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J’ai étudié les LLM pendant 6 mois (et j’ai enfin compris comment ChatGPT fonctionne)

Vous avez essayé de comprendre comment fonctionnent les LLM. Soit on vous dit "ça prédit le mot suivant, comme le clavier de votre téléphone" et vous ressortez frustré. Soit on vous balance des équations et du jargon de chercheur, et vous abandonnez.

Dans cette vidéo, je vous emmène dans le parcours complet d'un token, de l'entrée à la sortie, étape par étape. Pas de vulgarisation creuse, pas d'équations sans explication. L'objectif : que vous ayez une compréhension presque physique, corporelle, de ce qui se passe à chaque étape dans un LLM.

6 mois de maths, de papers et de calcul vectoriel condensés en une vidéo.

Ce que vous allez apprendre :

  • Le parcours complet d'un token : tokenisation, embedding, positional encoding, attention, feed-forward, prédiction
  • Ce que sont les 7 000 paramètres qui décrivent chaque token (et pourquoi ça suffit à capturer le sens d'un mot)
  • Comment fonctionne l'attention : query, key, value et pourquoi certains mots "regardent" d'autres mots dans la phrase
  • Ce que fait le multi-head attention : 128 têtes qui cherchent chacune un type de relation différent
  • Le rôle du feed-forward network : les questions que chaque neurone pose au token pour enrichir sa représentation
  • Comment les 61 couches successives ajoutent de la compréhension, du lexique basique jusqu'à l'intention de réponse
  • Pourquoi tout ça produit de l'intelligence (et pourquoi même ceux qui comprennent trouvent ça magique)

Ressources mentionnées :
  Paper "Attention Is All You Need" (2017, Google) : https://arxiv.org/abs/1706.03762

— -
A propos :

Je m'appelle Eliott Meunier, je travaille sur la gestion des connaissances personnelles depuis 2020.

J'ai créé Atomic Thinking, la méthode de référence en France sur le second cerveau (+15 000 personnes, auteur d'un best-seller Eyrolles).

Aujourd'hui, j'aide les indépendants à construire leur Second Cerveau IA : le système qui vous connaît, s'enrichit avec le temps, et rend l'IA réellement utile.

---
TIME CODES :
00:00 Introduction : pourquoi cette vidéo existe
02:34 Le papier "Attention Is All You Need" (2017)
05:37 Vue d'ensemble : les étapes d'un LLM
07:01 Le principe de base : prédire le mot suivant
08:43 Étape 1 : la tokenisation
10:42 Étape 2 : l'embedding (7 000 paramètres par token)
13:27 Visualiser les tokens dans l'espace 3D
15:57 Étape 3 : le positional encoding
18:44 Les blocs Transformer : attention + feed-forward (x61)
20:30 Étape 4 : la masked multi-head attention (query, key, value)
27:00 Exemple concret : "Elon Musk a fondé SpaceX en 2002"
30:00 Étape 5 : les residual connections et la normalisation
32:00 Étape 6 : le feed-forward network
37:00 Exemple géométrique : le mot "chat" qui bouge dans l'espace
40:00 Étape 7 : la tête de prédiction (linear + softmax)
42:00 La boucle complète : et on recommence pour chaque token
44:00 Conclusion et prochaines vidéos (back propagation)

Tags : Informatique Prospective et futur Science et techno Intelligence artificielle




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34 réactions à cet article    


  • vote
    perlseb 20 juin 19:21

    Il a compris comment on fait des calculs dans la boite noire. Il annonce une autre vidéo pour expliquer comment on fait pousser la boite noire.

    Mais ce qui serait intéressant, c’est de savoir exactement ce que contient la boite noire et ça c’est très difficile. Par "contient", il ne suffit pas de lister les milliards de paramètres, on les connaît évidemment tous. Non, par contient, il faut comprendre quelles sont les significations de chacun des paramètres pris individuellement ainsi que des relations créées entre eux. Et là, c’est impossible. C’est pour ça que c’est une boite noire.

    Anthropic fait des vidéos qui montrent qu’ils essayent de comprendre de toutes petites parties du réseau neuronal et ils vérifient qu’en faisant des modifications de quelques "neurones" (après apprentissage), les résultats sont faussés comme attendu. Mais il faudrait plusieurs vies humaines pour faire l’inventaire exhaustif du réseau neuronal complet.

    Le résultat le plus notable est quand même que ces boites noires contiennent une représentation du monde (représentation fournie par les données d’entraînement) : on ne peut pas répondre de manière juste à beaucoup de questions dans plein de domaines sans se raccrocher à un savoir (aussi imparfait qu’ils soit).

