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"L’unanimité de l’opinion est un phénomène très inquiétant, caractéristique de notre âge moderne. Elle détruit la vie sociale et la vie personnelle, qui sont fondées sur le fait que nous sommes différents par nature et par nos convictions (…) l’unanimité de masse n’est pas le résultat d’un accord, mais l’expression du fanatisme et de l’hystérie"
H.Arendt

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  • 2 votes
    Tomek Tomek 1er avril 2015 11:56

    @ariane walter
    Je connais un peu votre parcours pour vous avoir lu quelque fois sur agorouge.

    De l’idolâtrie melenchoniste à l’indignation pro-dieudonné et la découverte de la galaxie conspi...wow

    Bref de la gogoche bien jacobine et réac comme on l’aime (ou pas)

    Reconstruire ? construire tout court, et dans ce cas je suis pour l’abolition de la niaiserie comme discours politique.

    Enfin bonne continuation et bravo pour avoir arrété les medocs.

    @gueguen

    Que dire des souverainistes et autres frontistes, des cocus en devenir ? Des libertins discrets peut-etre...



  • 5 votes
    Tomek Tomek 1er avril 2015 11:48

    @stabilob0ss
    y a des soutiens dont on se passerait volontiers...

    Je ne condamne pas mai 68 en bloc, loin de là. Même si à bien des égards c’était que de l’esbroufe estudiantine. Degaulle a foutu le camp : tant mieux. C’est qu’un détail dans le déroulement mortifère du système capitaliste.

    C’est juste écoeurant ces "que font les jeunes ? nous en 68 blabla.." Complètement à coté de la plaque.

    comme si le contexte economique et politique était comparable. D’un coté une société de plein emploi, de cohésion sociale relative, d’espoir et de reconstruction ; de l’autre une société au bord de l’implosion.



  • 17 votes
    Tomek Tomek 1er avril 2015 11:17

    @Cévennevive

    élever ses enfants et financer ses études aujourd’hui avec un chomage de masse et des petits boulots plus débilitants que jamais, y a du mieux c’est sûr. Le marché immobilier est totalement vérrouillé (pas par les jeunes qui votent supposément FN...) c’est mission impossible de vivre à paris sans être un nanti, alors les appartements sans confort, pour avoir passé une petite partie de mes études en dormant dans ma bagnole, comment dire...Le machisme ? toujours d’actualité, un vrai retour en force même, avec à la clé pour les moins fortunées des viols en réunions qui laisseraient rêveurs les plus terribles des blousons noirs des sixties... Je me demande dans quelle monde vous évoluez...

    Ah oui les jeunes sont tous des bourgeois qui votent FN....

    Tous enfants de parent unique, aliénés dès la naissance par la TV, fruits d’un système éducatif aux mains des valeureux baby boomers pas du tout démissionnaires, qui ont grandi dans la récession économique et vont vraisemblablement vivre une crise inédite, les valeurs civiles et sociales ont intégralement foutu le camp, et il n y a d’autre espoir qu’une révolution ultra-violente, pas dans le genre de la crise d’ado hédoniste de mai 68.

    Bon, certes, je ne vous tiens pas responsable (votre génération) de la situation actuelle, de gaulle ou pas, FN ou pas, c’est juste que vos petites leçons de vie, vraiment vous devriez vous les garder.

    Au passage, les vingt minutes de Walter sous anxyolitiques qui pense être de la vraie gauche (alors que c’est plutot : Mélenchon ---> souverainisme, en passant par la case dieudo, lol) est un grand moment de perte de temps. Heureusement que je l’ai pas regardée.



  • 15 votes
    Tomek Tomek 1er avril 2015 10:16

    @Cévennevive
    "Qu’est-ce qu’ils foutent les jeunes, ils se contentent de voter FN ? Nous en 68, nous avons agi !"

    Les jeunes ont eu à se fader la génération d’avant eux : démographiquement écrasante, historiquement privilégiée, politiquement démissionnaire, totalement réacs sur la longueur, bref si c’était possible je vous renverrais tous volontiers avec vos 65 berges en 1968 pourrir vos propres plus belles années.

    Les jeunes qui votent FN, ben tiens... ils ne votent pas les jeunes, mais quand ça va barder, gare à vos petits derrières confortables, mesdames...



