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Enquête sur l’écriture des Évangiles - Le Zoom - Matthieu Lavagna

Matthieu Lavagna est auteur et conférencier, spécialiste de l'apologétique catholique. Dans "Les Evangiles disent-ils vrai ?", il examine les écrits fondateurs du christianisme avec les méthodes de l'enquête historique. Le texte que nous connaissons aujourd'hui est-il conforme aux manuscrits du Ier siècle ? Les auteurs sont-ils fiables ? Comment expliquer les différences factuelles d'un Evangile à l'autre ?

Tags : Livres - Littérature Histoire Religions Prospective et futur Christianisme




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15 réactions à cet article    


  • vote
    Étirév 28 juin 10:38

    C’est au concile de Nicée que les quatre Évangiles dit canoniques furent adoptés. Tous ceux qui avaient écrit des Évangiles s’étaient mis sur les rangs pour obtenir le prix de ce singulier concours qui allait déclarer parole divine la prose d’un auteur quelconque.
    On en présenta 54. Au milieu du désordre qui régnait à ce concile, personne ne prit la peine de les examiner sérieusement, et les quatre Évangiles devenus canoniques furent choisis presque au hasard.
    Irénée déclarait qu’on ne voulait que quatre Évangiles parce qu’il y avait quatre Védas, donc quatre Vérités.
    Chaque Église avait son Évangile, c’est-à-dire un récit plus ou moins décousu de la légende de Jésus. Une cinquantaine de ces Évangiles sont connus par fragments. C’est parmi eux qu’on en prit quatre.
    Du reste, on racontait que, au Concile, on avait placé sur l’autel tous les Évangiles, les vrais et les faux, puis on avait invoqué le Saint-Esprit qui avait fait tomber à terre les apocryphes, les canoniques étant restés à leur place.
    Une autre version prétend que, tous les textes des Évangiles connus ayant été placés sur l’autel, et le Saint-Esprit étant dûment invoqué, le feu du ciel consuma ceux qui devaient être considérés comme apocryphes, ne laissant subsister que les quatre qui ont été adoptés comme écrits sous l’inspiration divine.
    Ainsi furent écartés, avec beaucoup d’autres, l’Évangile de la Vierge et celui de la Sainte Enfance dont il est resté des fragments dans les écrits des Pères. Voltaire cite certains de ces fragments dans son Dictionnaire Philosophique.
    Les apocryphes sont les plus intéressants à connaître, d’abord parce qu’ils inspiraient de la crainte à l’Église ; ils contenaient donc des choses que l’on voulait écarter et qui nous renseignent sur l’état réel des croyances à cette époque.
    Les livres adoptés, c’est-à-dire reconnus parole de Dieu par l’autorité de l’Église, furent appelés deutéro-canoniques, parce qu’ils n’étaient point dans le canon des Juifs.
    Ces livres devaient avoir bien peu de crédit alors, car saint Augustin disait « qu’il ne croirait pas à l’Évangile si l’autorité de l’Église ne l’y forçait ».
    Ce sont les 70 évêques réunis au concile de Rome de 494 qui fixèrent le canon des livres saints et déclarèrent authentiques (après tous ces remaniements) les quatre Évangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean, des livres dits inspirés, c’est-à-dire éjaculés par le Saint-Esprit. Étrange audace de ces hommes qui se croient infaillibles et qui, en même temps, proclament par la voix de l’Écriture que tout homme est menteur : « Omnis homo mendax. »
    Et on lit dans les Paralipomènes, livre non moins saint : « Il n’est pas un seul homme qui ne soit sujet à pécher. »
    C’est ainsi que les hommes substituèrent à l’ancienne doctrine cette littérature aride et désolante qui devait fausser les esprits et abaisser les cœurs.
    NB : C’est l’an 325, lors du Concile de Nicée, que la secte catholique, qui avait complètement dénaturé le Christianisme depuis Paul, s’installa en maîtresse à Rome.
    Par sa constitution de l’an 312, Constantin avait introduit dans les lois l’esprit « jésuique » ; par le concile œcuménique qui fut réuni sous ses auspices le 19 juin 325 à Nicée, il donna à l’Église son organisation et l’associa au pouvoir politique. Ces événements firent du IVème siècle une époque de la plus haute importance pour l’avenir de la société.
    Soulignons au passage que la croix n’est devenue le signe du Christianisme qu’au VIIème siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople qui eut lieu de 680 à 684. Jusque-là, la religion nouvelle, c’est-à-dire le second Christianisme (le faux), celui qui triompha sous Constantin au Concile de Nicée (en 325), et qui s’édifia sur les ruines du premier (le vrai), avait pour insigne trois phallus enlacés (représentant la Trinité catholique). Le culte du « Saint Graal », « Vase sacré » des Mystères, et le « Secret de Bismillah », semblent une réaction contre ces trois phallus.
    Origines et Histoire du Christianisme


    • 1 vote
      Gollum Gollum 28 juin 10:43

      @Étirév

      Irénée déclarait qu’on ne voulait que quatre Évangiles parce qu’il y avait quatre Védas


       smiley Je doute fort qu’Irénée ait parlé des Védas ! smiley


      Sacrée smiley  Z’osez tout c’est à ça qu’on vous reconnait..


    • 1 vote
      yoananda2 28 juin 14:33

      @Gollum

      Sacrée  Z’osez tout c’est à ça qu’on vous reconnait..

      ouai, elle balance des énormités avec son ton docte, et sa morale misandre... et se garde bien de se confronter à la contradiction.

      pour moi ses posts sont du SPAM et rien d’autre, ça devrait dégager.