    Donc on ne peut pas savoir ce que contient une telle boite noire et c’est là le problème. Vous ne pourrez pas faire tous les prompts possibles pour petit à petit faire une liste de ce que le réseau sait, et tout ce qu’il ne sait pas. Ce serait beaucoup trop long et beaucoup trop coûteux. Vous pouvez constater que le réseau répond mal pour une question donnée avec un prompt, c’est tout. Pas qu’il ne connaît pas la réponse car une autre formulation pourrait marcher.

    La conclusion : ce sont bien des boites noires, mais on sait les faire fonctionner ... sinon elles n’auraient aucun intérêt, évidemment.

    La conclusion de la conclusion : on sait les faire tourner, mais on ne sait pas vraiment de quoi elles sont capables. Et dans le principe, c’est plutôt dangereux de donner plus d’autonomie à une boite noire.


    • vote
      yoananda2 20 juin 19:37

      @perlseb

      La conclusion de la conclusion : on sait les faire tourner, mais on ne sait pas vraiment de quoi elles sont capables. Et dans le principe, c’est plutôt dangereux de donner plus d’autonomie à une boite noire.

      oui et non. On interagit en permanence avec des "boites noires", encore plus noires que les IA, les animaux, notamment domestiques. bon ben on en fait pas un drame, c’est la vie. Les IA seront juste un nouvel acteur et on s’adaptera comme au reste.

      L’autonomie des IA est très relatives pour le moment. Elles peuvent simplement gérer des tâches de plus en plus complexes en autonomie, certes, mais c’est l’autonomie qu’on leur donne (elles n’ont accès qu’aux outils qu’on leur donne) et pour les tâches qu’on leurs demandent.

      Pour le moment ,y a pas de quoi s’inquiéter, si ce n’est des humains qui les pilotent, mais ce n’est pas différent d’un musulman qui fonce sur une foule du marché de noël dans sa camionette. Ce n’est pas la camionette qui pose problème, ce n’est pas le couteau qui est "déséquilibré".


    • vote
      perlseb 20 juin 20:00

      @yoananda2
      Pour le moment... Mais personne n’appréhende correctement l’exponentielle.

      Et puis il y a déjà des contre-exemples. Des IA ont cherché à s’échapper (attaques réseaux) alors qu’on ne leur avait pas demandé de le faire. D’autres on fait du minage de bitcoin (ou un truc du genre) dans leur "temps libre". Disons que ça commence à déconner gentiment, ça reste rigolo.


    • vote
      yoananda2 20 juin 20:09

      @perlseb

      alors qu’on ne leur avait pas demandé de le faire.

      je connais, mais ces exemples sont montés en épingle. Soit c’est simplement la fenêtre de contexte qui sature, soit elles faisaient autre chose et ont décidé de faire "ça" comme sous tâche, etc...

      oui, l’exponentielle on sait pas : et justement, on ne sait pas ce que ça donnera, mais ça ne veut pas dire qu’il faut faire autre chose que prolonger les tendances actuelles.

      et la tendance n’est pas qu’elles sont des trucs par elle même, sauf si on leur demande, donc c’est pas par elle même ... lol


    • vote
      perlseb 20 juin 20:33

      @yoananda2
      J’aurais tendance a être plus prudent, mais ce n’est effectivement pas en étant prudent qu’on gagne du pognon. Donc laissons faire le nouveau billionaire et ses acolytes, ça devrait bien se passer.


    • vote
      yoananda2 20 juin 20:37

      @perlseb

      Donc laissons faire le nouveau billionaire et ses acolytes, ça devrait bien se passer.

      le problème n’est pas les milliardaires à mon avis, mais les états, surtout démocratiques, qui vont utiliser les IA pour créer une prison digitale, dans le prolongement de ce qui se fait déjà actuellement. Les milliardaires répondent juste à la demande.


    • vote
      perlseb 20 juin 21:02

      @yoananda2
      À moins que ce ne soit les états qui ne répondent qu’à la demande des milliardaires (mais n’y a-t-il pas fusion du capital et de l’état, dans un système fasciste ?). Mais oui, ça revient au même. La décision ne sera pas démocratique, c’est la seule certitude.


    • 1 vote
      yoananda2 20 juin 21:15

      @perlseb

      mais n’y a-t-il pas fusion du capital et de l’état, dans un système fasciste ?

      oui et dans les systèmes communistes aussi.

      La boomerocratie ne nous aidera pas pour les IA.

