Notre époque restera dans l’Histoire une ère où la veulerie et la connerie resteront gravées en tant que regrettables compagnes de route...
Dans les siècles à venir une icône emblématique se détachera naturellement et s’imposera comme figure de proue, objet de dévotion à la "hauteur" des miasmes des temps actuels...
Un prophète qui ne marche pas sur l’eau mais fend l’air pour fracasser sa sainte binette sur des arbres qui deviendront troncs du culte sur lesquels on distinguera les traits de la hure sanglotante de la céleste divinité...il y eut le saint suaire de Turin, il y aura l’arbre-chapelle devant lequel le dévoué fidèle se prosternera et plantera une tente pour se confesser en compagnie d’une grimpeuse entre les rituels des cinq pleurniches quotidiennes adressées à cet autre culte au low cost qui fut parole de Dieu aux yeux inondés du prophète volant, réputé pour multiplier les châtiments, les barreaux de prison et les "coups de balais" pour les mécréants qui osaient blasphémer en bavardages impies sur le Dogme sacré auquel il restât éternellement attaché...car veule et niais il ne chassât pas les marchands du temple mais il les protégeât...
D’ailleurs les novices qui entreront sous les ordres de la nouvelle obédience nommée saint Nigaud’oignons porteront une chambre à air de vélo autour du cou en signe d’appartenance avant de s’élever dans la hiérarchie jusqu’au sacrement ultime, le chemin de pot d’échappement de camion, ustensile cathartique et catalytique porté à bout de bras lors d’une extatique procession jusqu’au lac de Gérardmer où les fidèles à dos d’âne (ou les ânes à dos de fidèle, rien n’est impossible avec cette nouvelle église) se rassembleront pour la pleurniche finale avec du Yehudi Menuhin pour accomoder musicalement les larmoiements...
Un bien beau culte dont les émanations vont réjouir les futures générations dans les siècles à venir... 