"Je pense que Dupont Aignan craint de trop en faire pour ne pas être pris dans le piège médiatique et pouvoir rester ainsi médiatiquement "républicain"..."
C’est l’hypothèse à laquelle je pensais en parlant de critique opportuniste et à usage externe - ce n’était ni insultant ni péjoratif.
"Et concernant les attentats islamistes sur notre territoire tu peux me dire combien il y en a eu sur notre territoire ? combien de morts en tout ?"
En commençant son célèbre "Discours des fleuves de sang", Enoch Powell a émis une réflexion très profonde : "La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. Il rencontre dans cette tâche des obstacles profondément ancrés dans la nature humaine. L’un d’entre eux est qu’il est d’évidence impossible de démontrer la réalité d’un péril avant qu’il ne survienne..."
Et je pense que cela renvoie le discours d’Asselineau - dont, par ailleurs, la complaisance à l’égard de l’immigration du tiers monde et du multiculturalisme me heurte - aux vieilles lunes de l’autruchisme triomphant.
"Oh si quand même , faut voir comment on en parle dans nos médias : Cuba = dictature , pauvre cubains , c’ est tout !"
Les médias poursuivent sur une vieille lancée, c’est donc du psittacisme bien plus que la détestation.
"Depuis que la bourgeoisie a pris le pouvoir ( 1789 ) , oui c’ est le cas puisque le monde bourgeois est basé sur le matérialisme . Mais en a - t-il toujours été ainsi , et n’ en sera -t- il pas autrement ?"
A mon avis, il est du devoir des parents de se soucier de l’éducation, du bien-être et de l’avenir de leurs descendants et si notre patrimoine est ce qu’il est, dans tous les domaines, c’est quand même parce que des dizaines de générations se sont souciées non seulement d’édifier, mais également de conserver afin de transmettre.
"Moi je crois que c’ est une question paradigmatique plutôt que génétique ..."
Peut-être, mais quoi qu’il en soit, je ne suis pas un adepte du tout génétique.
Chacun y a de sa petite, ou kolossale, astuce pour éviter d’entrer en matière sur la question des immigrations allogènes et alterculturelles, ainsi que sur ce multiculturalisme que le philosophe Alain Laurent qualifie de peste intégrale
"Si les gens ont cette opinion formatée et détestent Cuba..."
Plus personne ne déteste Cuba. C’était un danger pendant la guerre froide, une source de subversion pour une bonne partie de la planète, maintenant, c’est plus rien. Même le copmbat que le gouvernement mène contre le racisme ne fait plus sourire.
"mais les Cubains sont beaucoup plus heureux que nous, malgré tout ce qu’on a ici. Demandez-vous pourquoi..."
C’est dans leur gène à ces peuples-là, de ne pas se prendre la tête avec des préoccupations matérielles. Ce qui fait que les Cubains ne lèvent pas le petit doigt pour faire sauter la dictature, mais qu’ils n’en feront pas davantage pour empêcher sa chute quand le castrisme aura fini de faire son temps.