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Chitine (---.---.175.228) 7 octobre 2014 13:06
Chitine

@ oliderid,
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"Le libéralisme n’attend pas des être providentiels, je ne sais pas d’ou vous sortez ça.

Le terme "intégrisme" suivant wikipedia a été utilisé pour la première fois en Espagne pour désigner les catholiques hostiles aux idées libérales dans les années 1880. Ce qui tout du moins indique à quel point le libéralisme a été en conflit avec les religions et à quel point votre grand écart fait de vous un vandamme aware de la philosophie.

A nouveau c’est extrêmement triste de constater qu’un français (ou francophone) connait si peu son histoire. Internet regorge de source d’informations.

Arrêtez donc d’être aussi paresseux par rapport au libéralisme avec des grandes théories inventés avec un oeuil sur la télé. Renseignez vous.Ca n’a aucun sens de vouloir lier tout ce que vous n’aimez pas avec un mot."

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Après Toqueville, Hayek, Rand, Friedman et leurs avatars actuels, après le cartésianisme et tous les courant rationalistes qui prônent l’homme "empire dans l’empire", ça va, je n’ai plus besoin de leçons de libéralisme, merci.
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Et d’abord je ne rejette pas en soi le libéralisme. Je ne faisait que réagir à votre complainte sur le pauvre sort que l’on réserverait à ce pauvre courant incompris, alors qu’il est en fait ultradominant.
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Nos sociétés occidentales sont individualistes et libérales, philosophiquement et économiquement, et il n’y a pas à déplorer une éventuelle mauvaise compréhension du concept dès lors que les gens se vivent, de fait, essentiellement comme des individus autonomes dans un monde marchand auquel ils prennent part à la fois comme sujet et marchandise.

"Votre vie vous appartient et le fruit de votre labeur aussi" est un principe complètement intégré par tous.
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Je ne rejette donc pas en soi le libéralisme, qui a eu ses vertus, je pense juste que c’est une pensée incomplète. Et c’est finalement votre problème si vous vous contentez d’un courant qui laisse tout le systémique des phénomènes humains, et tout le collectif des mouvements sociaux dans l’angle-mort de sa pensée pour préférer la conception d’un homme monade, essentiellement rationnel, seul responsable de ses choix et de sa destinée et dont la simple agrégation avec des pairs suffit à faire société.

(et, effectivement, le libéralisme est une machine conceptuelle à fabriquer de l’"être providentiel" puisqu’il est incapable de concevoir le court de l’Histoire autrement que comme la succession d’actes posés par des individus - plutôt que comme le résultat d’un travail collectif - , les grands actes devant alors être les faits de grands hommes et femmes, providentiels donc).
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Quant à l’opposition catholique/libéraux, que vous ramenez probablement en réponse à l’idée d’une Soeur Emmanuelle "libérale", je ne vois pas en quoi elle est censée me donner tort.
Cette opposition est aujourd’hui fictive. Il n’y a plus d’incompatibilité entre catholique et libéral. Un catholique aujourd’hui ne s’oppose au libéral que sur un minimum de points, liés aux moeurs exclusivement (pas de mariage pour tous). Pour le reste, c’est tout bon : la conception exclusivement individualiste de sa propre existence, le marché extensif, l’accumulation sans frein, la sacrosainte propriété, l’état réduit à son fonctionnement régalien... tout cela est très communié.
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Sur le plan exclusivement économique,
vouloir toujours expliquer les foirages du capitalisme de connivence comme le résultat d’une mauvaise application des préceptes libéraux, c’est bien pratique.
Si, en tant que bon libéral, vous refusez de mettre des limites aux capitalistes qui veulent faire connivence - limites imposable par la seule institution à avoir la puissance suffisante pour encadrer les comportement économiques, c’est à dire l’état (si vous en voyez d’autres, dites-moi) - alors vous contribuez par défaut à ce même capitalisme de connivence.
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Parce que si ce n’est pas l’état qui impose des limites, comment réguler autrement les appétits sans frein des acteurs économiques ?
Réponse libérale type (vous m’excuserez la caricature, mais il se fait que j’en ai la possibilité alors j’en abuse librement) : "par le sens des responsabilités". Que les gens aient le sens des bonnes mesures et qu’ils assument les conséquences de leurs actes :
"des financiers se sont plantés ?" qu’ils démissionnent et rendent le magot.
"Ils ne le font pas d’eux-même ?" Ah, mais c’est qu’ils ne sont pas de vrais libéraux...
"En appeler à la puissance de l’état pour leur donner un sens des responsabilité par procuration ?" Mais vous n’y pensez pas... ce ne serait anti-libéral.
"Et donc ?" Rien.
Le libéral, en refusant de voir dans l’état autre chose que des contraintes aux libertés, se rend forcément impuissant à gérer les boulimies capitalistes.
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Prôner le libéralisme et une économie sans contraintes, ne s’en remettre qu’à la rationalité naturelle des hommes et à leur sens inné des responsabilités, puis pleurer ensuite face au constat du dévoiement par ceux-là même qui se sont gorgé sans limite, c’est, comme disait l’autre, "pleurer les conséquences dont on chéri les causes".
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Et avant de continuer à vous attrister de ma maigre culture, vous devriez peut-être chercher à enrichir la vôtre en allant puiser du côté des anthropologues, des théoriciens de la communication (systémiciens...), des philosophies matérialistes...
Vous avez manifestement du mal à concevoir la complexité des choses et préférez le prisme réducteur d’une pensée foireuse dès son premier postulat : "L’homme est un être rationnel..."




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