Si une personne ne maîtrise pas les mathématiques ou si elle ne dispose pas de l’intelligence nécessaire pour les appliquer dans son quotidien, alors en effet, les mathématiques ne lui servent à rien. Cela doit être le cas de Luc Ferry.
La maîtrise de la logique mathématique et de la théorie des ensemble permet de faire des raisonnements corrects. Puisque nous effectuons sans cesse des déductions, valides ou non, ces branches des mathématiques revêtent un intérêt majeur pour l’individu et plus généralement pour l’émancipation des peuples. L’arithmétique élémentaire, les probabilités et les fonctions sont également fort utiles au quotidien.
Autre remarque importante. Opposer l’égoïsme à l’altruisme n’est pas très intéressant. L’altruisme n’est qu’un égoïsme dont l’objet est autrui. Réciproquement, l’égoïsme n’est qu’un altruisme dont l’objet est soi-même.
Beaucoup plus intéressant est d’opposer l’égoïsme (ou l’altruisme, ces 2 concepts étant comme je viens de l’écrire à mon sens presque interchangeables) à l’utilitarisme de John Stuart Mill. C’est dans cette opposition que le dilemme du prisonnier prend tout son sens. Celui-ci montre l’impossibilité de l’égoïsme à atteindre l’utilitarisme.
L’égoïsme comme mode d’organisation de la société implique de subir un problème mathématique fondamental et incontournable : le dilemme du prisonnier. . Celui-ci contredit mathématiquement les fondements du libéralisme. En d’autres termes, le libéralisme ne peut conduire à la meilleure société possible car il fait tomber dans le piège du dilemme du prisonnier. . Ce dilemme démontre que sous certaines conditions (fréquemment réunies dans le monde d’aujourd’hui), la recherche de l’intérêt personnel se fait au détriment de l’intérêt collectif. Une société d’individus recherchant chacun leur intérêt personnel, cumulent leurs effets délétères sur la collectivité. Résultat : ils sont tous perdants.