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Morpheus

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  • Premier article le 29/11/2013
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  • 4 votes
    Morpheus Morpheus 1er juin 2013 18:57

    Au final, je dois dire que je n’ai rien appris que je ne sache déjà à propos de Femen. Iseul manque cruellement d’analyse pour tirer véritablement parti de cette expérience. Elle n’est pas claire et surtout, ne semble pas avoir une vision documentée et pertinente sur ce qu’est (ou n’est pas ) le féminisme.

    Morpheus



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 30 mai 2013 21:13

    Même sans usure ni intérêt, une économie fondée sur la monnaie ne pourra jamais permettre une répartition équitable des biens, services et ressources de la planète (répartition des richesses).
    Pourquoi ?
    Parce que l’économie fondées sur la monnaie a été inventée pour gérer une économie d’échanges fondés sur la pénurie. L’économie marchande part du principe que les uns ont des surplus de certains produits et qu’il les échangent contre les surplus d’autres marchandises. La pénurie est relative, puisqu’elle dépend de la zone d’activité : dans telle zone, on produit du fer, dans une autre il n’y a pas de fer mais du charbon, dans la troisième il n’y a ni fer ni charbon mais du blé (je simplifie).
    Cependant, tout cela pourrait sembler bien, mais ce n’est pas aussi simple. Pour donner de la valeur aux biens, il faut que ceux-ci soient rares : un bien rare voit sa valeur augmenter, un bien abondant voit sa valeur diminuer.
    Et il en va de même avec la monnaie elle même (inflation).
    Si à cette situation on ajoute la sacralisation de la propriété privée lucrative, le système devient carrément pervers, car il induit le vol des terres, qui permet le vol des ressources, qui permet le vol du pouvoir (les riches achètes les terres qui produisent les ressources et avec l’argent qu’ils tirent de ces richesses gratuites (elles sont offerte par la Terre), ils achètent les politiciens (qui ont besoin de beaucoup d’argent pour leurs camapgnes électorales et de réseaux d’influence pour leur carrière).
    Tant que la Terre n’était pas reliée (entièrement explorée), cette situation représentait une certaine logique, mais à présent que l’on peut faire le tour de la planète en quelques heures ou en quelques jours et scruter le sol avec des engins qui analyse sa composition depuis l’espace, la situation est radicalement changée. L’enjeu est donc, soit une dictature mondiale (gouvernement mondial d’une élite oligarchique et ploutocratique = nouvel ordre mondial), soit une Nation Mondiale sans gouvernement (sorte de fédération de villes libres, semi-autonomes en énergies et en biens de première nécessité, selon les ressources locales, mais reliées entre elles pour partager les ressources non disponibles dans certaines régions).
    La condition sine qua non de la réussite de cette seconde option est une économie basée sur le partage équitable des ressources permettant, grâce notamment à un réseau cybernétique reliant toutes les villes libres, de générer l’abondance pour tous.
    C’est techniquement réalisable, par contre l’aspect utopique est dans le changement de mentalité et de culture que cela implique et nécessite.
    Pour ce qui est de nourrir la planète, le rapport Ziegler montre que la planète peut nourrir ACTUELLEMENT douze milliards d’individus (nous sommes sept milliards). le problème n’est donc pas le manque de nourriture, mais le manque d’argent pour se procurer la nourriture. Nous ne sommes donc, techniquement parlant, pas devant un problème de pénurie de ressources, mais de vol des ressources par quelques grands industriels, sociétés internationales et groupes bancaires.
    En étudiant les implications et les conséquences de la monnaie sur les rapports entre être humains, on s’aperçoit que 90% (au moins) des problèmes sociaux pourraient être résolus dans une économie de partage permettant de générer l’abondance.
    La clef est donc la méthode ad hoc pour parvenir à une abondance pour tous.
    Cela me semble un objectif noble et « sacré ».
    Cordialement,
    Morpheus



  • 2 votes
    Morpheus Morpheus 30 mai 2013 17:21

    Je vais essayer de répondre simplement (j’ai bien dis "essayer").
    Il existe une devise des philosophes qui dit « Primum vivere, deinde philosophari » (D’abord vivre, ensuite philosopher).
    Voici comment j’interprète cette devise : la philosophie, la métaphysique, la spiritualité (trois sujet qui personnellement m’intéressent) sont une nourriture pour l’esprit et correspond à un besoin de l’Homme (l’humain) ; MAIS le besoin prioritaire de l’Homme dans le monde manifesté (le monde physique) n’est pas la nourriture de l’esprit, mais bien la nourriture du corps.
    Il nous faut d’abord établir, en priorité, une structure sociale qui assure les besoins de base fondamentaux : nourriture (et eau), habitation (logement), santé (soins médicaux), sécurité (relations sociales pacifiques).
    Comment parvenir à cette situation ? Une seule solution : générer l’abondance POUR TOUS. Car la cause des causes de la majeure partie des conflits humains et du déclin de la civilisation actuelle est la (fausse) pénurie, c’est-à-dire la répartition inégale des ressources de la planète.
    Aucune religion, même bien intentionnée, même progressiste, ne pourra faire que l’on puisse développer une économie non monétariste, basée sur une gestion intelligente et respectueuse des ressources, et réparties équitablement à tous sur toute la planète, car une telle abondance requiert des connaissances techniques et scientifiques, non des dogmes ou des lois divines (du reste, la seule "loi divine" que je sois personnellement en mesure de reconnaître c’est la loi de causalité réciproque, et je ne la considère pas divine, mais comme étant simplement le processus de la Vie elle-même).
    Lorsque nous avons établis cette société d’abondance, le corps étant satisfait, alors nous sommes libres de nourrir, comme bon nous semble (dans le respect de la liberté des autres - en ce compris les membres de notre propre famille !), notre esprit.
    Cela devient d’autant plus aisé que pour parvenir à l’abondance visée, seule l’automatisation de la production et de la distribution est pertinente (car plus efficace que le travail humain). Libéré de la monnaie et libéré du travail obligatoire, rassuré et assuré de combler ses besoins matériels, l’être humain peut enfin se consacrer aux quêtes spirituelles, philosophiques et métaphysiques qu’il désire.
    Bon, l’idée est simple, l’expliquer m’a quand même demandé quelques phrases.
     smiley
    Cordialement,
    Morpheus