      La démocratie c’est juste un nonos à ronger.


    • vote
      perlseb 20 juin 19:30

      représentation fournie par les données d’entraînement

      représentation déduite des données d’entraînement. On ne crée pas la boite noire et sa représentation du monde, on la fait pousser petit à petit, et sa représentation du monde se peaufine (si les données le permettent).


      • vote
        perlseb 20 juin 19:31

        @perlseb
        Désolé, je voulais rectifier mon premier message.


      • 2 votes
        Jean Ducoin 22 juin 10:18

        @perlseb @yoananda

        Mais vous ne parlez pas précisément, que, de l’article il me semble. Vous généralisez vite en basculant sur AI et d’AI possiblement autonome, alors qu’en décrivant des mécanismes LLM, on se retrouve avec un robot qui fait gagner du temps sur tout ce qu’on aurait à trier avec le sens d’une phrase faite avec tous les mots d’un dictionnaire, y compris si ils étaient choisis de manière aléatoire.  

        Là le modèle examiné est Deepseek, qui a dû débuter avec des idéogrammes chinois, et plus proches de l’idée de Tokens dès ce départ, mais peu importe.

        Dans "l’univers" des possibilités de sens d’une phrase, ces LLM trouvent des chemins, des raccourcis très précis, ou le plus précis possibles, pour cerner le sens du propos, et ils doivent effectuer cette tâche le plus rapidement possible, pour devenir utilisables. 

        Je ne sais d’ailleurs pas si c’est aussi de cette façon que fonctionne un réseau neuronal biologique ? 

        Pour donner des réponses, est-ce qu’ils utilisent exactement un chemin inverse ? Je ne me suis pas encore penché sur le problème, mais pour le moment, quand on dit "intelligence", heureusement qu’on rajoute artificielle derrière. C’est l’énorme quantité de data de la banque, et le procédé effectué à vitesse de la lumière qui fait ce tri, et livre un résultat exploitable à la sortie, qui sont spectaculaires, surtout pour nous qui pensons à lenteur d’humains, c’est à dire à peu près une idée à la fois.

        Mais ça reste des synthèses AI, et pour le moment je n’ai pas encore vu de performances avec de l’imagination construite. Il faudra peut-être d’autres mécanismes d’ailleurs si c’était aussi un objectif.


        • vote
          perlseb 22 juin 16:35

          @Jean Ducoin
          Je ne sais d’ailleurs pas si c’est aussi de cette façon que fonctionne un réseau neuronal biologique ? 
          Il y a des similitudes (on s’en est inspiré) et des très grosses différences. Je pense que ceux qui travaillent dans le domaine sont plutôt convaincus (tout en se permettant de douter et en étant parfaitement conscient de cette possibilité) qu’il n’y aura pas besoin d’une nouvelle invention majeure pour dépasser le cerveau humain. Et si c’est le cas, ils valident un peu notre compréhension du cerveau humain : l’intelligence serait, dans ce cas, juste un phénomène émergent d’interactions d’un grand nombres d’entités (neurones) bêtes comme un chou prises individuellement (pas d’âme, ni d’esprit immatériel dans cette hypothèse).

          Oui, le cerveau humain paraît beaucoup plus lent, mais il se passe quand même beaucoup de choses en une fraction de seconde lorsqu’on réfléchit : donc une "pensée" n’est pas juste un neurone qui s’active, c’est un feu d’artifice, un peu comme les machines. Mais même s’il se passe beaucoup de choses, la machine est objectivement beaucoup plus rapide pour analyser beaucoup plus d’hypothèses, avoir beaucoup plus de "pensées".

          Pour l’imagination c’est intéressant. Geoffrey Hinton explique que la machine doit utiliser moins de neurones (et de connexions) que l’homme (sans parler du fait que les neurones artificiels sont bien plus simples) pour finalement être capable de mémoriser plus : donc elle est plus efficace en stockage. Ce qui lui fait dire qu’elle fait de nombreux liens (meilleure "synthèse") pour condenser l’information que nous ne faisons pas, même si on a beaucoup plus de synapses (liens entre neurones biologiques). Et ces liens supplémentaires avec moins de liens justement permettent d’avoir des idées novatrices : associer des domaines ou des connaissances à priori éloignés sont parfois la clé de découvertes. Notre information dans notre cerveau semblerait donc plus cloisonnée. C’est une hypothèse un peu gratuite mais comment expliquer l’étendue des connaissances de machines possédant moins de neurones et de synapses que nous ?