    • 1 vote
      Gollum Gollum 28 juin 15:18

      @yoananda2

      Quelque part elle est exactement comme ezechiel. Mêmes prétentions, mêmes tendances à la manipulation, mêmes mensonges éhontés... Y a juste le contenu qui diffère mais le fond psychologique est le même.


    • 1 vote
      yoananda2 28 juin 16:06

      @Gollum

      Quelque part elle est exactement comme ezechiel.

      il y a le même fond moraliste ça c’est sûr. On sent la donzelle oisive qui juge el monde depuis sa tour d’ivoire.

      pour produire de tels pavés indigeste à répétition qui, s’ils sont totalement dénués de sagesse, n’en sont pas moins relativement érudits (dans le domaine de l’occultisme auquelle elle ne pige pas grand chose car elle se contente de pontifier)

      mais après, vu qu’elle ne débat pas, je ne sais pas. Oui le côté psychoridige m’a l’air assez semblable, le côté hermétique à la remise en question... qui démontre une fragilité

      le côté sans amour, sans chaleur humaine, le côté bien propret, ça ressemble beaucoup aussi.

      ouai en fait, y a pas mal de ressemblances.


    • 1 vote
      micnet micnet 28 juin 20:46

      @yoananda2

      « le côté sans amour, sans chaleur humaine, le côté bien propret, ça ressemble beaucoup aussi« 

      Ah bon, tu attaches de l’importance à ça maintenant ? Je pensais que toute forme de démonstration de chaleur humaine équivalait pour toi à du « sentimentalisme de femelle » smiley


    • vote
      yoananda2 28 juin 20:53

      @micnet
      toujours aussi largué smiley
      sinon ca va ? t’as passé un bon we ? la canicule tu gère ?


    • vote
      micnet micnet 28 juin 21:22

      @yoananda2

       smiley J’adore t’énerver, c’est plus fort que moi ! Au-moins, moi tu je pourras pas me reprocher de ne pas faire preuve de chaleur humaine ou d’intérêt envers toi smiley


    • vote
      yoananda2 28 juin 21:50

      @micnet

      moi tu je pourras pas me reprocher de ne pas faire preuve de chaleur humaine ou d’intérêt envers toi 

      en effet. lol


    • 1 vote
      Eric_F 28 juin 17:36

      Sur les 4 évangiles sélectionnés, 3 sont des quasi clones. Et de très nombreux apocryphes sont très proches, avec des ajouts anecdotiques. 

      L’IA étant en vogue, on devrait lui soumettre l’ensemble des variantes, et lui demander une synthèse "Verbum dei ex machina"...


      • vote
        yoananda2 28 juin 17:46

        @Eric_F

        Sur les 4 évangiles sélectionnés, 3 sont des quasi clones

        avec des nombreuses contradictions dont les spécialistes sont parfaitement au courant, sans parler du fait, qu’il y a des couches narratives assez divergentes en plus.

        Et de très nombreux apocryphes sont très proches, avec des ajouts anecdotiques. 

        ouai enfin pas que... y a aussi des ajouts non anecdotiques et des trucs carrément divergents. c’est "proche" dans le sens ou c’est la même bouse de départ, une compil de vieux textes qui ont très mal vieilli. Tu peux d’ailleurs rajouter l’islam et le coran dans les textes chrétiens puisqu’on sait depuis peu que c’est une branche du christianisme avec les dernières études historiographiques sur les origines de l’islam.


      • vote
        Eric_F 28 juin 18:03

        @yoananda2
        Y a-t-il vraiment des divergences fondamentales ?
        Pour ce qui est des incohérences, assurément car c’est intrinsèque à la doctrine elle-même.

        A propos de l’Islam -en passe de surclasser le christianisme en nombre et en influence-, c’est effectivement une pousse du courant du judéo-christianisme primitif non-paulinien (nazaréens)


      • vote
        yoananda2 28 juin 19:13

        @Eric_F

        Y a-t-il vraiment des divergences fondamentales ?

        je ne sais pas ce qu’on peut qualifier de "fondamental", mais il y a des divergences importantes oui : dans Marc, il n’y a pas d’apparitions. Matthieu rajoute le côté messie qui accomplit les prophéties. Luc quand à lui s’adresse aux gogoys donc il adapte et universalise et Jean divinise pour mettre Jésus au dessus des païens.
        On voit bien comment sur une base les textes s’adaptent au public : Marc c’est la douleur de l’expulsion, Matthieu s’adresse aux juifs pour les convertir, puis Luc aux goys, puis Jean fait du Jésus pisse plus loin que les Dieus païens

        (ne me demande pas les détails, j’ai appris ça récemment et je serais incapable de détailler, mais demandes aux IA elles confirmeront.


      • 1 vote
        Gollum Gollum 28 juin 19:48

        @yoananda2

        En gros plus le texte est récent et plus il brode, plus il est vieux et plus il est concis..

        Marc est le plus vieux et le plus concis.. Jean le plus récent et on y trouve un Jésus verbe co-créateur avec son Père et capable de ressusciter un mort, Lazare, événement absent des autres textes..

        Bref c’est cousu de fil blanc..


      • vote
        yoananda2 28 juin 20:56

        @Gollum
        ouai, Marc le secrétaire, Matthieu qui vend son messie, Luc qui fait la promo aux goys, et Jean dans la compet divine.
        c’est ce qui ressort quand on analyse les différences entre les textes, sans parler des contradictions.
        c’est moins glamour vu comme ça mais ça a fonctionné pour marketer la secte du gourou de galilé.



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