Xi Jinping promet de « rendre la cristallisation de la sagesse de l’humanité à l’humanité tout entière »
Le 17 juillet, à Shanghai, Xi Jinping promet de « rendre la cristallisation de la sagesse de l'humanité à l'humanité tout entière ».
Le même jour, la startup chinoise Moonshot met en ligne Kimi K3, le plus grand modèle à poids ouverts du monde, accessible à tous.
Quelques semaines plus tôt, OpenAI déposait un dossier auprès du gendarme boursier américain pour préparer une entrée en Bourse autour de 1 000 milliards de dollars.
La même technologie, au même moment. Une civilisation la met en Bourse, l'autre la présente comme un bien commun. Et le plus troublant, c'est que les deux sont parfaitement rationnels, parce que ce ne sont pas les mêmes gens qui paient les factures.
Pourquoi une entreprise qui dépense 2,22 dollars pour chaque dollar encaissé est-elle obligée de rendre l'intelligence chère, quand ses concurrents chinois la distribuent gratuitement ? Comment un camp qui investit vingt-trois fois moins d'argent a-t-il réduit son retard à moins de trois points ?
Que se passe-t-il pour les prix, les abonnements et la qualité des modèles quand les 7 600 milliards de dollars engagés dans les data centers devront enfin être remboursés ?
Et pourquoi Pékin, dix jours avant le discours de Xi Jinping sur le bien commun de l'humanité, réunissait-il Alibaba, ByteDance et Zhipu pour discuter de restreindre l'accès étranger à ses meilleurs modèles ?
Dans cette vidéo, je décortique les deux machines à cash qui financent l'intelligence artificielle : celle qui doit vendre l'intelligence pour rémunérer des centaines de milliards de capital privé, et celle qui doit la donner pour irriguer toute une économie.
Les valorisations délirantes de Hong Kong, la guerre des prix que les douanes ne peuvent pas arrêter, le rationnement des meilleurs modèles américains, et la stratégie chinoise déjà éprouvée sur le solaire et la voiture électrique.
Parce qu'au bout du compte, ces deux logiques fixent un prix opposé sur exactement la même marchandise. L'une finira par imposer son économie à l'autre.
Et le vainqueur ne sera pas forcément celui qui construit la meilleure intelligence, mais celui qui parviendra à rendre son prix, financier, énergétique et social, acceptable à l'échelle d'une civilisation.
Tags : Etats-Unis Chine Prospective et futur Intelligence artificielle
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON






