"Alors, pour aller au-delà de mon abasourdissement, je vais dire qu’on ne fait pas les mêmes constats et puis voilà, je ne sais vraiment pas quoi dire de plus"
Je pense que le constat que je fais est largement plus partagé : 73% des gens sont favorables à un référendum sur l’immigration et ce n’est pas la vue d’une femme habillée en sari les dérange : au contraire ils trouvent cela plutôt raffiné, exotique, les Indiennes portant généralement de nombreux bijoux sur elles, leurs saris étant très colorés avec de jolis motifs. Rien à voir avec le sac à patate unicolore de la voilée. Non, cette volonté largement partagée de faire un référendum émane directement de l’insécurité culturelle (et tout court) que les gens ressentent. La majorité des gens, je dirais même la quasi totalité des fr autochtones/de souche/de type européen la ressent : car si l’on retire 25% de gens issus eux-mêmes de l’immigration et qui peuvent ne pas la ressentir (encore que pour certains... c’est plus compliqué que ce que je dis bien entendu), on arrive à la quasi intégralité de la pop, moins quelques MaQiavels.
"-Déjà pour commencer, toutes les statistiques et études montrent que les femmes qui mettent le voile contre leur gré sont marginales."
Je n’ai pas vérifié mais te fais confiance. Ce n’est pas le sujet. Ces femmes affichent quelque chose en se voilant, qu’elles en soient conscientes ou non : il y a d’ailleurs toute la gamme de l’expression religieuse dans ce bout de tissu allant du simple fichu sur la tête parfois plus porté par tradition au style Dark Vador. Cette palette d’accoutrements envoi clairement un message.
Tu te focalises sur les "droitards" en partant du principe que si on est opposé à ce multicul forcé on en est un. Si tu veux... une bonne majorité de nos compatriotes en sont alors... en vérité, les peuples du monde entier, moins ceux des grandes villes occidentales (et encore... ça dépend où) sont droitards en réalité.
" Puisque c’est une salope, elle nique et puisqu’elle nique elle se fera constamment draguer de façon plus ou moins lourde quand elle ne se fera pas harceler, tout simplement parce que les mecs veulent niquer ou qu’ils désapprouvent son mode de vie."
Tututut... ça c’est DANS CES QUARTIERS, pas dans tous ! Une fille habillée de manière sexy dans un autre quartier suscitera éventuellement des compliments des hommes, éventuellement une drague, mais rien de plus. Dans un quartier normal, non-sensible, on ne considère pas une femme habillée sexy comme une pute par défaut. Dans les quartiers dont on parle, c’est la frustration sexuelle qui a bcp a voir avec la culture des habitants, leur religion, leurs traditions... qui crée ces réactions hostiles à l’égard des filles qui osent s’habiller à l’occidentale. Il y a exactement la même frustration dans les pays d’Af nord : les hommes matent les filles et il n’y a même pas besoin qu’elles soient habillées de manière sexy pour se faire emmerder. Par contre la voilée se fait bcp moins emmerder parce que son vêtement envoi un message, qu’elle en ait conscience ou pas, qui est : "je suis une fille vertueuse, peut-être déjà réservée, voire mariée, je suis pieuse, je n’ai pas envie de susciter votre désir, donc pas touche, merci d’avance".
Non le pb est que certains hommes dans certaines cultures sont incapables de maitriser leurs pulsions. Ils voient une joli fille, ils ont envie soit de la sauter soit de l’insulter parce qu’ils savent à l’avance que la fille ne sera pas intéressé par eux. Le pb vient d’eux, pas de la fille. Si les filles en sont réduites à ce faux choix du "voile ou training" c’est à cause d’eux, de leur manière d’être, de leur mode de pensée binaire qui leur fait penser que soit la femme est une sainte ou une putain. Ils sont juste incapable de garder dans leur caboche ce qu’ils pensent quand ils voient une jolie nana : d’ailleurs c’est ce qu’ils font avec leurs "hé mad’moiselle, vous êtes charmante... ah vas-y, j’te fais un compliment et tu me réponds, barre-toi sale pute".
Sinon, non, je ne veux pas rajouter les trainings dans la liste des vêtements à interdire pour libérer les femmes. Je pense que le pb est inhérent à ces pop, à leur culture, qu’ils ne changeront pas ou alors à la marge et je pense que nous ne pourrons pas cohabiter pacifiquement. D’ailleurs j’ai moi-même fui ces quartiers parce que c’est la réalité et que cette réalité me déplait. La différence est qu’au lieu de dire hypocritement que le quartier craint, je dis que ce sont les personnes qui y habitent qui, pour une partie au moins, craignent, que cette culture de cité est une sous-culture, que le rap est musicalement une musique pauvre, que l’art de rue est généralement de la merde, que la gastronomie, les restaurants de ces quartiers ne sont pas à mon goût dans l’écrasante majorité, que les marchés ne sont pas conviviaux, que les gens sont souvent malpolis, les enfants souvent mal élevés, arrogants et agressifs. Le droitard établit des hiérarchies : Rachmaninoff et Booba sont tous les deux des artistes, mais dans un cas il faudra des années, voire des décennies pour jouer sa musique pour n’importe qui, alors que dans l’autre ça ne prendra qu’une heure pour apprendre n’importe laquelle de ces chansons et l’interpréter. Cela ne signifie pas que Booba soit nul, juste que sa musique est basique, qu’il n’y pas besoin d’étudier longtemps pour la jouer. C’est la même différence entre un meuble conçu et fabriqué par un menuisier ébéniste et un meuble en kit de chez Ikéa. Pour le droitard, tout ne se vaut pas au prétexte que les deux objets seraient tous les deux des meubles.
"Ensuite dans ces quartiers, dans le rapport aux femmes, il existe une culture collective de cité qui imprègne aussi bien les musulmans que les chrétiens (majoritairement subsahariens). Donc exit la religion."
Non, pas exit la religion. La religion est un élément de la culture : pour certains, leur religion est le centre même de leur culture, le déterminant de toute leur vie du réveil au coucher, de la naissance à la mort. C’est elle qui fixe le moindre aspect de leur vie quotidienne. Les religions ne sont pas toutes égales dans le niveau d’incidence qu’elles ont sur la vie en société. La mienne par exemple ne m’oblige pas 5 fois par jour à prier. Elle ne m’oblige pas non plus à ne consommer qu’un seul type d’aliments ni ne m’interdit de manger certaines viandes.
La culture de cité dont tu parles est précisément fortement imprégnée de la religion musulmane. C’était bcp moins le cas il y a 20 ans : des études le montre et il suffit d’observer, d’écouter pour le constater. Ne pas admettre cela c’est ne pas admettre que le feu brûle.
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