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Tchakpoum 22 décembre 2020 13:25

Oui la peur.

On est aussi des êtres sociaux, pas des solitaires, depuis la préhistoire. Ceux qu’on se choisit et ceux qu’on ne choisit pas dans le groupe. Sans aller jusqu’à l’état grégaire, les humains sont sociaux et organiques, en mode flexibles, ou plastiques. Sans doute que l’organique a trop d’emprise, maintenant : il n’y a plus de possibilité de fuite ou de mise en jachère, ou latence, d’une organisation, dans nos sociétés d’aujourd’hui. Et sans point de fuite, cela se tourne en renforcement conflictuel ou pathologique des relations. En tout cas, l’individualisme, c’est de la blague, éventuellement une période de fondation de société ou de transition, mais ce n’est pas l’état permanent de l’humain.

Ajouter aussi que notre condition première est de celle de l’état dépendant, de sa mère ou de ses parents. L’autonomie acquise ensuite est relative, elle consiste à retrouver d’autres organisations familiales et sociales que celle d’origine, c’est tout. Dès lors qu’on retrouve une autre organisation, on revient au mode dépendant, avec de nouvelles autorités qui décident à notre place et qu’on défend par une sorte de paresse de nos comportements.

Restent les organisations autogestionnaires, sans doute celles qui nous conviendraient et qu’on ne sait pas prendre. Peut-être à cause de cet état dépendant, le point aveugle qu’on ne sait pas débarrasser dans l’évolution de nos existences. Ou bien parce qu’on a éradiqué de la planète ces organisations autogestionnaires pérennes, par le jeu des conflits et des guerres, qui ont dégagé l’idolâtrie de la puissance, .

C’est tout ce qui nous reste, d’ailleurs, la puissance comme seule réponse à la peur.




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