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Stupeur

Alice, 19 ans (ad vitam æternam), fille unique (même en présence de mes quatre frères et soeurs), tutoyeuse incorrigible. 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 27/11/2009
  • Modérateur depuis le 07/12/2009
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    Stupeur Stupeur 20 janvier 2014 16:18

    Il s’arrête jamais de coller des fessées ? J’ai la fesse ferme, heureusement.... smiley 

     



  • vote
    Stupeur Stupeur 20 janvier 2014 16:09

     * * * smiley * * * 

     


  • vote
    Stupeur Stupeur 20 janvier 2014 15:55

    Les paroles de Monsieur Delanuit n’ont rien à voir avec de l’humour. Ses attaques nauséabondes sont inadmissibles, intolérables, inacceptables ! 

     
    Des chasseurs de nazis sont déjà sur sa piste, et il ne pourra leur échapper malgré sa Qagoule inversée !
     
    L’Italie Vaincra !
     
     
    Lettre anonyme rédigée sur papier à en-tête de la LDI




  • 1 vote
    Stupeur Stupeur 19 janvier 2014 12:51

    II

     

    Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !
    Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
    - C’est que les vents tombant des grands monts de Norwège
    T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté ;
     

    C’est qu’un souffle, tordant ta grande chevelure,
    A ton esprit rêveur portait d’étranges bruits ;
    Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
    Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits ;
     

    C’est que la voix des mers folles, immense râle,
    Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux ;
    C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
    Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !
     

    Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
    Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
    Tes grandes visions étranglaient ta parole
    - Et l’Infini terrible effara ton oeil bleu !
     

    III
     

    - Et le Poète dit qu’aux rayons des étoiles
    Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
    Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,
    La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.
     
     


  • 1 vote
    Stupeur Stupeur 19 janvier 2014 12:50

    Arthur Rimbaud

     

    Ophélie

     

    I

     

    Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
    La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
    Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
    - On entend dans les bois lointains des hallalis.

     

    Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
    Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
    Voici plus de mille ans que sa douce folie
    Murmure sa romance à la brise du soir.

     

    Le vent baise ses seins et déploie en corolle
    Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
    Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
    Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.

     

    Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ;
    Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
    Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile :
    - Un chant mystérieux tombe des astres d’or.

     

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