@Belenos
D’abord
, je vous répondrai que des pratiques soient déplaisantes aux uns ou aux autres
ne sera jamais un argument suffisant pour les interdire dans notre régime ,
parce que sur ce critère , on pourrait interdire des tas de pratiques au mépris
des libertés individuelles. Ensuite , les usages , les mœurs et les coutumes
évoluent ,celles qui existaient il y’a 500 ans ne sont pas celles qui
existaient il y’a 200 ans , 100 ans ou tout simplement 50 ans , c’est donc
qu’il y’a constamment des nouvelles pratiques qui sont introduites et des
anciennes qui sont délaissées , il n’est pas impossible qu’à l’avenir , il soit
dans les mœurs de se promener nu dans la rue , nous n’en savons rien. La
subjectivité commune est un bon concept théorie mais qu’en est-il dans la réalité :
ce qui constitue une pollution visuelle pour les uns ne l’est pas
nécessairement pour les autres , les unanimités sont extrêmement rares . Et
dans ce cas précis , il n’existe pas en France d’unanimité pour le maillot
intégral. Et pour finir , vous parlez de venir d’un autre pays mais toutes les
femmes qui souhaitent porter le maillot intégral ne viennent pas d’ailleurs , il
y’a parmi elles des femmes françaises nées en France et qui ne sont
formellement pas moins Françaises que les autres. Avec ce type d’arguments , on
entre dans des débats sans fin sur des questions de mœurs et de cultures que je
considère comme inintéressantes, tout simplement parce que je constate qu’elles
ne débouchent nulle part.
De
là , je vois deux options :
-Soit
dans le cadre de notre régime dans lequel la loi est générale et impersonnelle
et qui a institué des droits fondamentaux , on prend en compte les
revendications des uns et des autres et y répond favorablement ou
défavorablement sur le plan principiel. Et
dans ce cas précis , si vous utilisez l’ argument des mœurs et des coutumes ,
il sera réfuté à raison par des juridictions nationales , voir internationale si ça ne
suffit pas. On en revient à ma proposition.
-Soit on change de régime , on abolit les droits fondamentaux et
on institue quelque chose comme une charte de la « francité » qui réglementerait les
mœurs et les coutumes et dont le respect serait assuré par une police des
mœurs. Et bien sûr , ce régime autoritaire ferait une distinction formelle
entre différentes catégories de Français sur le plan « ethnoculturel »
( ou « racial » , peu importe le nom ) pour s’assurer que le contenu
de la francité soit toujours construit par une majorité Français « de souche » européenne
(peu importe le nom qu’on donne ) et qui leur permettraient d’interdire arbitrairement
des pratiques en fonction de ce qui leur plait ou leur déplait
Mon option est bien évidemment la première. Je serais bien
évidemment opposé à ceux qui préféreraient la seconde mais au moins les
clivages seraient clairs , et il n’y aurait pas besoin d’entrer dans des débats
sans fin qui vont systématiquement dans tous les sens ( il n’y a qu’à voir le
fil des commentaires ).