En revanche il y avait un lourd charroi de postulats clandestins et inexcusables.
Cela suffisait à faire de l’appréhension du réel une mission impossible.
A la place de leurs quinze postulats clandestins, nous explicitons six postulats en microphysique transactionnelle :
1. Les
absorbeurs existent. Les « aspects corpusculaires »
n’existent pas.
2.
Postulat de Broglie-Dirac : Dès qu’une particule a une masse,
alors les fréquences intrinsèques de Broglie et de
Dirac-Schrödinger jouent chacune leur rôle. La broglienne mc²/h
pour chaque interférence d’un quanton avec lui-même, la
Dirac-Schrödinger 2 mc²/h pour toute interaction
électromagnétique, par exemple la dispersion Compton.
3.
Postulat de Fermat-Fresnel : Pour toute onde individuelle, les
trajets réels arrivent en phase à l’absorbeur, éventuellement à
un nombre entier de périodes près (cela s’appelle alors une
interférence). D’où la géométrie du fuseau de Fermat entre
absorbeur et émetteur. Fuseaux au pluriel en cas d’interférence
sur le trajet. Evidemment toute onde individuelle hérite des
propriétés de la transformation de Fourier.
4. Tout
photon a un absorbeur. Toute onde individuelle a un émetteur
et un absorbeur. Un photon est une transaction réussie
entre trois partenaires : un émetteur, un absorbeur, et l’espace qui
les sépare ou les milieux transparents ou semi-transparents qui les
séparent, qui transfère par des moyens électromagnétiques un
quantum de bouclage h, et une impulsion-énergie dont la
valeur dépend des repères respectifs de l’émetteur et de
l’absorbeur (une valeur pour chacun).
5. On
distingue les macro-temps des macro-systèmes tels que le
laboratoire, des micro-temps dans lesquels s’inscrivent tous les
tâtonnements d’ondes brogliennes qui vont aboutir à des
transactions réussies.
Corollaire : nous cessons de
postuler que les micro-temps soient soumis à la règle d’irréversibilité causale statistiquement prouvée en
macrophysique. Cette irréversibilité statistique est un effet
de foule. Nous cessons de rejeter dédaigneusement les deux
composantes rétrochrones présentes dans toute solution de
l’équation de Dirac pour un électron ou un autre fermion.
6. Non, il
est impossible d’isoler un système quantique, comme on isole ses
équations au tableau noir : il est impossible d’écranter le bruit
de fond de Broglie-Dirac. Il est impossible de prédire quelle
transaction va surgir de ce clapotis ni quand. Les fréquences
impliquées sont inaccessibles à l’échelle humaine, le théorème
de la variété requise d’Ashby est là pour ruiner tous nos
fantasmes d’omniscience, et de plus les innombrables
micro-temps en œuvre sont bidirectionnels : orthochrones comme
rétrochrones.
Plus le principe moral : on
s’interdit de censurer les résultats expérimentaux qui
embarrassent la doctrine au pouvoir.
Il est incorrect et
contraire à la déontologie scientifique de dissimuler aux
étudiants tant de faits expérimentaux qui embarrassent les
copenhaguistes : toutes les absorptions spectrales, toutes les
interférences telles que couches anti-reflets, lames quart d’onde,
couleurs interférentielles, effets Goos-Hänchen en polarisation
plane et Imbert-Fédorov en polarisation circulaire, preuves de la
largeur non négligeable de chaque photon. Vaste liste. Ils vous ont
caché l’effet de transparence Ramsauer-Townsend, strictement
ondulatoire. Si l’électron est toujours ondulatoire, comment
vont-ils conserver leur mystérieux dualisme onde-corpuscule
qui impressionne tant les foules ébaubies ? Ainsi que de nombreux
autres résultats expérimentaux quotidiens mais incompatibles avec
l’idéation corpusculaire des Göttingen-copenhaguistes.
Il y a une nette économie
de postulats, et une grosse économie de concepts.
Les propriétés de la
transformation de Fourier sont simplement héritées, ne sont donc
pas érigées comme quelque nouveau principe.
Les concepts magiques de «
superposition d’états (corpusculaires), intrication
(d’états théoriques corpusculaires), measurement, psychisme et
conscience de l’observateur », on les laisse tomber : Sire,
je n’avais pas besoin de cette hypothèse.