@Mr.Kout
"L’ambiance a changée oui, pas à cause des gens qui sont rentrés mais des capitaux qui sont sortis." Résumer l’ambiance uniquement à un fait économique(même si important) c’est un peu facile. Les délocalisations et l’immigration de masse ont les mêmes origines le capitalisme et plus particulièrement la logique de la libre circulation(que ce soit des capitaux ou des personnes) et l’absence de frontières. Ce n’est pas parce que les capitaux posent problème que ce n’est pas le cas des immigrés aussi. Il y’a une logique chez les pas mal de gens de gauche, et plus particulièrement à l’extrême gauche, que dès que l’on critique les immigrés ou autre chose considéré comme victime tout ça, on pratique la division ; alors que ces mêmes personnes tapent sur les riches, les banquiers et autres. Je veux bien que l’on critique la division mais à partir du moment où on la pratique sois même il vaut mieux ne pas le reprocher aux autres. Ce qui leur pose problème c’est le sujet de la "division", il y’a le bon être que on peut exclure "le riche" et il y’a celui dont il ne faut surtout pas inclure dans la division "l’immigré/l’étranger. Moi ce que je remarque c’est que les sociétés sont divisées, la division c’est une réalité tangible de nos sociétés(et cela depuis des siècles). A partir de là il faut l’accepter sans déverser un préchi précha morale sur la question. Pour créer une division il faut un élément objectif : cela peut être les classes sociales, des populations étrangères importées notamment sous le joug de l’islam. Les capitalistes ne pourraient pas pratiquer la division si les "chances pour la france" ne représentaient pas un problème en soit.
Au délà de ça on n’est pas obligé d’avoir une logique basée sur un seule axe : les capitaux pour la gauche et les immigrés pour la droite(je simplifie au max) on peut être aussi sur les deux axes, la fameuse "convergence des luttes" chère à certains.
Je suis toujours étonné de voir des gens se prétendant anti capitaliste et révolutionnaire, avoir une trouille terrible de la critique des musulmans et pire penser qu’ils sont un réservoir révolutionnaire. Je citerai Engels sur la question dans sa Contributions à l’histoire du christianisme primitif.
: "Déjà au moyen-âge le parallélisme des deux phénomènes s’impose lors des premiers soulèvements de paysans opprimés, et notamment, des plébéiens des villes. Ces soulèvements, ainsi, que tous les mouvements des masses au moyen-âge portèrent nécessairement un masque religieux, apparaissaient comme des restaurations du christianisme primitif à la suite d’une corruption envahissante [Note : A ceci les soulèvements du monde mahométan, notamment en Afrique, forment un singulier contraste. L’Islam est une religion appropriée aux Orientaux, plus spécialement aux Arabes, c’est-à-dire, d’une part à des citadins pratiquant le commerce et l’industrie, d’autre part à des Bédouins nomades. Là réside le germe d’une collision périodique. Les citadins, devenus opulents et luxueux, se relâchent dans l’observance de la "Loi". Les Bédouins pauvres, et, à cause de leur pauvreté, de mœurs sévères, regardent avec envie et convoitise ces richesses et ces jouissances. Ils s’unissent sous un prophète, un Madhi, pour châtier les infidèles, pour rétablir la loi cérémonial et la vraie croyance, et pour s’approprier, comme récompense, les trésors des infidèles. Au bout de cent ans, naturellement, ils se trouvent exactement au même point que ceux-ci ; une nouvelle purification est nécessaire ; un nouveau Madhi surgit ; le jeu recommence. Cela s’est passé de la sorte depuis les guerres de conquête des Almoravides et des Almohades africains en Espagne jusqu’au dernier Madhi de Khartoum qui bravait les Anglais si victorieusement. Il en fut ainsi, ou à peu près, des bouleversements en Perse et en d’autres contrées mahométanes. Ce sont tous des mouvements, nés de causes économiques, bien que portant un déguisement religieux. Mais, alors même qu’ils réussissent, ils laissent intacts les conditions économiques. Rien, n’est changé, la collision devient périodique. Par contre, dans les insurrections populaires de l’occident chrétien, le déguisement religieux ne sert que de drapeau et de masque à des attaques contre un ordre économique devenu caduc ; finalement cet ordre est renversé ; un nouveau s’élève, il y a progrès, le monde marche.]" l’islam a toujours été incapable du moindre progrès économique, les révolutions musulmanes sont des retours en arrière, donc vouloir une révolution anti capitaliste avec les musulmans bon courage pour ceux qui y croient !