant. Bien sûr quand on a un certain âge, qu’on est seul ou juste hyper-individualiste méprisant la majorité des gens, ça n’est effectivement pas très inquiétant et l’attitude nihiliste d’un Medialter a la vertu de sa cohérence.
Enfin entre en parler "chaque seconde" et jamais, il y a une sacrée marge. Je constate que c’est un sujet abordé de plus en plus (dans la musique, dans les films, dans les séries) mais rarement sous l’angle des changements à faire dés maintenant, mais plutôt pour dire que de toute façon, cela se produira. C’st même devenu une thématique artistique centrale... mais artistique seulement.