https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Signaler un abus - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Signaler un abus

lloyd henreid (---.---.106.134) 14 juillet 2013 14:43
lloyd henreid

Merci pour ces réponses intéressantes, Éric :) et je reviens brièvement sur micnet :
 
« ---> Il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’attendre d’avoir des morts pour se poser les bonnes questions. Or justement, il me paraît évident qu’une privatisation de la SNCF, même en situation monopolistique, obligerait le nouvel actionnaire à ENCORE PLUS de précautions à mettre en place, d’autant que ce dernier serait regardé ’à la loupe’ à cause de cette nouvelle situation. Par ailleurs, même en situation de monopole, si un drame venait à survenir cela aurait forcément un impact non négligeable sur la fréquentation du transport ferroviaire, du moins sur le court terme (tout le monde n’étant pas obligé de prendre ce type de transport) et du coup, la situation financière s’en ressentirait d’autant plus que ce n’est pas l’état qui viendrait au secours de ce nouvel actionnaire...  »
 
C’est vous cette fois qui faites de l’idéologie ! Il ne me paraît à moi pas évident DU TOUT (pour les raisons que j’ai déjà expliquées) que cela oblige à "encore plus de précautions" — et pour ce qui est de l’impact financier, j’entends bien, mais comme disait Éric :
 
« lorsque la qualité des téléphones portables d’une certaine marque se dégrade, les clients vont effectivement voir ailleurs, libre à cette marque de redorer son image par la suite. Mais si cela concerne un train sur des rails, la perte de qualité se fait directement ressentir par un accident possible, d’où des morts, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’il n’est pas envisageable d’attendre l’advenue de ce genre de choses comme pierre de touche de la qualité ! »
 
Je voudrais aussi remarquer que dans la source unique, partisane, et dépourvue de liens externes d’Enquêtes & Débats, le taux "formidablement faible" d’accidents pour l’année 2007 — et seulement celle-ci, je vous le rappelle — en Grande-Bretagne est attribuée, avec culot, à la mauvaise gestion publique du réseau avant 1993 càd 14 ans plus tôt. C’est pas vraiment le meilleur exemple pour me convaincre que des opérateurs privés tendraient à assumer plus directement leurs fautes que ne le fait actuellement la SNCF !
 
« Je veux dire par la que l’on ne peut pas éternellement excuser le manque totale de qualité des services délivrés par la SNCF en nous faisant miroiter l’enfer libéral anglo-saxon !!! Et si les moyens financiers ne sont pas étrangers à la résolution d’un tel problème, il me semble obscène, de nos jours, de demander ces moyens à l’État qui croule chaque jour davantage ! »
 
Tout à fait ! Mais le fait que la SNCF subisse des difficultés ne doit pas non plus nous forcer à courir dans les bras de cet enfer anglo-saxon que Wesson nous rappelait. Par ailleurs je pense que vous savez comme moi pourquoi l’État "croule chaque jour davantage", bizarrement c’était pas le cas, ou pas aussi gravement, avant que l’Europe ne se charge de libéraliser tout ça (à commencer par les banques et leurs "intérêts" qui ne sont pas les nôtres). C’est pas parce que les représentants de l’État baissent constamment leur froc que c’est normal et que, comme disait Thatcher, "il n’y a pas d’alternative" : l’alternative c’est aussi de dire "stop" quand le privé se met en tête de toucher à ce que l’on considère comme "service public", "bien commun", ou "intérêt général". Marrant comme pendant que l’État ou plutôt "les" états se portent mal, les milliardaires, eux, se portent bien et sont de plus en plus nombreux ! Et ce sont rarement des fonctionnaires qui "profitent du système" avec leurs retraites à 1000€ par mois.
 
