à Soi même (du 6 sept à 02 h 00)
Je l’ai déjà fait. Je le refais. Je vous redonne cet extrait de mon
petit livre Désacraliser la violence religieuse qu’il m’a été impossible de
publier, même après le 11 septembre 2001. J’y ajoute le paragraphe qui suivait,
en précisant que mes critiques sévères de l’église catholique n’enlèvent rien à
l’indignation que provoque chez moi la volonté des gouvernants de la fausse
gauche de la détruire - de détruire le
christianisme, la religion la plus pacifiante - afin de la remplacer par l’islam, la religion la plus violente.
""La spiritualité
matérialiste (ou spiritualité et criminalité) :
"" La spiritualité
est première. C’est ce don de naissance
qui différencie l’homme de l’animal. Grâce à la spiritualité il pourra réfléchir,
raisonner, philosopher, prendre conscience de l’importance naturelle de
l’esprit chez l’être humain, ressentir l’impérieux besoin de trouver un sens à
sa vie.
La spiritualité est une
culture. La prise de conscience de cette faculté innée conduit les êtres
humains à la développer, la cultiver, lui rechercher la meilleure, la plus pure
application, ce qui les conduit à la transcendance, à l’idée de Dieu. Chaque
individu pourra ainsi décider l’organisation de sa vie future et, avec
d’autres, celle de la société où il vivra. Il pourra prendre conscience de la
nécessité d’une morale individuelle et d’une morale de groupe. Il pourra, avec
d’autres, décider de proclamer, de systématiser la priorité spirituelle dans le
rassemblement chaleureux de ceux qui la conçoivent de la même manière, au sein
d’une religion. On ne peut voir là que du positif, un processus par lequel
l’anthrope et la société s’épanouissent. La spiritualité cultivée devient alors
la culture de l’idée de Dieu, de la croyance en lui, du rapport, intime ou
collectif, à lui. Parallèlement cependant, et avec une aussi grande valeur, la
spiritualité pourra se cultiver et s’épanouir dans une philosophie rejetant
l’idée de Dieu.
La spiritualité, hélas, est
aussi une déviance. L’anthrope ne se satisfait pas de certitudes et de
fraternité dans la seule connivence. Il veut ses valeurs universellement
partagées, transformées en valeurs de tous au service d’un monde reconnu par
tous comme le monde idéal. C’est pourquoi, bien souvent, l’homme spirituel cherchera
à imposer ses valeurs. La
spiritualité pervertie va prendre alors de multiples formes, jusqu’à ce qu’il
faut bien nommer la spiritualité criminelle : invention d’un devoir de tuer, de
faire la guerre, de torturer... "