Il y a deux sortes d’êtres humains : ceux qui écartent la mort de leur pensée pour mieux et plus librement vivre, et ceux qui, au contraire, se sentent d’autant plus sagement et fortement exister qu’ils la guettent dans chacun des signaux qu’elle leur fait à travers les sensations de leur corps ou les hasards du monde extérieur. Ces deux sortes d’esprits ne s’amalgament pas. Ce que les uns appellent une manie morbide est pour les autres une héroïque discipline. C’est au lecteur à se faire une opinion.
Même Nietzsche me semble trop naïf. Je me suis éloigné de Nietzsche pour lequel j’ai eu beaucoup de sympathie, d’admiration. Mais je me suis rendu compte qu’il y avait un côté trop jeune chez lui. Pour moi. Parce que j’étais plus pourri que lui, plus vieux. Quand même, je connaissais mieux les hommes. J’avais une expérience de la vie, de l’homme plus profonde que lui. Pas le génie. Mais n’importe qui, une concierge, peut avoir une expérience plus grande qu’un philosophe. Bien que je n’aie pas de biographie, comme j’ai dit, j’ai vécu. Nietzsche était un solitaire… Au fond, il n’a connu toutes ces choses que de loin. »
Ce qui ne te tue pas te rend plus fort... ou handicapé.
J’adore Nietzsche mais parfois j’ai l’impression qu’il avait un problème avec la taille de sa bite d’ou un certain fantasme pour la... puissance due à son impuissance...