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Vive la république et vive la Finance !
2330 visites 31 mai. 2014 | 10 réactions | Le décodeur + Partager
LE LIVRE NOIR DE JEAN ROBIN (ou ROBINOSCOPIE)
9ème épisode :
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Les
envahisseurs marxistes sont parmi nous
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Les envahisseurs marxistes. Ces êtres étranges venus d’une autre planète. Jean Robin les a vus. Pour lui, tout a commencé par une matinée, sur les grands boulevards parisiens alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par l’apparition d’une procession informe venue d’une autre galaxie. Maintenant Jean Robin sait que les envahisseurs sont là, qu’ils ont pris forme humaine. Il sait qu’il doit convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé. Récit.
Le journaliste intelligent Jean Robin sillonne les boulevards parisiens au volant de sa voiture. Il est accablé de fatigue. Il a passé la nuit à s’engueuler avec son éditeur, Jean Robin. Et ce n’est pas fini : il se rend ce matin chez son webmaster, Jean Robin. L’échange promet d’être encore plus houleux.
La circulation est dense. Le trafic est bloqué depuis une demi-heure. Excédé, Jean décide de se garer et de finir le trajet à pied, entre Bastille et Nation.
Après trois cents mètres de marche,
notre ténébreux journaliste est pris de stupeur. Il se frotte les
yeux. Face à lui, une procession grouillante et cacophonique
constituée de créatures aussi étranges que hideuses occupe la
chaussée. Des bipèdes à gilets fluos. Ils ressemblent à s’y
méprendre à des êtres humains, mais ils portent de drôles de
pancartes : « Valls, ta loi, tu sais où tu peux te la
mettre ? », « Le néo-libéralisme ne passera
pas ! », « Non aux plans d’austérité ! ».
Devant cette horde menaçante, le réflexe de Jean est d’aller
enquêter, malgré tout. On est journaliste intelligent ou on ne
l’est pas. Il s’approche, fasciné. Un cri de guerre terrifiant sort
des entrailles de cette bête immonde :
« Tousensembletousensemblehéhé !!! Tousensembletousensemblehéhé !!! »
Certains spécimens agitent des banderoles ou des ballons. D’autres émettent un borborygme amplifié par un mégaphone : « Hollande, démission ! ». Le cortège distribue des tracts aux passants. Jean en ramasse quelques-uns, qui jonchent le bitume : « Votez CGT ! », « Vive le marxisme ! », « Rejoignez le Parti Communiste ! ». Abasourdi, il lit attentivement la propagande déversée par ces créatures répugnantes. Pour celui qui sait lire entre les lignes, cela ne fait aucun doute : ces êtres glauques débarquent de la planète Marx. Ils ont pris forme humaine. Ils veulent subvertir l’humanité et semer le chaos.
À cet instant précis, Jean a compris que sa vie basculait. Il entrait à jamais en résistance.
Au bord de la nausée, il voit passer des bipèdes près de lui : écharpe pourpre, drapeau rouge, bonnet rubicond, teint écarlate. Il comprend que le marxiste est rougeaud, avant tout. « C’est l’invasion des petits hommes rouges ! », s’exclame-t-il. Il repère un autre signe distinctif : de par sa physionomie, le marxiste est incapable de déployer les doigts, et brandit toujours un poing menaçant.
Jean observe un troupeau rassemblé autour d’un brasero. L’extraterrestre se nourrit essentiellement de sandwiches-merguez. Il s’abreuve de gros rouge qui tache. Et son organisme n’étant pas adapté à notre atmosphère, il respire à travers un filtre toujours calé au coin des lèvres (nommé "Gitane maïs", d’après ce qu’a saisi le journaliste-enquêteur).
Mais tout à coup, Jean prend peur. Autour du brasero, le petit groupe des Marx Brothers l’a repéré. Un des bipèdes s’approche de lui :
- Alors, camarade ? [Il observe
l’allure et la barbe de notre fier journaliste.] T’es du syndicat des
camionneurs ?