« Il faudrait choisir : soit la sécurité de l’emploi à vie, soit le droit de faire grève. Or, on constate que les gens le plus souvent en grève sont précisément ceux qui ne risquent pas de perdre leur emploi !!! Voilà une situation paradoxale que les syndicats ne pointeront jamais du doigt. »
 
J’utilise aussi les transports en commun et sais donc pour l’avoir vécu que c’est très pénible. Cependant ne perdez pas de vue que comme l’explique henocconeh (sans majuscule pour respecter le palindrome :p), la problème tient à ce qu’une hiérarchie en partie corrompue laisse faire les choses. Le cheminot qu’il bosse à bord des trains ou sur les voies ne fait qu’obéir et n’a pas de pouvoir pour les faire changer, pire : c’est lui qui est en première ligne pour prendre en pleine face la colère des usagers en cas de retards d’un quart d’heure... aussi le droit de grève me semble fondamental : c’est ce qui permet à ces employés (qui sacrifient une partie de leur salaire, faut pas l’oublier quand même !) de 1) montrer qu’eux non plus ne trouvent pas ça normal et 2) attirer l’attention du public sur autre chose que le pauvre type qui fait de son mieux sur le quai. La grève est d’abord un moyen de se désolidariser de la hiérarchie quand celle-ci déconne et par ses mauvaises décisions, in fine menace la pérennité de l’entreprise. Les gens déçus s’en prennent au petit personnel, c’est la première étape pour faire bouger les choses. Ensuite le personnel fait remonter à sa hiérarchie et utilise la grève comme moyen de la faire plier et d’évoluer dans le bon sens. Il faut aussi que le public prenne enfin conscience du fait que ces petits employés n’y sont pour rien, et que ce sont les élus qui gèrent la SNCF dans le cadre de débats parlementaires et d’enquêtes sénatoriales que personne ou presque ne regarde. C’est aussi ça, l’appel des grévistes : regardez ce qui se passe au-dessus et cessez de vous en prendre à nous ! C’est pas marrant pour eux de voir que faute d’effectifs, le service se délie et qu’à cause de ça ils risquent de perdre leurs emplois.
 
« Tôt ou tard se fera sentir un vrai débat sur le commun, sur la remise en question de l’individualisme, sur les valeurs communes, leur hiérarchie et sur la place du tout-commercial. À suivre donc... »
 
C’est tout à fait ça... mais dans un système libéral ou plutôt "néo-libéral" où tous les coups sont permis, et où — comme disait Huxley notamment — les gros ont tout loisir de manger les petits, il suffit d’un fruit pourri pour gâter tout le panier. Au fond je n’en veux pas aux gens du privé pour les pratiques de dumping etc. : suffit que l’un d’entre eux fasse baisser ses tarifs de manière déloyale pour que tout ceux capables d’en faire autant y soient aussi contraints, et accessoirement pour que les plus "petits" (= ceux qui n’ont pas les moyens d’investir dans des fabriques en Chine ou au Bangladesh) se retrouvent ruinés sur le carreau. Toute idéologie mise à part, je crois sincèrement qu’un État fort et sain a pour rôle et devoir de veiller à ce que la compétition (= mise en concurrence) se fasse dans le respect d’un minimum de règles pour éviter le marasme dans lequel on se trouve. Dans la mesure où il renonce globalement à jouer ce rôle, je préfère qu’il garde une prise directe sur les services importants en termes d’usage et de sécurité plutôt que de laisser la SNCF (puis les hôpitaux... les routes... les écoles...) aux mains d’opérateurs privés qui lui échapperont et qui, livrés à une concurrence libre et surtout "sauvage", ne manqueront pas tôt ou tard de prendre des risques. Il suffit qu’un opérateur fasse une manœuvre à la Free (que l’État n’a pas recadré malgré les avertissement d’Orange notamment) pour que les autres soient contraints d’aligner leurs prix et donc de faire des sacrifices sur la qualité des lignes (téléphoniques ou ferroviaires), du service client, du confort etc. — suffit d’un fruit pourri et les autres suivront. Et s’ils ne le font pas, le plus audacieux grossira et mangera les petits pour créer un nouveau monopole qui cette fois sera privé donc exit à la fois la concurrence auto-régulatrice et l’État qui ne pourra alors plus rien dire sous peine d’être accusé d’entrave à la liberté d’entreprendre ou de ne pas aimer les riches, etc. — on en revient toujours au même, en toute logique !




Palmarès