Point 1 : Finkielkraut est un philosophe non un littéraire.
Point 2
Le problème de Finki c’est a) qu’il pleurniche sur les risques pour la liberté d’expression alors qu’il est en passe d’arriver à un record d’apparitions télévisuelles et radiophoniques
b) qu’il n’est pas en bonne position pour critiquer la politique spectacle, puisqu’il y participe.
Il “promeut” l’ascèse mais ne la pratique pas.
Il fait donc partie de tous ces gens avides de notoriété, qui sont schizophrènes, dénonçant un monde auquel ils appartiennent.
Point 3
Finkielkaut affirme son “individualité”, sa singularité mais a toujours besoin d’une citation d’hommes illustres pour la démontrer et s’imposer. Partout où il arrive, il a sa besace de citations apprises par coeur ou à l’avance, misant sur le fait que celui d’en face n’a pas lui-même préparé sa besace. Cela donne des choses assez amusantes telles que cet échange :
Fink dit à Brauman :
“Le grand malheur de la gauche, disait Orwell, est qu’elle est antifasciste et qu’elle n’est pas antitotalitaire”. Cela n’a jamais été aussi vrai. Et c’est Israël qui paie les pots cassés. Ce sont les juifs qui paient.
Manque de bol, ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que Brauman lui retourne la politesse :
“Le grand malheur des intellectuels, ou leur grande faiblesse, disait également Orwell, c’est d’être beaucoup plus fascinés par le pouvoir que par la justice.”
Cette manie de vouloir humilier l’adversaire à coup de citations préparées à l’avance, en fait de vouloir “gagner” (la fin justifie les moyens) avec des tours de prestidigitation mammammouchienne et académicienne se retourne contre lui.
Finki est une caricature de l’intellectuel médiatique et courtisan qui se croît maître de l’art de “toujours avoir raison”. Voilà pourquoi il a été couronné Roi par Sarko.
Finki, par ailleurs, aura toujours l’air plus intelligent (comme tous les habitués de la télé) face à ceux qui ne sont pas payés pour faire des discours.
Un intellectuel cesse d’être respectable lorsqu’il devient un Guignol médiatique.
Les idées importent peu : il y a saturation. Entartez-le.