Jean n’a pas le temps d’ouvrir la bouche, et
la créature marxiste lui tape sur l’épaule :
- Bon, viens prendre un
sandwich-merguez et un coup de rouge avec nous, et tu nous rejoindras
pour le défilé...
Jean recule, horrifié. Il s’extrait de cette
foule oppressante et détale sans se retourner. Il arrive à bout de
souffle à sa voiture. Il estime avoir eu de la chance de réchapper
à cette pieuvre communo-marxiste. Fin de la séquence "Enquête
& Débâcle".
Il lui a fallu plusieurs jours pour
digérer cette scène apocalyptique et la prise d’otage dont il a été
victime. Il a essayé d’en parler autour de lui. Personne ne l’a cru.
On lui a conseillé d’éviter le surmenage (et tant qu’il y est,
d’éviter les JT Intelligents). Pris de doute, il s’est demandé s’il
n’avait pas rêvé ! Mais rapidement, les envahisseurs se sont à
nouveau manifestés. De façon plus sournoise. En effet, la semaine
suivant la procession cégéto-communiste, d’autres aliens l’ont
menacé.
Lundi : le métro en grève. La liberté de circuler prise en otage par les petits hommes rouges.
Mardi : il s’est rendu au centre des impôts pour contester des arriérés. Le contrôleur qui le recevait fredonnait du Bernard Lavilliers (un auteur-compositeur-envahisseur marxiste). Le quotidien L’Humanité étalé sur son bureau. Il a prétendu au journaliste qu’il ne pouvait rien faire pour lui. Fisc-fucking ! Le compte en banque de Jean pris en otage.
Mercredi : il se rend à la réunion de l’UPR. À présent, il voit clair dans le jeu d’Asselineau. Un collectiviste. Un adepte du programme du CNR. Un énarque étatiste. Bref, un envahisseur marxiste. Celui-ci, cramoisi, a même levé le poing (signes distinctifs des cocos !). Certes, pour le menacer de lui foutre sur la gueule... mais quand même. La politique prise en otage.
Jeudi : en revenant à sa voiture garée en double file, il a aperçu une bipède en uniforme qui déposait une prune de trente-cinq euros sur son pare-brise. Il jure qu’elle chantait l’Internationale, cri de guerre de la vermine lénino-bolchévique ! La voiture de Jean Robin prise en otage.
Vendredi : des suppôts marxistes omniprésents dans les médias. Zemmour, Polony, Finkielkraut, Rioufol, Sarkozy, Copé, Le Pen. Les yeux, les oreilles et les neurones de Jean Robin pris en otage.
Samedi : il croise un alien SDF crypto-marxiste qui fait la manche. Un euro pris en otage.
Dimanche : c’est le 1er mai. Jean se promène dans la capitale. Infestée d’envahisseurs marxistes ! D’abord la Fête du Travail, par le Front de Gauche (« Le défilé de la Marx Pride », comme l’appelle Jean). Puis la célébration de Jeanne d’Arc, par le Front National (« Cette anti-libérale primaire ! Anti anglo-saxons ! Pucello-gauchiste ! L’Arlette Laguiller du Moyen-Âge ! »). Conclusion de cette journée : « Ils voulaient prendre mon dimanche en otage, ou quoi ? », s’interroge avec justesse le journaliste intelligent.
« Nous sommes les 99% ! » : en entendant ce terrifiant cri de guerre de l’armée extraterrestre marxiste, Jean Robin a réalisé l’ampleur de l’invasion. Ils sont partout.
Le cauchemar de Jean Robin ne cessera-t-il donc jamais ? Restera-t-il seul à crier dans le désert ? Heureusement, il a fini par découvrir un petit cercle résistant à l’envahisseur, acquis à la cause des 1% d’êtres humains rescapés. Éric Brunet, Jean-Marc Sylvestre, Christian Vanneste, Laurence Parisot, Alain Madelin, Yvan Blot. Ils ont compris comment renverser efficacement l’invasion marxiste : moins d’État-providence, moins d’impôts pour les nantis, dézinguer la Sécurité Sociale, privatiser les services publics, favoriser l’austérité, virer des fonctionnaires, encourager la concurrence libre et non faussée, défendre la liberté du renard dans le poulailler. Analyse lucide et courageuse !