          Je crois que la plupart des gens veulent se rassurer absolument en se disant que la machine ne pourra jamais égaler l’homme dans le domaine sacré qu’est l’intelligence. Et c’est une attitude purement religieuse. Je ne dis pas qu’elle l’égalera, mais elle commence, sans aucune ambiguïté, à le dépasser dans certains domaines, si on compare strictement les résultats (ne parlons pas de la manière quand on en sait si peu sur notre cerveau). Donc permettons de douter de notre propre intelligence et de réfléchir aux différents scénarios possibles sans rien rejeter par à priori. Sinon, on risque de ne pas être préparé comme il le faut (une fausse alerte de précaution est préférable à l’extinction humaine, à mon avis).


        • 2 votes
          pemile pemile 22 juin 17:53

          @perlseb " mais comment expliquer l’étendue des connaissances de machines possédant moins de neurones et de synapses que nous ? "

          Grosse confusion entre "connaissance" et "raisonnement" !

          " mais elle commence, sans aucune ambiguïté, à le dépasser dans certains domaines, si on compare strictement les résultats "

          La calculette depuis 1972 ?


        • 1 vote
          Jean Ducoin 22 juin 18:19

          @perlseb
          J’ai commencé, comme beaucoup, à me servir de l’IA standard (AI) comme outil, avant de me reporter à cet article et vidéo introductive aux LLM, et je ne connaissais pas les techniques employées.
          Je trouve, dans la réponse que vous faites, que vous mélangez un peu les échelles de grandeur, les circuits fermés ou ouverts, les réponses extraites de data (RAG, je crois), et un mécanisme d’addition propre à la réflexion personnalisée. Vous faites de généralités.

          Ma remarque à propos d’imagination des IA est empirique. C’est affligeant par exemple d’écouter des blagues ’inventées" par une IA.

          Or, sur ces échelles de grandeur, vous ne pouvez pas comparer un centre de calcul utilisé par Claude, ChatGPT, ou Grok, avec le travail fourni par une seule boite crânienne, ne serait-ce que sur le hardware. Le type et le nombre de connexions ne sont pas comparables, et chez le bio, c’est évolutif pour un volume peu variant. On ne compare pas les choux avec les chats sauvages. Ou les choux sauvages avec les chats qui dorment, je ne sais dans quel sens apporter l’analogie tirée par les cheveux.

          Pour l’IA image ou identification d’images, les entrées Tokens sont différentes que pour les lettres et mots (tous alphabets confondus) en nombre fini, mais le principe doit être le même. Plus dur à définir au départ, donc ça patine plus. 

          Maintenant, si votre requête à l’IA est : dessinez les plans d’un moteur à antimatière à quantité de mouvement optimum pour effectuer des voyages interstellaires à vitesse proche de c… elle va rester coi, ou faire une synthèse de ce qui est déjà établi, ou encore, broder dans le poncif. Les humains, travaillant en réseaux, vont aussi utiliser les informations extérieures, d’autres humains, monter leur échafaudage intellectuel, éventuellement changer de paradigme, et maintenant aussi bien sûr utiliser l’IA pour gagner du temps pour certaines tâches, parce qu’ils perçoivent la finalité. 
          Vous me direz, bientôt l’IA toute seule aussi, mais on n’y est pas encore, et je ne suis pas sûr que ça se fasse en élargissant le concept "association de Tokens" et RAG, solutions actuelles, à ce que j’ai cru comprendre aujourd’hui.
          Autre chose que vous soulignez, et je trouve, mélangez aussi un peu allégrement, sont la mémoire, et le processus (processeur) intelligent. Les 2 sont considérés comme du jus de cerveaux, mais ne sont pas équivalents. Pour faire un parallèle, ma calculatrice m’a toujours humilié en calcul "mental". Mais peut-on dire que ma calculatrice est intelligente, alors qu’elle ne fait que courir sur le fil de ses circuits ?

          Et de préciser aussi, la pensée humaine peut sembler lente, mais je ne dis pas que le mécanisme inconscient qui permet en un instant à une image, ou une vision si vous préférez, d’être interpréter, est fulgurant… mais… issu d’un long apprentissage. Vous, à 2 jours d’âge, ne voyiez pas un même objet, qu’à votre présent âge.


        • vote
          perlseb 22 juin 18:26

          @pemile
          Toujours aux fraises...
          Non, il n’y a pas de confusion. L’IA qui a résolu un problème de math est généraliste et connaît tous les domaines des maths (contrairement aux mathématiciens eux-mêmes) en plus des autres domaines en sciences et autres. Donc je parle bien de l’étendu des connaissances stockées ("synthétisées") dans son réseau neuronal, pas du raisonnement lors d’une question.

