Le satisfecit que vous donnez à la France de Vichy ne doit pas faire oublier
que 80 000 juifs (sur 320 0000)
Je ne donne aucun satisfecit à personne, ni du côté de l’ Etat Français, ni de la police, ni du côté de l’ UGIF. Je condamne la collaboration de quelque côté que ce soit. C’ est une époque troublée, la France est occupée et les autorités françaises comme les responsables de l’ UGIF ne font pas ce qu’ ils veulent.Lors du Vel d’ Hiv’, les policiers Français ont été mis par 2, ils ne devaient pas se connaître et étaient accompagnés par un soldats Allemand.
La France a sauvé les 3/4 de ses juifs, ce qu’ aucun autre Etat important n’ a fait, comment à vôtre avis, avec un tel Etat si collaborateur, si efficace, cela fut possible ? Réfléchissez à vôtre tour.
Les " justes", ceux qui les ont aidés sont une minorité parmi les français.
Beaucoup de gens ont fait un geste, c’ était risqué, et très peu ont été désigné ’juste’. Mon grand père a caché un juif pendant 4 ans, et un autre épisodiquement qui a fini par mourir de maladie, c’ était ses amis. J’ ai les photos à la maison, il n’ a jamais rien demandé, ma mère est allée à l’ enterrement de cette personne, il y a quelques années. En France, on n’ aime pas que l’ on nous interdise d’ aider un autre. C’ est tout.
Vous dites avec Rajsfus que l’UGIF recevait les listes des préfectures donc des services de l’Etat français
L’ UGIF est créée par Vichy avec la loi du 29 novembre 1941, et c’ est un organisme public, donc à même de recevoir des documents d’ autres organismes publics.
"Article 1er Il est institué auprès du Commissariat aux Questions Juives une Union Générale des Israélites de France. Cette union a pour objet d’ assurer la représentation des Juifs auprès des pouvoirs publics notamment pour des questions d’ assistance, de prévoyance et de reclassement social. Elle remplit les tâches qui lui sont confiées dans ce domaine par le gouvernement"
Pour son activité l’ UGIF devait constituer des listes
Article 2 "Tous les juifs domiciliés ou résidant en France sont obligatoirement affiliés à l’ UGIF
Après les listes existen. Et l’ occupant en a obtenu.
En 1945 la communauté juive française n’était pas en mesure de négocier quoique ce soit :
Il y a eu une procédure inhabituelle pour juger les membres de l’ UGIF. Un jury d’ honneur présidé par Léon Meiss, président du Criff se réunira et acquittera les responsables de l’ UGIF en première instance et en appel. Les pièces du procès n’ ont jamais été publiées. Est-ce une partie du pacte ?
Pas de pacte ? En tout cas le Crif n’ a pas demandé de reconnaissance officielle de l’ Etat Français pendant des décennies.
parce que les dirigeants de l’UGIF avaient été déportés et éliminés par les nazis
Ils n’ ont pas tous été déportés loin de là, environ 250 des membres de l’ UGIF ont été déportés pour un organisme qui comptait environ 1800 membres. Certains dirigeants ont été déportés mais après avoir s’être pas mal (trop) entremis.
Soral ment encore quand il affirme que c’est l’UGIF qui a transmis les adresses des juifs étrangers pour permettre à la police française d’organiser la rafle du Vel’d’hiv.
L’ UGIF a fourni continuellement des listes qui ont servi ensuite à des arrestations, communication forcée ou non, l’ UGIF recevait les listes des préfectures puis les communiquait au Commissariat Général aux Questions Juives, et ceci même très tardivement, (source Rajsfus p.189)
" J’ ai l’ honneur de vous adresser le recensement numérique par nationalité des Israélites des départements de l’ Ain-Aude-Cantal-Tarn " Georges Edinger, président de l’ UGIF, au Commissariat Général aux Questions Juives, le 11 aout 1944 (CDJC-CDXXII, 29)
Le 18 juin 1944 il a transmi au même CGQJ les listes pour presque tous les arrondissements de Paris
Kurt Schendel, un des dirigeants de l’ UGIF, secrétaire du controversé Léo Israélowicz a témoigné de son rôle et des listes qu’ il a dû remettre au SS A. Brünner
Pour le Vel d’ hiv’, il est évident que personne ne s’ est vanté d’ être à l’ origine des listes. Mais dès le 15 juillet 1942 au soir, donc la veille de la grande rafle, l’ UGIF était au courant et confectionnait des étiquettes pour les enfants.
Pour Isieux, autre exemple, qui était une colonie de l’ UGIF, on ne sait pas comment Barbie a su, mais une liste prise lors d’ une perquisition de l’ UGIF est dans les hypothèses. L’ UGIF à Paris a aussi été perquisitionnée.
Oui sa pratique de la rue, la confrontation au réel, ne serait-ce qu’ avec la drague, font qu’ il reste intéressant et capable de le rester, de se remettre en question
La gauche du travail... c’ était assez mal barré comme slogan, quoi à droite les gens ne bossent pas, eux ? La gauche des fonctionnaires, oui, le gros travail s’ est taillé.
Passé 30-40 ans si tu restes à gauche, c’ est que t’ es limité... je vois les choses comme ça. Il aura perdu du temps et trahi un peu ses ancêtres...
Ce qui compte c’ est le résultat. L’ itinéraire n’ est pas commun, c’ est une expérience à part. Comme quoi, rien n’ est perdu si on démarre tôt coco ! :)
Oui, Soral m’ a fait plaisir par son éloge de la PME et sur la valeur ajoutée qui ne pousse pas sur les arbres. Je ne l’ avais jamais entendu dire cela....
Il finira à droite ? Ses analyses marxistes en économie sont peu pertinentes, il y tient encore mais je pense qu’ il se rend compte que cela sonne creux, mais il a aussi son public à gauche. On verra.