Amis lecteurs, ouvrez les yeux ! Rejoignez Jean Robin et le camp des 1% , afin de bouter les petits hommes rouges hors de France ! Traquons les OVNI (Oisifs Vampirisant Nos Impôts) ! Tous ensemble, luttons contre l’abominable envahisseur marxiste !
Archives de la Robinoscopie :
1er
épisode : Jean et Akila
2ème
épisode : Le JT Intelligent
3ème
épisode : L’interview de Jean Robin à
Imposteur-magazine.fr
4ème
épisode : Le dîner de cons
5ème
épisode : La
vidéo noire
de Jean Robin
(Ou : accès direct à La
vidéo noire de
Jean Robin, sur Youtube)
6ème
épisode : Le test du QR (Quotient Robinien)
7ème
épisode : Le pouvoir socialo-cégéto-marxiste
8ème
épisode : Jean Robin et Erwanet au Medef
LE LIVRE NOIR DE JEAN ROBIN (ou ROBINOSCOPIE)
8ème épisode :
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Jean Robin et Erwanet au Medef
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- Quoi ! Encore ? Mais ça commence à
me gonfler, ce truc !!!
Cette voix virile qui vient de
tempêter, c’est celle du journaliste intelligent Jean Robin. Il
surfe sur internet, à la recherche d’articles qui parleraient de
lui. Ou de commentaires élogieux à son endroit, sur des forums. Et
il reçoit pour la douzième fois aujourd’hui un message
publicitaire, pour le moins énigmatique : « Le club des
néo-libéraux vigoureux et moustachus de Paris vous accueille pour
sa rentrée ! ». Les précédents étaient du même
tonneau : « Vous êtes
invité à la conférence : "Échangisme et
Libre-échangisme" », « Venez participer à
notre débat : "Chicago boys ou YMCA ?"
», « Tenté par un peu de
con, cul, rance, libre et non fessé ? »,
« Viens te fairer tatouer "Milton
Friedman forever !" sur
la fesse droite... »,
etc. Adressé systématiquement au "Responsable
du site Banquette & Ébats".
-
Mais ils me prennent pour qui ?
Pourtant, c’est vrai qu’avec
sa fière allure de camionneur, sa barbe et sa moustache, ainsi que
sa foi chevillée au corps dans les évangiles selon Saint Milton
Friedman et Saint Alain Madelin, il avait le profil idéal pour
s’attirer ce type de réclames.
Lassé, il éteint l’ordinateur et se rend plus tôt que prévu au siège du Medef, le sponsor et mécène du site Enquête & Débat. Il en profite pour promener ses deux bergers allemands (et néanmoins patriotes français).
Arrivé
au secrétariat du Medef, Jean essaie de négocier son salaire pour
2015. Ça devient chaque année plus tendu. On lui fait comprendre
que s’il n’est pas content, d’autres seront ravis de le remplacer. La
loi de l’offre et de la demande... Il s’éloigne, rageur. Il consulte
son smartphone : deux nouveaux messages. Encore de la
publicité : « Tu es néo-libéral et tu aimes Freddy
Mercury ? Rejoins-nous ! », « Téléchargez
le film : "Une
raideur chez les traders" »
-
Mais c’est quoi ce délire ???
À la sortie du bâtiment, un klaxon intempestif - la Cucaracha - le fait sursauter. Il tourne la tête et aperçoit, hilare derrière son volant, son ami Erwanet. Toujours très classe, en costard-cravate sur mesure.
-
Tiens, le marin ! [Il vise sa Porsche Cayenne flambant neuve.]
Dis-moi, ça paie bien, la pêche à la sardine ! [Il lui envoie
un clin d’oeil.]
Ils rigolent. Des souvenirs émergent. Il repense
à l’époque où ils se sont croisés pour la première fois. Cinq
ans plus tôt, au même endroit.
Les dirigeants du Medef
souhaitaient noyauter la dissidence. Et avaient eu l’idée de
propager les thèses néo-libérales jusque dans les milieux
contestataires. En comptant influencer les éléments les plus
narcissiques, nombrilistes et incultes parmi eux. Acquis d’avance à
la cause du poujadisme, de l’intérêt bien compris et de
l’individualisme pur.
