"Zemmour n’est ni plus ni moins qu’un élément actif du CRIF au service du peuple élu..."
Je ne le crois pas, parce que le CRIF ne prendrait jamais un tel risque : ceux que Zemmour réveille peuvent fort bien se réunir et s’organiser ensuite "Hors Zemmour", si je puis dire.
Et parmi ceux qu’il a réveillé, ils seront nombreux à voter Front national, y compris des Juifs.
Or, quand je vois un sondage comme celui que vient d’effectuer Fondapol sur le thème "L’antisémitisme dans l’opinion publique française - Nouveaux éclairages", je me dis, en voyant l’orientation des questions, que le vote FN juif commence à faire peur.
Absolument pas. Un véritable homme politique - qu’il faut distinguer du carriériste -, a un projet politique et il tente de se doter des moyens de le matérialiser.
Zemmour, lui, est un médecin qui s’efforce de reconstituer les causes de la maladie et de décrire les divers symptômes qui la caractérisent.
Mais il ne prescrit pas de remède, en partant du principe qu’arrive ce qui doit arriver et que rien ne peut l’empêcher, ce qui fait que ni le pire ni le meilleur sont inéluctables, ils sont simplement non prévisibles.
"C’est vrai que Zemmour semble résigné devant une éventuelle guerre civile."
Résigné, je ne le crois pas, mais il en accepte l’idée. Pour ma part, il y a une vingtaine d’années que j’évoque cette perspective, en disant qu’un jour, il faudra lâcher, à certaines populations, des territoires à l’intérieur desquelles elles bénéficieront d’une très large autonomie, avant d’ajouter, la seule question qui se pose est celle de savoir si ça se fera avant ou après la guerre civile.
"C’est toute la différence avec Soral qui cherche à tout prix à épargner à la France ce péril."
A tout prix ? On peut craindre le pire, dans la mesure où c’est lui qui est demandeur, parce que, pour les musulmans, toutes les conditions sont réunies pour former un Etat (islamique) dans l’Etat laïc, ce qui pour eux est synonyme de mécréant.