@JL
SI l’on
retient la thèse du multivers et du big bang comme l’explosion d’un trou noir d’un
univers précédant, alors ce qui n’était au premier instant qu’une masse d’énergie
avec une température et une gravité extrêmement élevées s’est relâchée pour
progressivement reconstituer sa matière à des niveaux de plus en plus en
organisés au fur et à mesure des stases néguentropiques.
Alors, ce ne
serait pas des états de matières nouveaux, mais retrouvés tels qu’ils avaient déjà
existé dans l’univers précédant : d’où ce sentiment que tout cela suit une
certaine logique.
Avec sans
doute des innovations : on ne peut pas imaginer que tous les évènements se
reproduisent à l’identique entre l’ancien univers et celui actuel. Le carbone,
qui est la brique fondamentale à la fabrication de la biologie et, par extension,
de la vie, est de chiralité levogyre. C’est-à-dire que les constructions
moléculaires biologiques, à partir de cet atome, se font toujours dans le sens gauche. Alors
que les réactions physico-chimiques peuvent tout aussi bien déclencher un
développement moléculaire dextrogyre, vers la droite. Mais toute la chiralité
des molécules biologiques est levogyre, gauchère : on constate, sans savoir
pourquoi, qu’elle ne peut pas de faire dans l’autre sens (y compris sur des
météorites où l’on trouve des traces d’acides aminées : elles sont
levogyres).
On peut
imaginer que l’univers précédant a déjà été confronté à ce problème, avec sur
les planètes et astéroides favorables une chiralité ambidextre et ne donnant jamais rien quand elle était
dextrogyre. Alors, notre univers, qui aurait gardé une mémoire de celle passée,
susciterait de façon plus automatisée une chiralité levogyre quand l’occasion
se présente.
Et d’accord
avec vous : le ying/yang est un principe dont on n’a pas encore exploré
toute a portée.