@maQiavel
Le pb c’est bien c’est équilibre dont tu parles entre droit individuel et droit de la communauté. Nous pouvons constater aujourd’hui que la balance tend à pencher vers le droit individuel. La question qui devrait se poser à mon sens est, est-ce que dans cette démocratie de marché et d’opinion, la sur-expression de ce droit de l’individu rend la société plus agréable pour tous ?
Quand on compare certains endroits de France où règne une unité au sein de la pop (et je ne parle pas d’unité raciale mais plutôt d’unité culturelle) à d’autres où ce n’est pas le cas, il parait évident que c’est bien l’expression outrancière de cette constellation d’identités revendiquant toutes leur "droit à" (le paradoxe de la situation étant que l’individu se fond plus facilement voire intégralement dans un être collectif qui le surpasse dans certaines cultures et moins, ou pas du tout, dans d’autres) dans l’espace public qui font, entre autres, que ces endroits ne sont pas agréables à vivre. Etrangement, du multiculturalisme heureux, de cette "identité heureuse pour jacter comme Juppé (
), l’on passe comme par désenchantement au communautarisme qui l’est beaucoup moins.
Après peut-être aussi que c’est le sens de l’histoire du pays mais sans doute est-ce aussi la concrétisation de sa disparition... Tout ce que je dis c’est qu’on ne peut à la fois se cacher derrière de grands principes et se plaindre derrière des effets délétères de ceux-ci. Tu ne pourras pas avoir le joli village typique avec les maisons qui ont un même style ancré historiquement dans une culture et à la fois l’intégralité des cultures qui s’expriment dans l’architecture... le second est la mort du premier.
Après on peut se dire que cette direction prise par la France est souhaitable et c’est du reste le cas de pas mal de gens. J’entendais ce matin une émission parlant d’innovation sur France Cul et la réflexion de l’intervenant sur le design, le fait qu’il soit intimmement lié à l’éco, au marketing et qu’en réalité il conduisait à la privatisation (brevets, etc.) du savoir était le revers de la médaille de ce culte du progrès. Je raconte mal mais c’était très intéressant 