ALERTE - Chypre : le Parlement rejette le plan de sauvetage de l’Union Européenne.
Le Parlement chypriote a rejeté mardi un très impopulaire plan de sauvetage conclu samedi avec l’Eurogroupe et censé éviter une faillite de l’île, par 36 voix contre, 19 abstentions, et aucune pour.
Le projet a été rejeté, a affirmé le président du Parlement Yiannakis Omirou.
Le vote contre le plan qui prévoit une taxe exceptionnelle et sans précédent sur les dépôts bancaires a été accueilli par une explosion de joie par des milliers de manifestants réunis devant l’Assemblée.
Beppe Grillo, leader du mouvement Cinq Etoiles (M5S), qui a réuni 25,5%
des suffrages lors des législatives en Italie, veut renégocier la dette de son
pays, a-t-il indiqué à "Focus".
"Si la situation financière de l’Italie ne change pas, elle
quittera l’euro", estime l’ancien comique.
"Nous sommes écrasés, non pas par l’euro mais par notre
endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d’euros par an, on est
mort. Il n’y a pas d’alternative" à une renégociation de la dette, a
déclaré M. Grillo dans l’hebdomadaire allemand Focus.
Il a comparé les obligations d’états avec des actions d’entreprises :
"quand j’achète une action d’une société, et qu’elle fait faillite, ce
n’est pas de chance. J’ai pris un risque et j’ai perdu", a-t-il ajouté.
Il affirme également que la situation est si précaire en Italie que
"dans six mois, on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du
service public".
En Allemagne, des voix se sont déjà fait entendre dans la frange
euro-sceptique de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel,
pour réclamer une sortie de l’Italie de la zone euro si un gouvernement prêt à
continuer les réformes structurelles n’est pas mis en place.
Rappel :
La dette italienne franchit les 2.000 milliards d’euros.
La dette de l’Italie a franchi en octobre pour la première fois le cap
symbolique des 2.000 milliards d’euros, selon un document publié vendredi par
la banque centrale italienne.
La dette de l’Italie s’est établie à 2.014,693 milliards d’euros en
octobre 2012, contre 1.995,143 milliards en septembre 2012, selon un supplément
au bulletin mensuel statistique de la Banca d’Italia.
En France, 38 % des sondés considèrent la construction européenne comme une source d’espoir. Dans un sondage de 2003, ils étaient 61 % !
Les classes populaires et les classes moyennes commencent à comprendre ce qu’est réellement la construction européenne : c’est une construction de riches, faite par des riches, pour des riches.
Lisez cet article :
Sondage : l’Europe, on n’y croit plus.
Une enquête BVA montre le désenchantement des Français à l’égard de la construction européenne. Notamment chez les ouvriers et les plus faibles revenus.
C’est un sondage qui fera certainement mal au cœur à tous ceux qui défendent encore ardemment l’idée européenne.
Alors que la crise économique s’accroît et que les plans d’austérité se succèdent dans les 27 pays de l’UE, les Français n’ont jamais été aussi désenchantés vis-à-vis de l’institution bruxelloise.
Ils sont seulement 38% à considérer la construction européenne comme une source d’espoir, selon une enquête exclusive BVA réalisée pour l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris*). Alors qu’ils étaient 50% fin 2011 et même 61% en 2003 !
Qui connaît son président ?
Une dégringolade qui touche surtout les catégories les plus modestes. Car une fracture nette se dessine entre les « gagnants » de la construction européenne (cadres, seniors, urbains, hauts revenus…) et ceux qui se considèrent comme les « perdants » (ouvriers, employés aux revenus modestes, ruraux).
L’Europe, qui se voulait protectrice face aux dangers de la mondialisation, est désormais vécue comme une entité anxiogène. D’ailleurs, les Français s’accordent massivement — ils sont 75% ! — pour considérer que l’UE a été inefficace ces dernières années. Un constat qui peut paraître sévère au vu des plans successifs d’aide pour sauver la Grèce de la faillite ou des instruments de régulation mis en place comme le mécanisme d’union bancaire.
Incapable de se mettre d’accord pour aider la France engagée contre les jihadistes au Mali, l’Europe n’est guère incarnée au niveau politique. Qui connaît son président, le Belge Herman Van Rompuy ? Ou celle qui est censée incarner la politique étrangère de l’Union, la Britannique Catherine Ashton ? Evidemment, cela n’aide pas…