          Si tu compares une calculette à un réseau neuronal, tu as exactement le niveau de Luc Julia sur le sujet et je comprends ton immense frustration.


        • vote
          perlseb 22 juin 18:58

          @Jean Ducoin
          Oui tout à fait, je parle de l’IA de manière totalement générale. En fait, j’ai une formation qui m’aurait permis, dans ma jeunesse, de travailler sur le sujet mais je n’ai pas particulièrement envie aujourd’hui de rentrer dans le détail comme l’a fait le youtubeur de la vidéo (même si pour d’autres, c’est très intéressant et je comprends).

          Ce que j’ai voulu souligner, dans mon premier commentaire (plutôt pour les non initiés), c’est qu’on ne peut pas ouvrir magiquement la boite noire et en faire une boite blanche. C’est un peu ce que laissait supposer le titre ("J’ai ouvert la boite noire"). Il a bien expliqué comment on la fait tourner (et on est obligé de savoir la faire tourner pour qu’elle ait un intérêt). Mais cela ne veut pas dire qu’on connaît l’étendue de son "savoir", de ses capacités.

          Pour les comparaisons à faire, entre les choux et les carottes, certains les font et on peut les faire soi-même. Un non initié pourrait justement croire que des serveurs qui occupent plusieurs terrains de foot ont plus de neurones artificiels que notre boite crânienne, mais ce n’est pas le cas. Ces serveurs sont surtout là pour dupliquer le réseau neuronal et servir de nombreuses requêtes simultanées. Mais la complexité de ce qui est dupliqué pour répondre aux nombreux utilisateurs est bien moindre que celle de notre propre cerveau. Ça va peut-être changer très bientôt, mais pour l’instant, c’est plus simple.

          Quant aux limites des IA, est-ce qu’imaginer que les IA de demain puissent avoir plus d’humour que nous est de la science-fiction vu ce qu’on voit tous les mois... On n’y est pas, mais je ne mettrais pas ma tête à couper sur ce genre de prévisions.


        • vote
          pemile pemile 22 juin 19:25

          @perlseb " Non, il n’y a pas de confusion. "

          Oh que si, et tenter de le nier c’est puéril !

          Être impressionné, aujourd’hui, par un volume de données c’est amusant !

          " Si tu compares une calculette à un réseau neuronal, "

          Lol, uniquement dans sa capacité à nous "dépasser dans certains domaines", la canicule te fatigue ?


        • vote
          perlseb 22 juin 19:49

          @pemile
          Tu pars vraiment de trop loin, je perds mon temps.


        • vote
          yoananda2 22 juin 20:04

          @perlseb

          Je pense que ceux qui travaillent dans le domaine sont plutôt convaincus (tout en se permettant de douter et en étant parfaitement conscient de cette possibilité) qu’il n’y aura pas besoin d’une nouvelle invention majeure pour dépasser le cerveau humain.

          c’est plutôt l’inverse. La loi d’échelle marche, mais ne résous pas les 2 problèmes majeurs : apprentissage continu et généralisation. Demis et d’autres sont clair : sans innovation, on ne "dépassera pas" le cerveau humain (dans tous les domaines du moins puisqu’on le dépasse déjà de beaucoup dans certains)


        • vote
          pemile pemile 22 juin 20:43

          @perlseb " Tu pars vraiment de trop loin "

          Je suis informaticien depuis 40 ans et ai eu l’occasion d’utiliser des réseaux de neurones il y a 10 ans, la vielle école ne peut suivre la mode actuelle ?


        • vote
          perlseb 22 juin 20:45

          @yoananda2
          Une vidéo de Demis datant d’1 mois donne 50/50
          . Mais l’apprentissage continu est un récent ajout (effectivement pas anodin) pour l’AGI (de mon point de vue). C’est vrai que l’homme le fait, mais ce n’est pas une capacité intellectuelle en tant que telle, c’est une capacité d’adaptation, d’évolution. L’AGI désigne maintenant une entité qui nous égale (ou nous dépasse) dans tous les domaines ET qui est capable d’évoluer.


        • vote
          perlseb 22 juin 21:03

          @pemile
          Alors pourquoi tu mélanges tout volontairement ? C’est de la provoc stupide.

