Breveter le vivant.
L’appropriation des richesses de
la biodiversité en des pays non encore pollués par la recherche du profit comme
unique motivation et unique valeur, est une nouvelle forme de colonisation.
Les conquistadors amenaient de
l’or à la couronne, puis les colons allaient faire fortune en exploitant la
richesse du sous-sol partout de parle monde. Du coup ils permettaient à des
Etats de s’approprier des territoires transformés en colonies.
La piraterie n’est pas
nouvelle ; les aventuriers ne se sont jamais préoccupés des autochtones
des régions qu’ils pillaient et les soumettaient plutôt.
Le principe de la piraterie est
que le pirate a des moyens et que le piraté n’a que les yeux pour pleurer. Les
multinationales ne seraient pas ce qu’elles sont sans la consommation des pays
riches dont nous sommes.
La multinationale pirate dépend
de ce que nous consommons mais aussi des besoins artificiels créés par la
publicité. Production, profit, consommation, sont les trois mamelles du
piratage de la biodiversité en des pays encore vierges de ces prédations.
Les rapaces du profit sans
humanité, sans état d’âme, arrivent chez des peuplades où la biodiversité est
respectée et où l’on ne consomme que ce dont on a strictement besoin.
La cupidité des Américains US est
exemplaire en matière de piratage, bien organisée en des organismes de dépôts
de brevets pilotés par des multinationales.
Des hommes qui vivent près de la
nature depuis des milliers d’années ne savent pas que leur terre nourricière
est achetée par ces prédateurs. Une terre sur laquelle ils n’ont pas un
sentiment de propriété d’ailleurs.
Les pays émergeants se défendent
de l’emprise de cette colonisation technologique américaine mais que
peuvent-ils faire ? Comme pour le pétrole, en cas de résistance, on leur
portera la guerre, on inventera un mensonge à l’exemple de l’invasion de l’Irak.
Les Etats Unis ont une stratégie
du pognon agressive ; ils sont les barbares des temps modernes mais pour
combien de temps encore ?
On se demande si les
ressortissants américains se posent des questions fondamentales sur l’origine
de leur richesse matérielle. A défaut ; l’Américain moyen pourrait se
poser des questions sur sa pauvreté spirituelle. 53 % de créationnistes
contents de leur sort.
Brésil, Mexique et Inde réagissent
à la piraterie et ce n’est pas fini. Du côté des States, il va bientôt falloir
penser à la décolonisation, a une inversion des rôles.
Les pays émergeants vont-ils
copier le modèle américains¸dans quelques années ? On peut penser à cette
éventualité car il est avéré que les pays riches exploitent les pays pauvres et
ça n’a jamais été l’inverse.
Breveter le vivant : il faut
être un homme dénaturé, décadent, pour en arriver là. Un cafard en quelque
sorte dans le capharnaüm.
Allez les verts et les autres !
Défendons ce qu’il reste d’humanité vraie, près de la nature. Que l’harmonie de
l’évolution regagne du terrain sur le chaos, version technologie exploitée
ignominieusement.
Si la défense de la vie contre la
cupidité, la vénalité, ne devient pas une vertu universelle, on est bel et bien
foutus, bon pour mille ans d’esclavage. Le processus est en route. Qui
inversera sa course ? Sera-t-elle inversée ? Conscience ou
laxisme ?
L’homme doit inscrire en lui un
instinct de conservation planétaire, ça vient de sortir mais ce n’en est pas
moins indispensable à la survie de notre propre espèce.