@maQiavel
"Par contre, chaque pays est souverain et a ses propres lois, la France n’a pas à sanctionner des pratiques qui ont lieu à l’extérieur de son territoire, il va falloir cesser avec cet universalisme politique qui n’est rien d’autre dans la pratique que de l’impérialisme."
Il y a deux cas : l’acte est commis en France et c’est très simple : la loi s’y applique. S’il s’agit d’étrangers il peut aussi y avoir des accords d’extradition en fonction des pays. On peut très bien aussi imaginer une expulsion pure et simple des criminels et complices. Le deuxième est le cas fréquent de petites françaises envoyées au bled et qui subissent cet acte et là c’est un peu plus complexe mais pas tant que cela (et ça n’a rien à voir avec l’impérialisme) : Il existe un régime spécifique qui a été institué pour certaines infractions : le viol et l’agression sexuelle sur mineurs, la pédopornographie, les atteintes sexuelles sur mineurs commises avec leur consentement. Pour toutes ces infractions, les conditions de réciprocité d’incrimination (le fait que les faits soient punis dans le pays étranger où l’infraction a été commise) et celles d’un dépôt de plainte de la victime ou de ses ayants droits, (ou dénonciation officielle par l’autorité du pays où les faits ont été commis) ne sont pas requises. Les poursuites ne peuvent être exercées qu’à la requête du Ministère public. Les parents fr qui se rendent complices de tels actes ou les laissent faire par négligence pourraient (devraient même) très bien être poursuivis, être forcés de payer les interventions chirurgicales que ces actes provoquent, payer des dommages et intérêts et jetés en prison comme il se doit dans un pays civilisé. En quoi ceci est inapplicable ?
En réalité, cette histoire de "mesures applicables" n’a aucun sens : Toute mesure est applicable à partir du moment où il y a la volonté de l’appliquer et où on se donne les moyens de les appliquer (modif des codes du droit français, construction de prisons, expulsion des étrangers commettant des délits et crimes - ce qui règlerait pas mal de difficultés - etc.). Les lois évoluent avec la société, et heureusement, car si tel n’était pas le cas, de nombreuses pratiques barbares perdureraient... De plus ton histoire de "mesures applicables" peut nous conduire à considérer qu’il y aurait des pop avec lesquelles les lois ne le seraient pas (c’est déjà un peu le cas...), ce qui nous ferait basculer dans tout autre chose.
Par exemple, dans certains pays d’Europe (et ils sont nombreux) les abattages rituels sont interdits. Alors pourquoi la France ne pourrait-elle pas le faire aussi sachant que c’est déjà dans la loi (obligation d’étourdissement) ? Hormis des considérations purement éco, qu’est-ce qui empêcherait concrètement de simplement appliquer la loi actuelle (sans la dérogation) si ce n’est la possible colère d’une communauté, les risques de violence, etc. ? C’est cela la soumission : le fait de refuser toute évolution face à de nouvelles pratiques au prétexte du risque d’avoir en retour une possible colère d’une minorité. Cette attitude conduit à accepter docilement toutes les dérives actuelles, dérives qui ne feront que s’amplifier dans le temps avec le nombre. Et là effectivement plus rien ne sera applicable et efficace.
Avant de se poser les questions de droit, de constitutionnalité, etc. il faut au moins poser les pbs sur la table. On peut aussi laisser couler mais par contre, une fois que les libertés fondamentales seront clairement menacées (en réalité c’est déjà le cas dans certaines zones), il sera trop tard.