@yoananda2
Je n’essayais
pas de te convaincre comme tu peux t’en douter. C’est très bien de
comprendre en quoi nous divergeons, c’est meme tout l’intérêt de la discussion à mon sens.
Mais effectivement tu m’as très bien compris puisque tu as saisi que de ma
perspective, ton postulat de l’inexistence de la subjectivité est lui-même le
produit de ta propre subjectivité ( à moins évidemment que tu aies des études
sérieuses faisant consensus qui valident ton propos), c’est bien vu.
@Mahler
« C’est
un des problèmes de beaucoup de gens ils ne savent pas ce qu’est le fascisme.
Rien que sous entendre que le fascisme c’est juste l’opposition à l’état de
droit marque une méconnaissance du sujet ».
------> Non,
ils ne pas disent pas que le fascisme est juste l’opposition à l’état de droit,
ils parlent de l’arrivée au pouvoir du fascisme et expliquent que ça peut se
faire par le rognage progressif de l’Etat droit.
Sinon,
concernant le fascisme, il faut admettre qu’il en existe de nombreuses
conceptualisations et définitions qui divergent, de nombreux livres et études
ont été publiés à ce sujet par différents courants idéologiques et je ne pense pas
qu’un en ait le monopole. Les antifas ont leur propre vision du fascisme et ils
ne le réduisent pas à des régimes politiques, je n’adhère pas à leur définition, je pense qu’ils devraient trouver un autre mot pour décrire ce dont ils parlent mais quoi qu’il en soit, leur propos a du sens.
« Du
coup comme les individus ne sont pas égaux, on peut se demander si il y’a de
facto des avis subjectifs qui valent mieux que d’autres ».
------> Certes,
je ne considère pas que tous les avis se valent ( cfr la blague, les avis c’est
comme les trous de balle, tout le monde en a un ), la posture relativiste « tout
se vaut » n’a aucun sens. Cependant, peut constater que tout le monde
ne les évalue pas de la meme façon et c’est là que le perspectivisme
intervient. On peut considérer, compte tenu de l’intersubjectivité en vigueur au sein d’une communauté qu’un avis est bien meilleur qu’un autre ou qu’un régime
politique en vaut mieux qu’un autre. Et dans la pratique, c’est ce qui se fait.