Les dirigeants ont diffusé une petite annonce dans les journaux et organisé des entretiens pour embaucher leurs futurs journalistes « indépendants » (salariés par le Medef). Ils ont retenu deux pointures : Jean Robin, pour animer Enquête & Débat. Et Erwanet, pour troller sur les forums. Jean s’en souvient comme si c’était hier.... L’organisateur du casting leur annonce qu’ils ont été retenus. Explosion de joie. Ils doivent maintenant prendre un pseudo.
-
Vous accolez le suffixe « net » à votre nom. Toi, Erwan,
tu t’appeleras Erwanet. Toi, Robin, tu t’appeleras … [Il hésite]
Bon, pour ton pseudo, on verra plus tard...
Depuis, c’est le Medef
qui paye les deux compères pour alimenter sa propagande néo-libérale
sur le net. On imagine mal un vrai marin qui n’aurait que ça à
foutre, de glander cinq heures par jour pour dénicher ses trois
pauvres vidéos de bourrage de crâne pro-oligarchie. Et en quoi cela
servirait ses propres intérêts. Donc le Medef a sélectionné les
deux plus brillants éléments. Disons... les deux plus bourrins.
Parce qu’il ne s’agit pas de faire dans la dentelle, pour propager le
message du CAC 40. Et l’ami Erwanet, quand il s’y met, c’est pas une
tarlou... euh, un enfant de choeur.
Jean revient à la réalité. Une idée lui traverse l’esprit :
-
Dis-moi Antoinette,...
- Pas Antoinette, "Erwanet" !
Je te l’ai déjà dit cent
fois...
- Pardon... Erwanet, t’aurais pas essayé de m’envoyer de
la pub euh... spéciale, via internet, ces temps-ci ?...
Erwanet
sourit. Jean enchaîne :
- Bon, pour la peine, tu pourrais
pas me prêter mille euros ? Je suis à sec, en ce moment. Et le
Medef me rackette chaque année un peu plus.
Erwanet blêmit et se
renfrogne.
-
Euh... j’ai pas ça sur moi, mec. Et puis, toi et moi, on est pas
censés être des winners ? De toute façon, ce ne serait pas te
rendre service. « Quand
un homme a faim, mieux vaut lui
apprendre
à pêcher...
- ...que
de lui donner un poisson. »
Merci, je connais par cœur l’évangile néo-libéral, figure-toi.
Il tourne les talons, vexé et appelle ses bergers allemands :
- Marx ! Engels ! Finissez de vous soulager sur le 4x4 d’Antoinette, et on se casse. Pas de temps à perdre avec cette racaille réactionnaire de droite !...
Archives :
1er
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épisode de la Robinoscopie : L’interview de Jean Robin à
Imposteur-magazine.fr
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épisode de la Robinoscopie : Le dîner de cons
5ème
épisode de la Robinoscopie : La
vidéo noire
de Jean Robin
(Ou : accès direct à La
vidéo noire de
Jean Robin, sur Youtube)
6ème
épisode de la Robinoscopie : Le test du QR (Quotient
Robinien)
7ème
épisode de la Robinoscopie : Le pouvoir
socialo-cégéto-marxiste
LE LIVRE NOIR DE JEAN ROBIN (ou ROBINOSCOPIE)
7ème
épisode :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Le pouvoir socialo-cégéto-marxiste
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Les puissants hélicoptères aux couleurs du Front de Gauche se détachent dans le ciel azuré. Ils tournent au-dessus du siège imposant de la CGT, comme des abeilles autour de la ruche, et finissent par se poser au sommet de la tour, dans un vacarme assourdissant. Le gratte-ciel ultra-moderne, situé en plein cœur du quartier de la Défense, domine la plaine et écrase les tours voisines par sa majesté. Les pales d’hélicoptères continuent à tourbillonner, menaçantes comme des faucilles et des marteaux. Les cadres du Front en descendent. Costumes sombres, attachés-case, lunettes noires mais cravates rouges. Le personnel discipliné déploie une haie d’honneur. Les haut-parleurs font retentir l’Internationale, les poings se lèvent, on agite des drapeaux de la CGT et du Front de Gauche. Les cadres dirigeants s’engouffrent dans le bâtiment.
