@gaijin
La justice doit nuancer et graduer car son rôle est de peser les actes avec précision. Pour reprendre votre exemple, considérons deux cas :
1. Un adulte croise un enfant de 4 ans dans un parc et lui propose un gâteau ; l’enfant, dans sa naïveté confiante, l’accepte et le mange. C’est incorrect et stupide de la part de l’adulte (en plus, l’enfant est peut-être diabétique, etc.)
2. Un adulte se jette sur un enfant de 4 ans croisé dans un parc et lui bourre un gâteau dans la bouche. L’enfant, qui n’en veut pas, se débat et cherche à le recracher sans y arriver. C’est beaucoup plus grave et ça justifie une plainte pour violence.
On voit à travers cet exemple que la notion de consentement relatif a du sens même chez un très jeune enfant où le consentement n’est bien entendu pas totalement éclairé : car elle permet d’évaluer la gravité de l’atteinte. Bien entendu, l’adulte est fautif dans les deux cas. Cependant, il est beaucoup plus fautif dans le second cas.