Bonjour Extralucide.
La science n’est pas "devenue une religion". Depuis Claude BERNARD et surtout Karl POPPER, la science ne connaît que des "vérités" partielles et provisoires, constamment remises en question par l’observation et l’expérimentation.
La religion, par contre, impose UNE "Vérité" exclusive, à l’origine de l’intolérance.
Mais d’accord avec vous pour dire que "le big-bang satisfait le dogme religieux" créationniste : la notion de commencement est anthropomorphique et donc suspecte.
L’évolutionnisme, loin d’être une religion, ni même une théorie, est un fait d’observation flagrant, compte tenu des innombrables preuves convergentes de toutes les sciences.
Mais il est vrai que l’on ne fixera jamais avec "précision l’apparition de l’homme", car elle fut très lente jusqu’à l’homo sapiens, capable d’imaginer des dieux protecteurs, puis un seul.
Ce qui n’a "guère changé", c’est, me semble-t-il, la composante irrationnelle et atavique de l’être humain, d’autant plus qu’elle continue à être exploitée par toutes les religions pour maintenir leur mainmise sur les consciences.
Je pense que "l’homme de science" est généralement conscient des limites de la science et de celles de son propre entendement, ce qui ne l’empêche pas de témoigner d’une confiance "raisonnable" dans les futurs progrès des sciences, en constatant qu’ils confortent le plus souvent les découvertes précédentes, tout en les complexifiant.
Même en plusieurs siècles, les moins que centenaires que nous sommes ne comprendront jamais totalement l’infinie complexité du vivant qui évolue depuis 3,8 milliards d’années.