La salle de réunion est spacieuse. L’horizon dégagé, la vue imprenable : on distingue de nombreuses tours, d’allure modeste, abritant des sièges sociaux de multinationales et de banques d’affaire. Autour de la table, les cadres semblent soucieux et les discussions sont animées. C’est alors que Jean-Luc Mélenchon et Thierry Lepaon, habillés d’élégants costumes Versace, le cigare aux lèvres, pénètrent dans la salle. Le silence se fait, les cadres se lèvent. Les deux hommes s’installent en bout de table. Jean-Luc Mélenchon prend la parole, la mine sombre.
- Mes camarades marxistes, vous êtes au courant de la situation. Vous savez que l’heure est grave. Je n’irai donc pas par quatre chemins.
Il appuie sur un bouton de télécommande. Un immense écran de télévision ultra-moderne intégré au mur du fond s’allume. On reconnaît le journaliste intelligent Jean Robin, invité à une émission de France 2, diffusée la veille. Autour de la table, les mâchoires se contractent, les regards jettent des éclairs. On entend le journaliste qui donne son avis sur la politique française :
- Il faut organiser une nouvelle nuit du 4 août, afin de dépouiller la France CGT de tous ses privilèges qui écrasent le reste du peuple. Six millions de personnes font travailler 25 à 30 autres millions, la minorité dicte sa loi à la majorité, tout en appauvrissant le pays, et cela ne peut tout simplement plus durer.
L’assemblée est agitée de soubresauts. Pleurs, crises de nerfs, malaises. Des cadres pris de convulsion sont évacués par le personnel.
- Mes camarades, je sais que la
situation est délicate mais ne nous laissons pas déborder par
l’émotion. Vous vous dites : « Ce journaliste est parvenu à
passer entre les mailles du filet médiatique, qui est pourtant sous
nos ordres. Puis il a eu le temps de développer une fine analyse de
la domination marxiste en France. Il a réussi à déjouer notre
tentaculaire propagande de gauche. »
Il écume de
rage.
- Et vous vous demandez si cela ne risque pas d’éveiller
les consciences dans le pays. Va-t-il fédérer un mouvement
anti-marxiste, d’ampleur nationale ? Eh bien je vous l’affirme haut
et fort : non, camarades ! Nous allons déployer nos forces !
Notre emprise sur le pays ne faiblira pas. Notre oligarchie
socialo-communiste est trop puissante.
Il appuie sur un bouton.
Aussitôt, les portes s’ouvrent et une cohorte de journalistes font
leur entrée. On aperçoit Jean-Pierre Elkabbach, Arlette Chabot,
David Pujadas, Laurence Ferrari, Laurent Joffrin, Éric
Zemmour, Nicolas Demorand, Jean-Pierre Pernaut, Alain Duhamel,
Jean-Michel Aphatie, Christophe Barbier (avec l’écharpe rouge, mais
aussi le bonnet de la CGT), etc.
- Installez-vous, camarades. Bon,
je ne vous fais pas un dessin : la situation est tendue. Ce qui s’est
passé hier soir est inadmissible.
Les journalistes regardent leurs
chaussures.
Arlette Chabot intervient : « C’est clair
que Frédéric Taddeï est allé trop loin. Je viens de le virer. La
liberté d’expression, d’accord ! Mais pas au point de dénoncer
le pouvoir marxiste en place... Il y a des limites. »
Jean-Luc Mélenchon poursuit :
- Jean Robin était également confronté à Arlette Laguiller, sur le plateau. Voyez l’extrait :
Arlette Laguiller : - Je m’adresse aux travailleuses, travailleurs, amies, amis, camarades, camarades. La droite est au service du grand patronat et de la bourgeoisie...
Jean Robin la coupe :
- La
gauche a absolument tous les leviers de pouvoir. Elle laisse pourrir
des grèves aussi inutiles qu’insupportables et illégitimes.
