De l’assimilation à la cohabitation : Délitement de la société et fractionnement territorial
Derrière un discours public qui prône l'intégration et a déjà renoncé à l'assimilation, l'inclusion et de facto la cohabitation sont déjà une réalité dans nos territoires. L'individu dispose de la plénitude de ses droits mais à très peu de devoirs vis à vis de la société. En France notamment, l'inclusion encourage le renoncement à une culture millénaire, celle des autochtones et favorise le tribalisme. Une culture millénaire se dissout, se désagrège tandis que le tribalisme revendique et exige. La logique de cultures tribales prend le dessus sur la logique de cohésion sociale de la culture intégrée.
Exigence de la société envers l'individu dans un pays avec des frontière clairement définies :
1-Cohabitation Vivre sur le même territoire
2-Inclusion Accès aux droits et à la participation — le groupe s'adapte
3-Intégration Adhésion aux normes communes + maintien partiel de l'identité
4-Assimilation Fusion totale, abandon de l'identité d'origine
Derrière un discours public qui prône l'intégration et a déjà renoncé à l'assimilation, l'inclusion et de facto la cohabitation sont déjà une réalité dans nos territoires.
Avec l'intégration, l'individu s'adapte à la norme (la société aussi, mais dans une moindre mesure). Il y a adhésion de l'individu aux valeurs et principes partagés.
Avec l'inclusion, C'est le groupe qui s'adapte à l'individu. L'individu à accès à tous les droits individuels et collectifs et peut participer à la vie publique sans exigence de se conformer à un socle culturel. L'individu dispose de la plénitude de ses droits mais à très peu de devoirs vis à vis de la société. La logique est « Rejoignez notre cadre , nous nous ouvrons à vous tels que vous êtes ». On le voit, l'inclusion encourage le renoncement à une culture millénaire, celle des autochtones et favorise le tribalisme.
David Lisnard, Macron compatible, fait le constat admis de tous sans parler des effets, des intentions ni apporter les solutions :
Le cas le plus révélateur est celui du passage de intégration → inclusion sous Hollande. Le rapport Tuot (2013) et la feuille de route « France inclusive » ont été dénoncés comme un glissement sémantique :
« La société inclusive qu'on nous propose est en réalité une société multiculturelle où la nation cesse d'être une entité englobante et où ce qui doit prévaloir, c'est le respect de l'autre à qui l'on ne demande qu'une chose : être ce qu'il est. »
C'est exactement la cohabitation déguisée en politique publique : on ne demande plus d'adhésion à une culture commune, seulement un semblant de « vivre ensemble ».
Gérard Collomb (ministre de l'Intérieur, CNews, octobre 2018) :
« Aujourd'hui, on vit côte à côte. Moi, je crains que demain, on vive face à face. » Il était explicite : le constat est que la réalité est la cohabitation (« côte à côte »), et le risque est la confrontation contrairement à l'assimilation ou l'intégration.
Le passage d'intégration à inclusion n'est pas un simple changement de mot. Comme l'écrit le Figaro (2022) en citant Macron :
« L'inclusion ne retire rien à personne ; elle donne des droits, fait une place aux minorités en tant que minorités. »
Michel Barnier (discours de politique générale, octobre 2024) :
« Nous n'atteignons plus de manière satisfaisante nos objectifs d'intégration. »
Édouard Philippe, dans un entretien au Point publié le mardi 27 octobre 2026, dans le contexte des violences et pillages du week-end du 17 octobre 2026, il déclarait :
« Selon le mot de Péguy, il faut "voir ce qu'on voit". L'échec de l'intégration dans notre pays depuis plusieurs décennies est incontestable. »
Le point de vue de celui qui peut se permettre de donner son point de vue sans susciter la réprobation :
Tags : France Politique Culture Angleterre Belgique Suisse Sociologie
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