Karim Sader met aussi l’accent sur un deuxième clivage fort entre le Qatar et ses voisins :l’Iran. « C’est à mes yeux ce qui est le plus reproché aujourd’hui au Qatar, sa complaisance à l’égard de l’Iran, considéré par ses voisins comme l’ennemi absolu, explique-t-il. Le Qatar partage avec l’Iran des intérêts stratégiques, notamment un gisement gazier offshore. Les deux pays ont tout intérêt à s’entendre. »
Le discours de Donald Trump au sommet de Riyad, le 21 mai dernier, a-t-il précipité la crise ?
Karim Sader n’a aucun doute sur ce point. « Dans son discours, Donald Trump a rompu avec la politique que menait Barack Obama au Proche-Orient », explique-t-il. Quand son prédécesseur prônait le dialogue avec l’Iran, Donald Trump, lui, a exhorté la communauté internationale à isoler l’Iran, ce qui a forcément ravi l’Arabie Saoudite et les EAU, les deux principaux acteurs du front anti-iranien. « C’était d’une certaine façon donner les pleins pouvoirs à l’Arabie Saoudite, lui donner carte blanche pour resserrer les rangs au Proche Orient », poursuit Karim Sader. L’Arabie Saoudite en profite aussi pour faire le ménage à ses frontières.
Duterte est en guerre contre l’oligarchie mondialiste, pour un monde unipolaire. Elle envoie les djihadistes musulmans, la drogue etc. Si Duterte résiste trop, qui sait ce qu’ils vont envoyer d’autres ?