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Il y a bien plus intéressant si l’on veut mettre de l’huile sur l’hortefeux que ces lapsus-linguae. Il suffisait de voir Elise Lucet face à ce ministre pour comprendre qu’il ne comprend pas grand chose aux problèmes des banlieues.
Jeunes laissés dans la désespérance, sans boulot, "ghettoisés ". Pas de mixité. Beaucoup sont "calibrés". Et notre ministre qui dit tout faire pour arranger ça. Le nettoyeur évoqué par le président de la république n’a servi qu’à exacerber la violence.
On est dans le surréalisme total, le dialogue de sourd. Tout glisse sur les plumes du canard ; il est dans son monde politique virtuel, cent pour cent à côté de la plaque, il se donne des satisfécits.
Prévention : zéro ! La répression régression est plus politiquement avantageuse mais jusqu’à quand ? On ne met pas toujours comme ça la charrue avant les bœufs. Les Français vont comprendre que la violence a augmenté, on peut l’espérer.
Le riche crée de la pauvreté et fait des pauvres ses ennemis quand ceux-ci sont acculés à vivre d’expédients.
On fait une mauvaise politique et l’on voudrait se servir des conséquences de cette mauvaise politique pour alerter la population et gagner des voix.
Quelle tristesse le pouvoir fuyant les responsabilités, qui ne se remet jamais en question, qui a toujours raison. Le lapsus est au niveau de la politique. A basse politique, lapsus en dessous de la ceinture, c’est révélateur.
On n’est pas étonné de voir un bon pommier porter de jolis fruits, pourquoi serait-on étonnés de voir des ronciers porter des épines ?
Occupation financière.
A entendre les différents points de vue, on imagine la complexité du problème, à savoir la place de l’euro dans l’économie mondiale et sa viabilité dans le long terme.
Une monnaie a du poids quand elle est d’un pays qui a un volume de marché suffisant. On n’arrive toujours pas à la cheville des Américains à ce sujet malgré leur dette, notamment auprès des Chinois.
Une dette n’est pas un luxe que peuvent se permettre les pays pauvres (on ne prête qu’aux riches et c’est valable pour les pays comme pour les gens).
Le formidable dynamisme de la Chine vient du fait que tout a été à construire en un développement rapide et ce, sans considération humaine aucune. Devant un tel eldorado sans état d’âme, comment des industriels européens ne seraient pas tentés ? Les délocalisations se sont faites : business is business.
La Chine va grandir, toute l’Asie, et nous allons rapetisser. Notre système n’est absolument pas compétitif. C’est comme ça : l’euphorie est dans les périodes de croissance.
Les pays émergents émergent par la croissance industrielle et les marchés, pas par les valeurs humanitaires ou écologiques mais parce qu’un nombre de plus en plus grand de leurs ressortissants y trouvent leur compte.
Donc tout s’est discuté sur le plan du fric, dans cette émission, des marchés, du profit que font les uns sur les autres. Avec cependant un peu de naïveté : une solution politique possible à l’entente des pays en zone euro ; c’est peu probable.
Les Chinois achètent la Grèce ; ce n’est qu’un début. On résiste ou on collabore ? La guerre économique est plus expansionniste qu’une guerre ordinaire. Nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Ah ! Malraux ! Le vingt et unième siècle n’est pas parti pour être spirituel ! L’argent triomphe ; le veau d’or est toujours debout et on implore sa puissance, bien que puissance et pouvoir ne soient qu’illusions.
Liu Xiaobo en prison, ce n’est pas anodin ; il faut dire aux nouveaux riches Chinois qu’on a encore des valeurs susceptibles de sauver la terre car le veau d’or égare les hommes, les éloigne des valeurs les plus riches de l’être, chose qui s’oublie si facilement.
A.C
Des lois ? Contre qui ?
L’aricle 32 ter A de la loppsi 2, loi contre l’immigration et contre les habitations précaires Eric Besson s’en réjouit. S’il veut nous prouver qu’un socialiste peut trahir un idéal socialiste, ce n’est pas la peine, on a déjà compris.
Les préfets vont avoir carte blanche pour faire appliquer ces lois élaborées dans un monde qui n’a aucune idée des difficultés de vie des gens de la base. Les préfectures, œuvre du centralisme napoléonien sont maintenant à l’usage du centralisme « naboléonien ».
Cette discussion Valls Besson est vaine et presque infantile, en tous cas dénuée de bon sens car aucun intéressé, reconduit dans son pays ou vidé de son habitation précaire n’y participe.
On est dans la démocratie des mots crasseux, à gauche comme à droite, en des discussions stériles juste histoire de se faire voir avant les élections pour rappeler qu’on existe.
Et les médias, qui ne s’engagent pas car ils vivent de ça et des évènements scandaleux qui peuvent faire un scoop. La cuisine médiatique n’offre pas une nourriture de l’esprit qui puisse être édifiante mais que ces sempiternels affrontements verbaux entre politiques pour un spectacle de plus en plus affligeant.
On vote pour une politique représentative qui retourne toujours à ses mêmes aberrations : la légèreté et l’inefficacité, les places pour les copains et les coquins.
Hé ! Monsieur Valls ! Hé ! Arrêtez de ratiociner ! « Tout ce qui est humain est nôtre », ça vous rappelle quelque chose ? Comment sortir d’un tel merdier politico-médiatique ?
Le monde des petites gens, vous ne le méritez pas Monsieur Valls, pas plus que ceux de droite et nous ne vous recevons pas car dans notre pauvreté, vous n’avez pas vu nos richesses.
A la longue, le mot « socialiste » va finir par devenir péjoratif si vous ne prenez pas le parti des plus faibles et des exclus. Il est peut-être encore temps de le faire. Il y a de bonnes résolutions qui ne sont pas les pavés de l’enfer politique.
A.C
Pauvres humains riches en fric !
Jouer avec l’argent qui gagne de
l’argent, qui est une entreprise d’usure à la puissance quatre ; jouer
avec le nerf de la guerre, ça demande une soumission totale. Kerviel n’avait
pas pris la mesure de ce rouleau compresseur dans un monde où l’on a un cerveau
uniquement programmé pour les chiffres, des neurones comme des compteurs et des synapses comme des bus.
Mais il n’y a qu’une banque pour réclamer le prix de la faute professionnelle grave + de la prison. Moralité : il y a blasphème contre l’adoration du veau d’or, cette idolâtrie à l’échelle mondiale.
La valeur humaine ne pèse pas lourd devant la valeur boursière ; cette affaire nous le démontre de manière spectaculaire.
Il est plus dur à une banque de reconnaître son erreur que pour un chameau de passer au travers du chas d’une aiguille.
A.C
Régression.
Derrière la rigolarde à la voix qui chuinte s’est révélée une reine Mergault hautaine et méprisante et le charme de la petite coquetterie dans la voix, les mimiques infantiles, ont d’un coup perdu leur attrait.
Ruquier qui manie si bien la « fiente des esprits qui volent » selon Victor Hugo dans « les Misérables », (le jeu de mots), a montré aussi la face cachée de l’homme qui se prétend un contribuable honnête.
On n’est pas couchés mais si on se couche devant certaines compromissions comme ça, c’est qu’il y a de l’ambiguïté qui feint de s’ignorer dans les âmes.
J’ai quitté la cour de l’école Ruquier au moment du clash. Beaucoup s’intéressent à cette émission et à cet évènement révélateur de la misère télévisuelle.
Exigeons des émissions plus édifiantes, même si j’ai dit « fiente » pour les jeux de mots !
A.C
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