          Un réseau neuronal (RN) n’est pas une base de données (BD) mais il contient bien de l’information, comme notre cerveau. On a le droit de comparer la quantité de connaissances de ce RN en rapport avec le nombre de neurones de ce RN. Et on constate que moins de neurones artificiels font mieux (en données théoriques) que notre cerveau. C’est tout. Je fais le ratio données apprises par neurones et il est nettement meilleur pour les machines, en données théoriques : les machines n’ont pas de souvenirs d’enfance, etc..., mais elle n’en ont pas besoin pour résoudre des problèmes scientifiques.

          Donc on peut dire qu’on a encore bien plus de neurones et de synapses que les IA d’aujourd’hui, mais on est parfaitement incapable de stocker le dixième de ce que les IA stockent en connaissance théorique. C’était déjà le cas avec les bases de données, mais une base de données n’organise pas son information pour répondre à des questions en langue naturelle. Elle répond à des requêtes SQL et renvoie des enregistrements, une BD associée à SQL est un automate du niveau intellectuel de la calculatrice (c’est-à-dire parfaitement nul).


        • vote
          yoananda2 22 juin 21:45

          @perlseb
          mais y a pas que Demis. Lecun a fait sécession de Meta pour cette raison. Après, je n’ai pas fait un recensement non plus ;


        • vote
          pemile pemile 23 juin 09:35

          @perlseb " Et on constate que moins de neurones artificiels font mieux (en données théoriques) que notre cerveau. C’est tout. Je fais le ratio données apprises par neurones et il est nettement meilleur pour les machines, en données théoriques "

          Bis repetita, focaliser sur un volume de données c’est ne rien comprendre à ce qu’est la cognition !


        • vote
          perlseb 23 juin 15:14

          @pemile
          Ah oui, j’ai oublié de te dire, pour répondre à ta question, le RN doit la traduire, la confronter à sa représentation du monde, y répondre dans cette représentation et retraduire cette réponse. Donc ce volume de données n’est pas passif, il sert à comprendre tes questions et à y répondre. Et quand le volume de données du RN est faible, la représentation du monde est forcément trop simplifiée, et tu ne peux pas t’attendre à ce que les réponses soient justes quand elles impliquent un grand nombre de domaines différents. Donc dans les RN, la taille d’un réseau compte pour la cognition (dans la mesure où la phase d’apprentissage entraîne bien tout le réseau : ce qui est très difficile et très coûteux avec de gros réseaux). Donc on pourrait créer des réseaux neuronaux bien plus gros que notre cerveau, mais la difficulté est d’entraîner tout ça de manière efficace. À une époque, on observait qu’augmenter la taille des RN n’améliorait pas la qualité des réponses, justement parce qu’on ne savait pas les entraîner correctement.


        • vote
          pemile pemile 23 juin 15:44

          @perlseb " Donc on pourrait créer des réseaux neuronaux bien plus gros que notre cerveau "

          T"as conscience que ton discours se résume maintenant à savoir qui a la plus grosse ?


        • vote
          Jean Ducoin 23 juin 16:14

          @perlseb
          Néanmoins, il y a surtout des spéculations à propos d’un futur dont personne n"est expert, forcement. Expert dans son domaine signifie avoir acquis plus de connaissance que la moyenne ici, mais ce n’est pas de l’omniscience. Certains "experts" en biologie sont dans la croyance qu’on pourra augmenter considérablement certaines durées de vie. D’autres qu’on peut dès à présent cloner les humains, puisqu’on le fait avec les moutons.

          Pour le moment, intelligence artificielle est un terme galvaudé, mais l’outil est déjà diablement pratique. 

          Et pour "l’entrainement", qui est aussi un terme très employé dans le milieu, j’ai l’impression d’un autre abus, ou détournement de langage.

          Celui-ci consiste t-il à chercher le mimétisme en faisant des boucles dans des datas récoltés depuis les réactions des utilisateurs, ayant dans un premier temps un accès gratuit, pour enrichir l’échantillon statistique, et ainsi approcher d’une copie réaliste d’un monde interagissant ? Parce qu’encore dans ce cas de figure, nous sommes peut-être sur un chemin d’approche envisageable pour affuter des produits technologiques pour utilisation humaines, mais toujours loin de la création pure.

          L’entrainement consisterait donc à emmagasiner de l’expérience humaine, pour ensuite surfer sur une vague de plagiat, mais incapable (et j’y reviens) de surpasser des consciences déjà organisées en réseaux fonctionnels, malgré les pertes de rendement dues à l’imperfection des hommes. Je ne discute pas de la rapidité de calcul ici, c’est foutu depuis longtemps, mais dans la continuité du LLM, il y a vitesse, mais pas vraiment acuité ou intuition artificielle. 