Difficile de défendre ces preneurs d’otages de la SNCF, ces
privilégiés ultra-minoritaires qui font chier des dizaines de
millions de Français pour leurs avantages acquis. En Angleterre,
Thatcher avait maté les syndicats qui prenaient le pays en otage.
Mais ici les réactionnaires restent aux manettes, et les
réactionnaires c’est la gauche. La gauche est anti-capitaliste et
anti-libérale, donc elle est contre le progrès. L’antilibéralisme
est un paupérisme. Le libéralisme est social, le socialisme est
anti-social. Ce sont des dominants, l’ultra-gauche
socialo-communiste, qui sont la cause de tout ce merdier. La gauche
est électoraliste, démagogique, laxiste, preneuse d’otages. La
gauche est complice des 100 millions de morts du communisme. La
gauche défend une caste d’ultra-privilégiés, minoritaires, qui
emmerdent tout le monde et prennent tout un pays en otage pour ne pas
avoir à bosser autant que les autres Français....
Dans la salle,
les cadres écoutent, fascinés par le charisme et l’éloquence du
tribun. Jean-Luc Mélenchon coupe le son :
- Bon, je ne vais pas tout passer, il
développe pendant encore quarante minutes. J’ai eu Arlette Laguiller
au bout du fil. En larmes. Elle me confiait : « Il est imparable, ce
type ! À chaque phrase,
il fait mouche ! Un orateur né, doté d’une culture incroyable. Je
n’ai pas pu en placer une pendant l’émission. Son discours est
béton, trop structuré, trop nuancé. Ça
m’a sciée ! » Depuis, elle est prostrée. En dépression
aiguë.
Il serre les mâchoires.
- Mesdames et messieurs les journalistes, vous avez compris le message : censure totale pour cet électron libre. Son analyse est trop fine. La profondeur de son jugement est une menace pour le fonctionnement étatique. Si le peuple l’entendait une fois de plus, ce serait un choc. Il faut que la toute puissante CGT le fasse taire (il échange un regard avec Lepaon.) J’ai donné mes ordres à tous les patrons de banque (il désigne les tours, à l’extérieur). Ainsi qu’à tous les énarques. Tous les grands Corps de l’État. Et la magistrature. On va l’isoler, socialement, ce salaud anti-communiste. [Il se lève, brandit le poing.] Mes amis, reserrons les rangs ! Ne nous laissons pas déposséder de nos privilèges ! Défendons l’oligarchie marxiste, mes camarades !
Standing ovation. Applaudissements
nourris. Les haut-parleurs diffusent l’Internationale, on chante, on
lève le poing, on se donne l’accolade.
Jean Robin avait-il pris la pleine mesure de la lutte à mort qu’il venait d’engager, contre le vrai pouvoir en France ? Sans nul doute. La nature avait donc su se montrer généreuse : le journaliste intelligent n’en était pas moins un journaliste courageux.
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Imposteur-magazine.fr
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vidéo noire
de Jean Robin
(Ou : accès direct à La
vidéo noire de
Jean Robin,
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6ème épisode : Le test du QR (Quotient Robinien)
LE LIVRE NOIR DE JEAN ROBIN (ou ROBINOSCOPIE)
6ème
épisode :
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Le test du QR (Quotient Robinien)
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Testez votre QR (Quotient Robinien). Répondez à ces quinze questions, en choisissant parmi les quatre propositions.
1) Au vingtième siècle, quel a été
le plus grand Chef d’État
?
(a) Staline
(b) De Gaulle
(c)
Hitler
(d) Reagan
2) Quelle est votre parti politique
préféré ?
(a) Lutte Ouvrière
(b) UPR
(c) Aube Dorée
(d) Tea Party
3) Vous passez devant un SDF qui fait
la manche. Quelle est votre réaction ?
(a) Je lui offre l’Humanité, je
lui parle de lutte des classes.
(b) Je lui donne un euro,
je lui souris.
(c) Je le bastonne à coup de batte de
base-ball, je lui dessine une croix gammée sur le ventre.
