En bref, il démontre que les journalistes sont massivement à gauche, et que s’ ils sont tous du même avis, c’ est parce qu’ ils sont intolérants. Il faut rester dans la droite ligne des bons sentiments. Et on se contrôle entre soi, attention.
Le meilleur garant d’ une information de qualité est quand les journalistes seront à parité, comme dans la population normale. Le truc de dire, on est à gauche mais on est objectif, c’ est du pipeau. Un journaliste franchement à droite dans une rédaction sera mis, objectivement, de côté.
Mitterrand ne pouvait pas renier ses années de jeunesse, qu’ il a caché et reconstruit des années durant, ou alors, par allusions.
En 1969, dans son livre Ma part de vêrité, il déclarait "S’il est vrai que j’ eusse été d’ extrême droite dans ma jeunesse, je jugerais plus honorable d’ être où je suis aujourd’ hui que d’ avoir accompli le chemin inverse, où l’ on se bouscule, semble-t-il." (pp.21-27)
C’ est tout. On ne peut pas dire qu’ il ait pris la plus grosse part là, il l’ a laissée aux autres, bien poli, miteux sur ce coup.. Pour la vérité, on repassera.
On sait maintenant que si Mitterrand n’ a pas fait intégré l’ action Française, le racisme ou le facisme, il a fait partie des VN, les Volontaires Nationaux, soit les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque. Mitterrand prononça deux conférences encensant les Croix-de-Feu en janvier 1935
En février 1935, il a pris part à une manifestation étudiante ’contre l’ invasion des Métèques’.
Le 5 mars 1936, il fait partie de ceux qui ont manifesté ’contre le juif Jèze’. Gaston Jèze était un professeur qui fut pris à partie par ses étudiants d’ extrême droite pour avoir soutenu l’ Ethiopie envahie par Mussolini. Cette Affaire Jèze déclencha des manifestations des deux côtés. Et pendant des décennies Mitterrand a fait croire qu’ il avait défilé en faveur de Jèze. Une photographie prise ce 5 mars démontre le contraire.
Il écrira dans l’ Echo de Paris, très marqué à droite, proche du PSF, le parti de la Rocque.
Et puis après pendant la guerre, on connait mieux, la Francisque, la proximité de la Cagoule, la résistance tardive mais réelle.
Tout ça a été caché. On pourrait continuer, par exemple on fait de Mitterrand le champion de l’ abolition de la peine de mort, alors que lorsqu’il était ministre de l’ intérieur pendant la guerre d’ Algérie, on n’ a jamais autant coupé de têtes.
Une chose à remarquer sur Orwell à mon avis est le fait qu’ avant d’’ écrire 1984, il avait une solide expérience de la vie : il a été policier en Inde, SDF, enseignant, journaliste, écrivain, etc. Donc il en avait vu des choses.
Son anticipation n’ est pas dénuée de réalisme, on n’ est pas dans du théorique pur, on se représente bien la société qu’ il imagine, et c’ est là la force des grands écrivains du genre.
Dans le genre roman d’ anticipation, je mettrais avec lui Kafka et Ph. K. Dick