  • 2 votes
    Morpheus Morpheus 30 mai 2013 15:10

    « MA » science athée ?
    D’abord, je n’ai pas parlé, moi, de LA science, mais DES sciences, parce que précisément je ne suis pas dans une logique scientiste qui considère les sciences que le Graal ultime de la connaissance.
    Les sciences ne sont pas la cause des dérives scientifiques : ce sont les choix des humains d’utiliser les sciences et les connaissances techniques et scientifiques d’une certaine façon et avec certains objectifs qui sont en cause. Il n’est pas difficile de comprendre que bon nombre de calamités engendrées par des technologies modernes auraient pu être évitées dans un monde qui n’est pas gouverné par le paradigme du profit. Considérer, dès lors, que c’est « la science » qui est la cause de ces calamités est erroné.
    Ce que je préconise, par contre, pour résoudre les problèmes que rencontrent les humains dans la société, c’est la méthode scientifique, qui elle, a fait ses preuves pour résoudre les problèmes.
    L’origine des lois trouve historiquement ses racines dans la démarche religieuse (comme en atteste l’étymologie). Les hommes de religion, comme les hommes de loi, sont persuadés que l’on peut résoudre les problèmes humains en imposant des lois. Je réfute cette idée, jamais vérifiée en 8000 ans de civilisation.
    Une loi n’est que l’expression tragique de notre impuissance à résoudre un problème ; réguler n’est pas résoudre. Et je ne crois en aucune façon qu’une loi ou un texte écrit de main d’homme puisse émaner d’une quelconque entité divine.
    Comme l’exprime plutôt bien Matthieu Ricard : « Certains considèrent que la prétention de la science à tout connaître sur tout est illusoire : la science est fondamentalement limitée par le domaine d’étude qu’elle a elle-même défini. Et si la technologie a apporté d’immenses bienfaits, elle a engendré des ravages au moins aussi importants. De plus, la science n’a rien à dire sur la manière de conduire sa vie. (...) S’adonner pendant des siècles à l’étude et à la recherche ne nous fait pas progresser d’un pouce vers une meilleure qualité d’être, à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens. »
    Ce que dit Matthieu Ricard est pétri de bon sens, toutefois, son observation néglige un aspect important : il juge l’impact de la science sur nos vies et notre environnement à l’aune de la société dans laquelle nous vivons.
    Pour juger du caractère fantaisiste ou réaliste d’une idée nouvelle, il nous faut donc envisager les choses en dehors du carcan étroit des conditions actuelles, sans quoi nous condamnerions la proposition sur des arguments fondés sur les conditionnements mêmes que l’on cherche à changer, ce qui serait le comble de l’absurde.
    Dans ce que dit Matthieu Ricard, il ne faut donc surtout pas négliger le passage (...) à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens.
    Les religions ont été incapables, en 8000 ans, de créer l’abondance, de générer la paix, de tisser des liens sociaux bienveillants, de respecter la planète. Elles sont non pertinentes et donc les principes religieux sont obsolètes. Les religions sont probablement même parmi les plus grands dangers qui pèsent sur l’humanité tout entière. Après tout, les USA ont des armes terrifiantes, ils sont capables de les utiliser, et c’est une nation où tout se fait sous le regard et au nom de Dieu...
    « Dieu » nous préservera-t-il de la folie de ses nervis ? L’Histoire nous a montré que non.
    Cordialement,
    Morpheus



  • 6 votes
    Morpheus Morpheus 30 mai 2013 11:45

    L’Islam a-t-elle une place dans les sciences ?

    NON, car l’Islam - comme le christianisme ou le judaïsme - est la soumission à une prétendue divinité qui place l’homme au dessus des lois naturelles, au dessus de la Terre, au dessus de la création.

    Ce qui est absurde, arrogant, vaniteux, irrationnel et totalement non pertinent.

    Mais OUI si l’on considère l’Islam (et les autres phénomènes religieux) comme un phénomène de folie collective devant faire l’objet d’une étude sociologique.

    Cela dit, il y a bien un proverbe arabe qui dit « Celui qui cherche à s’instruire est plus aimé d’Allah que celui qui combat dans une guerre sainte. »

    Oui, mais, et si l’instruction mène à comprendre que la religion n’est pas pertinente ... ?

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