peut-on s’en sortir en continuant à soutenir une société basée sur la monnaie ?
C’est la question "finale", mais pour accéder intellectuellement à celle-ci, à ceux à qui tu adresses cette question, il faut avoir suivi un parcours idéalement balisé.
Pour beaucoup cette question ne se "pose" pas, tout comme la solution du revenu inconditionnel et d’autres propositions alternatives.C’est difficile d’appréhender ces choses révolutionnaires.
Cette autre puissance est complètement inconnue, nous ne savons pas
encore à quel sauce nous allons être mangé, mais mon petit doigt me dit
qu’il ne faut pas être pessimiste, et que nos regards doivent se tourner
vers la Russie...
Je ne sais pas, c’est d’une manière tout attendre de l’extérieur.Pourquoi la Russie viendrait "secourir" l’Occident ?
" Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur « qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait. Mais les autres ? Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ? À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus ?... Qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c’est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies. "
Je ne vous vise pas. Je ne crois simplement pas en une sortie par le haut de la crise que les pays d’Occident, les anti-Système amènent des billes de plomb pour abattre la Muraille du Système. Je dis et je crois que le Système s’effondrera de lui-même, sous son propre poids, et que cet effondrement sera brutal puisqu’il écrasera aussi les maçons qui tentent jusqu’à présent de l’entamer brique par brique. J’espère me tromper, comme tout le monde.
Voter pour qui, pour quoi, si ça donne une impression de participer à quelque chose de constructif, ce n’est pas le sujet. Je pense aussi prendre de la distance, peut-être un peu trop.
Il me semble que dans la direction actuelle vous y allez tout autant, vers la destruction. Et je pense que le point de non-retour est largement dépassé, mais n’y a-t-il jamais eu dans son Histoire l’occasion, pour l’ingénieux Occidental, de solutionner cette question de la remise et de la saisie du Pouvoir entre des mains légitimes ?