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  • Premier article le 11/12/2018
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    totof totof 19 octobre 2018 15:37

    @maQiavel
    Un autre article de vous ? Parfait, j’y jette un oeil dès que possible (là, je suis malheureusement en partance). Cordialement



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    totof totof 19 octobre 2018 15:32

    Bon, ok, on va encore s’en prendre plein la gueule, comme d’hab’... Jusqu’au jour où...



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    totof totof 18 octobre 2018 23:53

    @maQiavel
    Super votre article ! A quelques détails prêts, je vous suis.

    Votre parallèle avec l’infrastructure routière me convient moins dans le sens où l’on sait où nous mène une route alors que l’histoire n’a pas de sens en elle-même mais je comprends votre propos : vous dites en gros qu’une démocratie n’est pas possible dans nos sociétés. Je suis bien d’accord mais uniquement pour le temps présent : nous sommes tellement abîmés qu’il serait vain de tenter l’aventure démocratique immédiatement. Cependant, étant donné qu’il y a eu des sociétés sans pouvoir coercitif, nous pouvons considérer que l’humain est capable de créer et de vivre dans des régimes égalitaires avec peu de domination, en tout cas une domination qui exige peu de refoulement de la part des individus.

    Ce serait d’ailleurs un léger bémol que j’adresserais à votre article quand vous appelez les sociétés traditionnelles "primitives" et que vous dites que l’organisation politique y était minimale. Certes, il n’y avait pas de structures de la taille d’un Etat mais les cosmogonies qui organisaient les esprits et le vivre-ensemble étaient bien plus complexes que l’imaginaire qui nous dirige actuellement. Enfin, rester dans le régime politique actuel et tenter de le réformer, revient pour moi à entériner la dégradation fondamentale qu’il fait subir à l’esprit humain, l’éloignant de fait de toute perspective démocratique. Pour faire renaître l’intelligence, il faut coopérer ensemble, ce que le système nous interdit de faire à l’heure actuelle.

    A propos de l’Etat, je vois que, dans votre article, vous citez Rousseau, un contractualiste. Justement, les contractualistes sont globalement d’accord sur le fait que l’Etat est une structure extérieure à la société, une sorte de machine fabuleuse qui vient réformer l’humain pour le socialiser. C’est exactement ce qui se passe dans la réalité : l’Etat se pose sur la société, s’oppose à elle et la fabrique, en quelque sorte, formatant de fait les individus. Il y a certainement là une explication du phénomène totalitaire. L’Etat est un pouvoir politique institutionnel autonome, c’est-à-dire à l’écart de la société, à un tel point que certains politiques en viennent à nier l’existence de la société, à l’image de Thatcher.



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    totof totof 18 octobre 2018 15:14

    @Garibaldi2
    Peut-être mais cela n’est pas une situation normale. De plus, c’est bien contradictoire avec le vernis démocratique, le vernis "peuple" qu’essaye de se donner Mélenchon. En cela, je le répète, il ne vaut pas mieux que Macron qui parle de ceux qu’on voit dans une gare et "qui ne sont rien".



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    totof totof 18 octobre 2018 15:12

    @maQiavel
    J’entends bien ce que vous dites mais n’y a-t-il pas une contradiction dans votre propos ? En effet, vous acquiescez au fait que l’histoire n’est pas écrite à l’avance mais ensuite estimez qu’il est possible de la déduire. La déduction n’est possible que si l’on considère qu’elle est écrite à l’avance (la déduction allant de l’idée au fait). Je ne vois pas une systématicité telle dans l’histoire qui autorise un tel fatalisme.

    Vous évoquez les révolutions antiques mais pour ce que j’en sais, elles étaient tellement différentes qu’il n’est pas possible de les comparer avec les révolutions modernes. Une des raisons principales est qu’il n’y avait pas d’Etat. L’appellation de "cité-Etat" que vous utilisez me semble abusive dans le sens où un Etat est une entité extérieure à la société. Ceci n’était pas le cas de l’Athènes démocratique où les structures de décision étaient comprises dans la société et n’exerçaient pas une autorité extérieure sur les individus : la société était autonome et la prise de décision émanait d’elle, pas d’une entité hétéronome tel qu’un Etat. En cela, l’appellation de cité-Etat pour Athènes relève d’un oxymore peu éclairant sur la situation effective de cette société.

    L’action des grands juristes athéniens tels Solon ou Clisthène a bien sûr été importante mais n’a été rendue possible que par un contexte particulier à Athènes qui résultait de la révolution hoplitique que j’évoquais plus haut. Ils n’ont fait que reprendre l’air du temps qui était le fruit d’une grande vigueur intellectuelle et physique due, pour autant que j’en sache, à des modifications sociales très particulières qui autorisèrent la divulgation de connaissances jadis circonscrites à des cercles très restreints, divulgation qui entraîna de multiples débats populaires sur ces connaissances et un enrichissement collectif : c’est ainsi qu’une humeur démocratique s’est dégagée de cette époque, autorisant les juristes à la transcrire dans le droit.

    Mais si l’on regarde vraiment les choses en face, la démocratie athénienne n’était jamais qu’une sorte d’oligarchie. Si l’on veut vraiment reprendre espoir, il faut se tourner vers l’ethnologie et là, on verra des formes de sociétés qui prenaient des décisions d’une manière que nous appellerions aujourd’hui démocratique. Faisons-nous confiance : le moment démocratique n’est certainement pas encore venu mais il faut recommencer à se parler et à débattre les uns les autres sans être effrayé par les dogmes (je n’écris pas cela pour vous, maQiavel). Il faut réapprendre vivre être ensemble bien loin de sinistres sirs, de sinistres oligarques tels ce Mélenchon...

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