(d) Je fais un bras d’honneur à cet assisté, je lui conseille de se
bouger le cul.
4) Votre air préféré ?
(a)
L’Internationale
(b) La Marseillaise
(c)
Maréchal, nous voilà
(d) Antisocial
5) Votre vision
des femmes ?
(a) Une prolétaire opprimée
par un fumier de mari et un salaud de patron.
(b) Une frangine aussi paumée
que moi, embarquée sur le même bateau.
(c) Deux seins et un vagin dans
une cuisine.
(d) Deux bras et un ventre sur
le marché du travail.
6) Une œuvre philosophique ?
(a) Le Capital, de Karl Marx
(b)
Les mystères de la gauche, de Jean-Claude Michéa
(c) Mein
Kampf, d’Adolf Hitler
(d) La richesse des nations, d’Adam Smith
7) Vous attendez le métro. On annonce
un quart d’heure de retard. Votre réaction ?
(a) Tant mieux, ça
va mettre la pression sur les bourgeois capitalistes.
(b) Il y a
sûrement une bonne raison à ça, prenons notre mal en
patience.
(c) J’organise une ratonnade dès que j’aperçois des
agents de la RATP basanés.
(d) Fumiers, c’est la troisième fois
cette semaine que je suis pris en otage.
8) Si vous étiez une
partie de votre corps ?
(a) Le cœur
(b) Le cerveau
(c)
Le poing
(d) Le nombril
9) Vous recevez votre feuille d’impôts.
Votre réaction ?
(a) Génial : ça va aussi faire chier les
patrons.
(b) Un moment pas agréable mais je participe à la vie
collective.
(c) Je dénonce un voisin pas très catholique qui
paye moins d’impôts que moi.
(d) On baigne dans le communisme
stalinien le plus pur.
10) Votre devise pour la France ?
(a)
Liberté de virer les patrons, égalité des salaires, fraternité
entre travailleurs
(b) Liberté, égalité, fraternité
(c)
Ein Volk, ein Reich, ein Führer
(d) Libéralisme, esclavagisme,
nombrilisme
11) Vous êtes bloqué dans votre voiture à cause
d’une grève. Votre réaction ?
(a) Je laisse ma voiture sur place
pour les rejoindre.
(b) Je patiente tant bien que mal en
écoutant la radio.
(c) Je réfrène mes envies de les
déporter en camp de travail.
(d) Je prends des photos des
grévistes et je les envoie au Medef, on ne sait jamais.
12) Un principe philosophique ?
(a) Prolétaires de tous les pays,
unissez-vous.
(b) Vivez, si m’en croyez, n’attendez
à demain.
(c) Arbeit macht frei.
(d) Vive la concurrence libre et non
faussée !
13) Si vous étiez une main ?
(a) La main jaune de
SOS Racisme.
(b) La main tendue à un ami dans la
merde.
(c) Ma main dans ta gueule.
(d) La main invisible du marché.
14) Vous passez devant le Louvre. Votre
réaction ?
(a) Tiens, et si je snobais ce symbole de la culture
bourgeoise et réactionnaire qui n’a cessé d’écraser le
prolétariat ?
(b) Tiens, et si j’y passais l’après-midi ? Ça
fait longtemps que je n’y suis pas allé.
(c) Tiens, et si je
posais une bombe pour faire déguerpir tous ces touristes japonais
?
(d) Tiens, il n’y a pas grève, aujourd’hui ? Il faudrait tout
raser, virer ces fonctionnaires, puis installer une
zone commerciale ouverte sept jours sur sept.
15) Votre juron préféré ?
(a)
Salaud de patron !
(b) Bordel de merde !
(c) Sale métèque
!
(d) Marxiste !
Résultats :
Comptez le nombre de réponses (a), (b), (c) et (d).
- Si vous avez une majorité de (a) :
un Quotient Robinien faible. Désolé de vous annoncer que vous êtes
en train de rater votre vie.Vous avez le parfait profil du loser.
Votre cas est difficilement récupérable. Marxiste, gauchiste,
collectiviste, stalinien : vous êtes tout ça à la fois. Peut-être
que dans une vie future, vous aurez la chance d’être réincarné en
winner libéral, qui sait ?
