Exact. Les
peuples ont les gouvernants qu’ils méritent.
On aime
bien accuser les méchantes élites de tous les maux, en évitant au maximum de
faire une autocritique. La
posture victimaires consistant à se trouver des boucs émissaires de tous poils
est plus confortable que de se remettre
en question.
Et ce genre
de discours n’est généralement pas apprécié : lorsque l’on dit que l’on
est les premiers responsables de notre propre servitude, on voit débarquer de
bonnes âmes populaires pour nous expliquer que l’on est à la botte de l’oligarchie.
Pourtant,
en ce qui me concerne, c’est précisément cette attitude autocritique et anti -victimaire
qui est fondamentalement populiste. Le
populiste aime le peuple et c’ est parce qu’ il aime , qu’ il méprise son
attitude servile et qu’ il lui dit la vérité : si les gouvernants , te
prennent pour un con , toi peuple , c’
est parce que tu l’ es. Et elles continueront tant qu’elles le pourront.