Je n’écris que sous un seul pseudonyme. Quant au reste de ton propos, machiavel, j’en apprécie la lucidité de la première remarque -en majuscule gras, voilà qui est presque trop lucide.
Etre à côté de la plaque me convient bien si c’est passer loin de ta vision haineuse du monde (ah non... tu ne fais que de l’analyse froide... en te référant à Satan, par exemple ?).
En fait, tu es le pendant soralien de Hijack ici : du propos étalé avec science et manière, une indubitable volonté de se démontrer supérieur aux autres et pourtant, en ne proposant jamais que du propos qui ne le mérite pas.
Fut un temps, je discutais ici. J’essayais de donner mon humble avis. Je cherchais à partager mes idées avec les autres. Mais il est évident que ce n’est pas possible. Donc, je m’amuse avec ce(ux) qui traîne(nt). C’est meilleur pour la santé : rigoler, ça fait toujours du bien.
Platon en son temps, nous décrivait déjà bien simplement cette mécanique de réplétion infinie à laquelle nous sommes tous soumis -à des degrés divers, certes. Seulement, il faudrait peut-être ne pas oublier une chose (évidente pourtant) : quand on ne vous propose pas quelque chose, que vous le désiriez ou non, vous ne pouvez l’avoir...
Les besoins primaires étant ceux qu’ils sont, nous serions, bien évidemment, capables d’aller chercher la nourriture qu’il nous faut pour vivre ;jusqu’à faire usage de la violence pour obtenir satisfaction, bien sûr. Mais pour tous ces autres besoins -de ceux qui participent d’un confort relatif (dont on serait idiot de vouloir se passer... Un toit, un lit, de l’eau et de l’électricité pour les repas ; ça rend la vie plus simple) jusqu’à ceux qui sont l’image même d’un excès de possession sans mesure avec ce qui est réellement nécessaire à une vie (les ordinateurs, les téléviseurs, les téléphones portables, les fours micro-ondes, les Senseo, les fringues qu’on change tous les six mois parce que ça ne plait plus... aux autres, les baladeurs, les Ipods, et que sais-je encore...)- ; pour tous ces autres besoins, les petites gens, le lambda qui n’est pas un génie, pas un être capable de penser, systématiser, créer, produire ces divers produits superfétatoires, toutes ces personnes dont je fais partie se passeraient sans aucune difficulté de ces produits de consommation que d’aucuns avouent (dans le souffle d’un murmure, parfois, c’est vrai...) être superflus. Car si on ne les leur proposeraient pas, ils ne les voudraient pas.
En tout cas, il est bien facile de prétendre être une sorte de penseur qui a tout compris sur tout, qui pense que lui n’écartent pas les fesses dans le seul besoin d’être pénétré (influence soralienne, certainement). Il est bien facile de prétendre être au-dessus d’un lot d’idiots qui créent eux-mêmes leur douleur et se faire passer pour un être supérieur pour cela (référence spartiate, probablement). Il est ridicule au possible, par contre, de se réclamer du Christ et faire autant montre de haine à l’égard de son prochain (façon Hillard dans une de ses dernières interviews...)
Je dois dire que j’apprécie tes propos, cassia, quand ils ne frappent pas aveuglément sur les Juifs (pour lesquels, je le répète, je n’ai aucune sympathie). Cette revendication forte pour une attache à la terre, au vrai, à l’humain fait plaisir.
Et ton contradicteur du moment est tout de même un joyeux farceur : qualifier de pavé un bouquin aussi maigrichon que celui de La Boétie... c’est être un drôle qui ne dit pas qu’il a probablement chopé telle ou telle citation sur le Net.
Internet ou l’aubaine de ceux qui ont un besoin impérieux de la ramener avec une culture qu’ils n’ont pas...
Famine a écrit : "c’est nul." C’est sa manière de montrer son "droit de ne pas aimer", non ?
C’est quand même marrant, tous ces gens qui s’affichent sur le net, attendent des applaudissements (quoi de plus naturel...), prétendent accepter ne pas être aimés mais râlent dès que quelqu’un le leur dit...
Internet permet à tout un chacun de faire sa petite star, c’est sûr... Il permet aussi à tout un chacun de lui dire directement ce qu’il en pense.
Bien évidemment, je me range du côté de Famine... Et non, je ne suis pas sarkoziste, ni lepeniste, ni mélenchoniste, ni rien du tout. Je laisse ça aux autres.
Ce que je ne comprends chez Bernard, c’est cette façon de ne jamais construire de réels dialogues, ne jamais ciseler ses mots, ses formules et simplement sortir une ou deux vannes bien fades par vidéos comme nous, nous les sortons en un claquement de doigts au boulot... Ce qu’on attend d’un comique, d’un amuseur, c’est tout de même qu’il fasse un tant soit peu mieux que ce que nous, nous sommes capables de sortir au boulot, à 7 heures du mat’, la tête encore bien dans le c.., non ?
Je ne connais pas Enora Malagré mais il est vrai que son propos sonne juste. Le rire simiesque de Hanouda va avec ses manières primaires dont il fit usage dans diverses émissions de qualité extrême tel le Morning (ou un titre du genre) de M6.