  • 11 votes
    Tomek Tomek 7 janvier 2015 21:01
    À peine 4 heures après la la tuerie de plusieurs journalistes célèbres, l’attentat meurtrier de Paris de ce jour au journal satirique Charlie hebdo est déjà présenté comme le "11 septembre français". Les appels à l’unité nationale, à « faire bloc » derrière l’État démocratique pour défendre la République, se multiplient. Le président français, F. Hollande, s’est immédiatement présenté sur les lieux et a de suite appelé à l’unité nationale contre « une attaque (...) commise contre un journal – c’est-à-dire l’expression de la liberté – contre des journalistes (...) contre l’esprit de la République ». La guerre de la démocratie contre la barbarie a été déclarée : "il faut un combat national contre l’islamisme" a repris un éminent journaliste de gauche (Serge Moati). Le mot d’ordre est lancé : "défendre la démocratie et le république contre l’islamo-fascisme". D’ores et déjà, quelques heures après l’attentat, le parti socialiste appelle à une « marche des républicains » visant à entraîner la population à y participer massivement. L’ensemble des dirigeants du monde, Obama, Cameron, Merkel, Poutine, etc. dénoncent l’attentat et le terrorisme islamiste. La guerre contre l’islamisme, déjà déclarée lors des attentats d’Ottawa (Canada), de New-York et de Sydney de ces derniers mois, va être relancée et les populations vont être appelées à se rassembler derrière leur État démocratique contre le danger terroriste et totalitaire. Les campagnes anti-islamiste et anti-musulman vont redoubler alors même que les manifestations et contre-manifestations sur ce thème sont mises en avant en Allemagne. C’est un véritable climat de guerre que les bourgeoisies de tous les pays, et particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, essaie d’imposer. Et nul doute à cette heure que ce dernier attentat marque une étape dans la mise en avant d’une grande offensive idéologique et politique au niveau international contre la classe ouvrière en vue de lui imposer une atmosphère et une logique de défense de l’État, d’unité nationale et de préparation à la guerre.
    Soyons clairs : nous dénonçons ces actes de barbarie et l’usage du terrorisme. Ce n’est pas une arme de la classe ouvrière. Et surtout, le terrorisme d’aujourd’hui est toujours, directement ou indirectement manipulé et provoqué par les États à la fois comme moyen – et moment – de guerre impérialiste et, en même temps, contre la classe ouvrière : par la terreur généralisée et les mesures de répression que ces actes sanglants justifient ; et surtout par l’utilisation idéologique et politique qui en est faite et qui vise à rassembler l’ensemble des populations derrière leur État et leur bourgeoisie au nom de l’unité nationale et de la défense de l’État démocratique.
    Pour la classe ouvrière, l’alternative "démocratie contre islamo-fascisme" est un piège. Le terrorisme islamiste est produit par les États démocratiques et les rivalités impérialistes exacerbées – l’organisation Human Watch a clairement mis en évidence comment le FBI recrutait et utilisait des déséquilibrés musulmans (ou pas d’ailleurs) pour commettre des attentats de "loup solitaires". Ce n’est pas l’islamisme qui attaque la classe ouvrière, mais les États capitalistes dont la plupart, surtout les principaux, sont démocratiques. Les provocations terroristes et les campagnes anti-terroristes et anti-islamique font partie intégrante des politiques des États et sont utilisées contre la classe ouvrière.
    Plus le capitalisme s’enfonce dans la crise économique et les rivalités impérialistes guerrières, plus le terrorisme se développera et frappera les populations innocentes. Seule la classe ouvrière peut faire reculer les menaces de guerre et de terrorisme en développant ses luttes pour la défense de ses conditions de vie et de travail. Seule, par la destruction du capitalisme, elle peut donner une solution à cette marche à la guerre que celui-ci essaie partout d’imposer dans les esprits et dans les chairs.
    Le prolétariat ne doit pas tomber dans le piège que l’État bourgeois lui tend : être avec les terroristes ou derrière lui, c’est-à-dire derrière son ennemi de toujours. Il doit le combattre plus que jamais.
    Non au terrorisme, non à l’État national et démocratique ! Tous mènent à la guerre impérialiste généralisée.
    Oui à la lutte ouvrière contre le capitalisme, sa misère, sa terreur, et ses guerres !
    Groupe International de la Gauche Communiste, 7 janvier 2015.
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