@Qiroreur
Bonsoir.
Je ne vois pas non plus la spiritualité comme un refuge, mais comme composante essentielle d’une vie d’homme bien remplie, c’est-à-dire conforme à la nature humaine. Je parlais de refuge eu égard à certaines idéologies mettant tout en œuvre pour produire la solidarité mais disposant au service d’une telle fin des moyens strictement matériels, soit les moins enclins à la susciter.
Et pour répondre à votre question, il me semble que toutes les tentatives "communautaires" ou "socialisantes" qui ont émaillé le XIXe siècle ont, toutes autant qu’elles sont, constitué des réponses plus ou moins heureuses et plus ou moins bancales au défi lancé par le libéralisme et à l’individualisme anthropologique qui le sous-tend. Il s’agissait de renouer le lien ancestral rompu sans en passer par des moyens holistes - en quelque sorte - en réenchâssant les individus dans des communautés d’appartenance (malheureusement socio-économiques la plupart du temps).