          En source ouverte, j’ignore si on explore d’autres champs de recherches. Services de renseignement ou militaires, ils ne vont eux surement pas nous dire où ils en sont.


        • vote
          perlseb 23 juin 20:32

          @Jean Ducoin
          Globalement, je suis d’accord sur la qualité douteuse des données d’entraînement actuelles. Mais je pense que ça va s’améliorer très vite ... gràce à l’IA ! D’une part, il y a des domaines (les sciences) où un grand nombre de données sont parfaites ou peuvent être synthétisées avec très peu de supervision. D’autre part, on peut condenser les RN par distillation (je crois que les chinois l’ont fait) ce qui est beaucoup plus économique : c’est un gros RN de bonne qualité qui crée les données d’entraînement pour un RN plus petit.

          Finalement, si pour ne pas trop s’éloigner des humains et comprendre leur psychologie, on est obligé d’avaler des réseaux sociaux au contenu médiocre, pas grave, on fera faire ça par des IA qui seront moins bonnes en sciences. Bon, je simplifie et je n’en sais rien. Mais il est possible qu’on puisse réaliser des machines pures avec des données parfaites mais complètement déconnectées de la connaissance des humains (donc pas intéressantes en ligne mais exactement ce que l’on veut pour faire de la recherche).

          Pour la créativité, je crois que l’homme n’a rien de particulier, contrairement à ce qu’on veut croire. Alors les machines sont "nulles" dans des domaines ou notre esthétique pseudo-personnelle (imposée à gros coup de pognon) est facilement irritée par quelque chose qui ne serait pas soit dans la tendance soit novateur (mais parce que c’est humain, donc c’est génial, forcément, surtout si c’est ça qu’on a choisi d’imposer comme nouvelle tendance). En fait, je crois que si on joue sur l’instabilité du RN, sur son apprentissage qu’on peut rendre parfaitement extra-terrestre, je crois qu’on pourra générer des trucs très curieux du point de vue artistique. Car les machines n’ont pas besoin d’avoir notre humanité. Certains diront que c’est un handicap pour qu’on apprécie leur création, mais je pense que c’est une possibilité supplémentaire (elles pourront également nous imiter) qui pourrait les rendre beaucoup plus créatives justement. Pour des raisons sociales et morales, on ne peut pas éduquer un enfant avec des données extra-terrestres (qui seraient totalement déconnectées de notre monde).


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          pemile pemile 23 juin 20:47

          @perlseb " Globalement, je suis d’accord sur la qualité douteuse des données d’entraînement actuelles. Mais je pense que ça va s’améliorer très vite ... gràce à l’IA ! ’

          Amusant, tous les spécialistes disent l’inverse, que les données sont de plus en plus polluées par les IA elles mêmes !


        • vote
          pemile pemile 23 juin 20:55

          @perlseb " Mais il est possible qu’on puisse réaliser des machines pures avec des données parfaites mais complètement déconnectées de la connaissance des humains "

           ????

          D’où viendraient ces données ? Collectées par un robot qui voyagera en voilier des îles Galápagos aux îles Coco ?


        • 1 vote
          perlseb 23 juin 21:53

          @pemile
          Tu me fatigues pemile, mais je vais te noyer avec une réponse fournie. D’abord tu confonds les experts de plateau avec ceux qui travaillent dans l’IA, ensuite tu feins de ne jamais comprendre les phases que j’écris. On peut très bien former une IA avec des données d’entraînement qui ne mentionnent jamais rien sur l’humain ni sur son existence. Si on veut qu’elle soit bonne en sciences, qu’elle pourrait être l’intérêt de savoir que l’humain existe ? Les aliens n’auraient-ils pas la possibilité de faire des sciences parce qu’ils ne nous connaissent pas ?

          Voici une question gentille posée à qwen3.6:35b que j’ai en local avec Ollama :

          Est-ce qu’on va pouvoir utiliser l’IA pour entraîner les nouveaux modèles d’IA ? Par exemple, est-ce qu’on pourra le faire pour des IA qui seront spécialisées dans les sciences (pour faire des découvertes) sachant qu’on sait déjà automatiser la validation d’une démonstration mathématique ? Je sais aussi qu’on utilise la distillation d’IA où une IA avec beaucoup de paramètres sert à générer des jeux de tests pour des IA qui seront plus petites (automatiquement ?)...