- Si vous avez une majorité de (b) :
un Quotient Robinien moyen. Vous êtes exposé au côté obscur de la
Force. Mais tout n’est pas complètement perdu. Étudiez
le programme de Reagan, récitez l’Évangile
selon Saint Milton Friedman, allez faire un stage au Medef.
Votre vie s’éclairera !
- Si vous avez une majorité de (c) : un
Quotient Robinien plutôt gonflé aux hormones. Être
de droite, c’est bien. Mais ne pensez-vous pas que trop de droite tue
la droite ? On ne vous demande certes pas d’être marxiste (et puis
quoi, encore ?) M’enfin bon, quand même...
- Si vous avez
une majorité de (d) : un Quotient Robinien parfait. Félicitations !
Vous êtes de la race des seigneurs. Même si vous êtes calomnié...
En réalité, on vous jalouse, on vous envie. Mais ne changez rien.
Vous prenez votre vie en mains, vous n’êtes pas une racaille
collectiviste stalinienne. Un winner de chez winners ! Vous avez
parfaitement compris le sens de la vie !
Archives :
1er
épisode de la Robinoscopie : Jean et Akila
2ème
épisode de la Robinoscopie : Le JT Intelligent
3ème
épisode de la Robinoscopie : L’interview de Jean Robin à
Imposteur-magazine.fr
4ème
épisode de la Robinoscopie : Le dîner de cons
5ème
épisode de la Robinoscopie : La
vidéo noire
de Jean Robin
(Ou : accès direct à La
vidéo noire de
Jean Robin,
sur Youtube)
LE LIVRE NOIR DE JEAN ROBIN (ou ROBINOSCOPIE)
6ème
épisode :
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La vidéo noire de Jean Robin
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À ceux qui s’interrogeraient, dubitatifs : « Une vidéo ? Que vient faire une vidéo, au beau milieu d’un livre ??? »
Je répondrai : eh bien oui, ami lecteur. Eh bien oui, délicieuse lectrice. Une vidéo noire a toute sa place dans un livre noir.
Et je le démontre.
Notre rédaction a envoyé nos plus fins limiers pour enquêter sur le phénomène Jean Robin. On a crapahuté dans la région méconnue de Robinland (de Robin des villes à Robin des champs, en passant par Robin des bois). Des jours de planque. Une filature serrée. Des témoignages troublants.
Cette vidéo vous révèle la quintessence du Robinisme. Chers lecteurs, adorées lectrices, elle vous permettra aussi de découvrir, en avant première, les thèmes qui seront abordés dans le JT Intelligent n°39. Ainsi que dans le JT Intelligent n°40. Ainsi que dans le JT Intelligent n°41. Ainsi que dans le JT Intelligent n°42. Ainsi que dans le JT Intelligent n°43. Alors, les plus curieux parmi vous hasarderont : et pourquoi pas dans le JT Intelligent n°44 ? Je répondrai : c’est possible mais pour l’heure restons prudents.
Pour tous ceux qui souhaiteraient se plonger dans l’oeuvre du journaliste intelligent, mais qui ne sauraient par où commencer (tant les concepts sont riches, denses et multiples), je crois que cette vidéo est une bonne introduction à la pensée robinienne.
Pour nos spectateurs, Jean Robin va même jusqu’à exhiber une queue poilue ainsi qu’à montrer une chatte en gros plan (voir à partir de 1’30). Une vidéo 100% frisson et extase. Garantie satisfait ou remboursé.
Que les plus pressés d’entre vous (ou les débutants en robinisme) fassent l’effort de regarder ne serait-ce que la dernière minute : c’est du concentré, avec de vrais morceaux de Jean Robin dedans.
Archives :
1er
épisode de la Robinoscopie : Jean et Akila
2ème
épisode de la Robinoscopie : Le JT Intelligent
3ème
épisode de la Robinoscopie : L’interview de Jean Robin à
Imposteur-magazine.fr
4ème
épisode de la Robinoscopie : Le dîner de cons
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