@ezechiel
Déjà
le manifeste est loin d’être l’oeuvre de Marx qu’il faut le plus
citer, c’est une oeuvre de combat à l’adresse des ouvriers
correspond à un capitalisme encore très peu développé où même
marx reviendra sur plusieurs mesures qu’il avait indiqué car plus
d’actualité.
"En
outre, on accuse les communistes de vouloir abolir la patrie, la
nationalité.
LES
OUVRIERS N’ONT PAS DE PATRIE. " Cette phrase il
faut la prendre dans le contexte de l’époque qui est vrai, les
ouvriers n’ont pas de patrie à l’époque de l’écriture(ça ne veut
pas dire qu’’ils ne doivent pas en avoir) car c’est la bourgeoisie
qui la possède et leur a enlevé tous les droits, les ouvriers n’ont
aucun droit politique, ils sont exclus des affaires de la nation, la
patrie est possédée par les classes dirigeantes qui en excluent les prolétaires à la participation et la gestion de celle ci. De la même façon que le plébéien romain pendant un moment était dépossédé de la gestion de la cité(notamment car les lois n’étaient pas écrites à une époque)
"Comme
le prolétariat de chaque pays doit, en premier lieu, conquérir le
pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, il
est encore par là national, quoique nullement dans le sens
bourgeois." Comme le rappelle Marx le pouvoir politique
se fait au niveau de la nation, pas au niveau de l’UE, du monde où
je ne sais quoi mais au niveau national, à mille lieux des
déconstructeurs qui pour eux la nation n’est qu’une création
mentale n’ayant aucun lien avec le réel.
Je mettrais des citations de Lafargue(le gendre de marx) et de Jules
Guesde dans socialisme et patriotisme de 1893 : "Non,
l’internationalisme n’est ni l’abaissement, ni le sacrifice de la
patrie. Les patries, lorsqu’elles se sont constituées, ont été une
première et nécessaire étape vers l’unité humaine à laquelle
nous tendons et dont l’internationalisme, engendré par toute la
civilisation moderne, représente une nouvelle étape, aussi
inéluctable."
"On
ne cesse pas d’être patriote en entrant dans la voie internationale
qui s’impose au complet épanouissement de l’humanité, pas plus
qu’on ne cessait à la fin du siècle dernier d’être Provençal,
Bourguignon, Flamand ou Breton, en devenant Français."
"En
criant Vive l’Internationale ! ils crient Vive la
France du travail ! vive la mission historique du prolétariat
français qui ne peut s’affranchir qu’en aidant à l’affranchissement
du prolétariat universel !"
Selon
Bauer les différentes cultures nationales seront vivifiées par le
socialisme avec même augmentation de la diversification. Je rappelle que le marxisme de Marx n’est pas figé à 1848 et son manifeste qui est un texte beaucoup trop ancré dans une époque. La fin de la citation de Marx parle de la fin des antagonistes nationaux que le prolétariat accéléra encore plus avec la fin du capitalisme.