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  • 2 votes
    zeb_66 4 décembre 2014 02:11

    @ Croa

    Il ne faut jamais sous-estimer un ennemi.
    Je n’ai personnellement aucune animosité contre les Américains ;
    par contre j’exècre l’administration et l’élite en place depuis plusieurs
    décennies...



  • 3 votes
    zeb_66 4 décembre 2014 02:01

    Aujourd’hui il n’y a plus de pétrole facile, nulle part !

    Quelques chiffres montrant l’évolution du rendement des

    investissements dans l’industrie pétrolière :

    Le ROI (retour sur investissement)

    1900 : > 100

    1960 : 30

    2006 : 6

    C’est à dire pour 1$ investi, un retour de 100$ en 1900 pour

    tomber aujourd’hui à moins de 6$.

    Lorsqu’il faudra investir 1$ pour "gagner" 1$ il vaudra mieux

    rester couché, même s’il reste encore beaucoup de pétrole !




  • 2 votes
    zeb_66 4 décembre 2014 01:38

    @ gerfaut
    Je ne parle pas de prix de revient pour la Russie et pour l’Iran,
    mais du niveau de prix du brut nécessaire à l’équilibre du budget
    de l’État.
    Ces 2 pays, comme le Venezuela aussi d’ailleurs, utilisent massivement
    les recettes pétrolières dans l’établissement du budget.
    C’est le profil de pays insuffisamment industrialisés.
    Bien entendu ils ont des coûts de production beaucoup plus faibles.
     



  • 16 votes
    zeb_66 3 décembre 2014 18:22

    La chute des cours n’est pas due à des manipulations politiques pour
    déstabiliser certains pays, d’ailleurs les curieux peuvent aller lire
    les journaux financiers ou pétroliers américains, ils verront que
    les USA sont maintenant gravement impactés par la baisse des cours,
    Barclays et Wells Fargo entre autres font salement la gueule, en
    faite toutes les compagnies (pétrolières ou financières) impliquées
    dans le fracking.
    La raison en est simple : les coûts d’extraction aux US est en moyenne
    de 75$/baril or le WTI est chez eux à 60$ aujourd’hui !

    Il faut chercher ailleurs la raison de cette chute et il y en a 2 :
    1/ La crise est maintenant mondiale et d’ampleur jamais connue.
    En conséquence la production industrielle et la consommation pétrolière
    déclinent.
    Il faut savoir que d’une part, on ne ferme pas un puits comme on ferme
    un robinet, il s’agit d’une opération longue et couteuse, afin d’éviter
    la dégradation du gisement et donc les entreprises d’extraction ne s’y
    résolvent qu’en dernier ressort.
    Or l’activité pétrolière fonctionne en flux tendu, 2-3% de différentiel
    Production/Vente chahute déjà les cours, au-delà c’est carrément le yoyo.
    Donc la conso baisse et les pétroliers ont tardé à diminuer l’extraction
    pour maintenir les cours.
    Pourquoi donc ont-ils tant tardé ?
    On en vient à la deuxième raison :
    2/ Avec l’expansion et le succès du fracking aux USA, la production mondiale est devenue soudainement excédentaire, les USA produisant autant que l’Arabie Saoudite, ce qui ne plait pas du tout aux Saoudiens désormais concurrencés.
    Les Saoudiens ayant des coûts d’extraction très bas, bien inférieurs aux
    coûts américains, en refusant de baisser leur production, ils mettent à
    genoux les USA, ceci est devenu possible parce que leur principal client
    est la chine, un client encore vorace malgré la crise.
    De plus il se murmure que les Saoudiens se feraient payer en yuan et en or
    (fini les pétro-dollars PQ).
    De nombreux pays producteurs sont toutefois impactés :
    - La Russie qui trouve son équilibre budgétaire à 85-90$/baril,
    mais la Russie n’a pas de dettes et possède des réserves importantes en or
    et en dollars lui permettant de tenir au moins 1 an.
    D’ailleurs la baisse du rouble était envisagée depuis longtemps afin de
    rétablir une compétitivité perdue.
    Raison pour laquelle la Banque Centrale russe ne soutenait pas les cours jusqu’aujourd’hui, ayant atteint la nouvelle parité qu’ils s’étaient fixée.
    - L’Iran, plus en difficulté, avec un équilibre budgétaire >90$/baril
     Son gros client est la Chine, puis l’Inde et la Turquie.
     Tous payent leurs achats en or.
    - Le Venezuela en très grande difficulté avec peu de moyens de pallier
     le problème.
    Aucun de ces pays ne consent à baisser sa production pour faire
    remonter les cours.
    On en reste donc au bras de fer américano-saoudien, pour probablement
    8-10 mois encore.
    Mais ce bras de fer pourrait bien signer la fin des pétro-dollars,
    ce qui est peut-être la raison de l’absence de réaction des membres
    de l’OPEC lors de la réunion la semaine dernière.
    Ils serrent les dents, avec l’espoir de jours meilleurs...



  • 2 votes
    zeb_66 13 août 2014 23:32

    Il n’est pas certain qu’ils s’y mettent, devant le nombre croissant

    de rapports peu enthousiastes, aux US bien sûr mais aussi de

    quelques échos perplexes venant de Pologne, dont les premiers

    forages datent de quelques années seulement.


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