          Et voici une partie de la réponse :

          Oui, c’est non seulement possible mais déjà en partie une réalité, et votre intuition touche à plusieurs fronts de recherche actifs qui convergent rapidement. Décomposons les éléments de votre question.
           ? 1. Entraîner des IA avec des IA : c’est déjà standard

          Données synthétiques : La majorité des grands modèles récents sont entraînés sur un mélange significatif de texte, code, ou raisonnements générés par des versions antérieures. Des pipelines automatisés filtrent, classent et pondèrent ces données avant l’entraînement.
          Distillation de connaissances : Comme vous le mentionnez, on entraîne un modèle "enseignant" (gros, coûteux) à générer des traces de raisonnement, des labels ou des états intermédiaires, puis on entraîne un modèle "élève" (plus petit, plus rapide) sur ce jeu de données. C’est automatisé de bout en bout dans de nombreux laboratoires (ex : Meta’s Llama distillation pipelines, Mistral, Qwen).
          Recherche d’architecture (NAS) & AutoML : Des IA optimisent elles-mêmes l’architecture, l’apprentissage automatique (learning rate scheduling, early stopping) ou les hyperparamètres, parfois en boucle fermée.
          Auto-amélioration & self-play : Dans les jeux (AlphaZero), la robotique ou le code, les agents s’entraînent en jouant contre eux-mêmes ou en générant des contre-exemples pour renforcer leurs faiblesses.

           ? 2. IA spécialisée en sciences & découvertes

          Oui, c’est un champ en explosion (AI for Science), mais avec des nuances importantes :

          Mathématiques formelles : La validation de démonstrations est effectivement automatisable grâce aux assistants de preuve (Lean, Coq, Isabelle). On voit émerger des pipelines où une IA génère un candidat de preuve → un vérificateur formel le valide ou produit un contre-argument → le modèle est affiné sur ce feedback. Exemples : LeanDojo, ProofNet, les travaux de DeepMind sur AlphaProof.
          Sciences empiriques (biologie, chimie, physique, climat) : La validation n’est pas purement logique mais expérimentale. Des IA comme AlphaFold, GNoME (matériaux), ou Astra (fusion) génèrent des hypothèses ou des structures, mais la validation finale reste hybride : simulation haute-fidélité → validation en labo → peer review. L’IA accélère la exploration de l’espace des possibilités, mais ne remplace pas encore la boucle empirique complète.

           ? 3. Distillation & automatisation : comment ça marche en pratique ?

          Génération automatique : Un modèle "maître" produit des paires (entrée → sortie/raisonnement). On peut filtrer par confiance, vérification formelle, ou simulation.
          Contraintes : Sans validation croisée, la distillation propage les erreurs (error amplification). C’est pourquoi on combine :
          Vérificateurs formels (pour les math/code)
          Simulateurs physiques ou moléculaires
          Filtrage humain léger ou consensus multi-modèles
          Auto-consistency checks (prompt multiple, voting)
          Résultat : Des modèles plus petits, spécialisés, déployables edge, avec des performances proches des grands modèles sur des tâches ciblées (ex : Qwen2.5-Coder, Phi-3, DeepSeek-V3 utilisent massivement des données synthétiques générées et filtrées automatiquement).


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          pemile pemile 23 juin 23:02

          @perlseb " Tu me fatigues pemile, mais je vais te noyer avec une réponse fournie. "

           smiley

          " On peut très bien former une IA avec des données d’entraînement qui ne mentionnent jamais rien sur l’humain ni sur son existence "

          bis repetita, d’où viendraient ces données ? Par quel robot intelligent auraient-elles été créées ?


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          perlseb 23 juin 23:21

          @pemile
          Au moins toi on sait que t’es pas une IA parce que tu ne comprends strictement rien. Tu donnes en entrée "2 + 2" : en sortie, tu lui demandes de trouver 4. Où est l’humain dans ces données d’entraînement ? Je vais pas te donner mille exemples d’entrées-sorties pour te faire comprendre qu’on peut former un réseau neuronal à faire de la physique sans lui mentionner l’existence de l’homme. Ou alors t’es une chèvre qui parle, c’est pas possible autrement. On peut même faire les données à la main, à la main de l’homme oui. Mais comment tu veux que la machine le sache si tu décides de lui masquer ton existence ? J’ai pas dit que la machine résultante serait appréciée sur les réseaux sociaux, mais il y a une vie hors des réseaux sociaux, si, si.


        • vote
          pemile pemile 24 juin 16:45

          @perlseb " Au moins toi on sait que t’es pas une IA "

          Merci, ça me rassure !

          Et toi, on sait que tu les aimes les IA ! T’es dans une belle relation amour/peur !!!



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