De mon point de vue, cette crise confirme ce que je pensais déjà : la France n’a plus les moyens de poursuivre une politique souveraine, ou elle ne sait plus comment s’en donner les moyens, l’Allemagne, quoique dépendante militairement des Américains, a largement recouvré sa souveraineté industrielle et économique, et donc politique. Je n’ose même pas imaginer le sourire en coin de certains décideurs allemands au moment où ils reçoivent les malades que le "meilleur système de santé du monde" autoproclamé ne peut plus prendre en charge.
Les pays asiatique de taille moyenne ayant tiré profit de la mondialisation sont aujourd’hui mieux organisés et matériellement beaucoup plus riches que les pays occidentaux dits "développés" dont la plupart ont déjà basculé en réalité dans l’organisation collective de la pénurie dans de nombreux domaines. On le savait, ou ou plutôt on le sentait, mais cette crise est en train de mettre à jour cette nouvelle réalité.