De quel amalgame parle-t’il ? Il ne le dit pas, ce n’est pas clair. Puis il dit : "il paraît que je ne peux plus dire garçon". Ah bon ? Qui a dit qu’il ne pouvait plus ? Si çà le gêne, il n’a qu’à utiliser d’autres termes, tous utilisés dans les descriptions du chapitre consacré au tourisme sexuel au Vietnam de son roman autobiographique : gosse, jeune, éphèbe. Qu’il parle comme bon lui semble personne ne l’en empêche.
D’ailleurs, c’est marrant comme tous les médias disent qu’il est honteux de s’offusquer de l’emploi du mot garçon. Qui s’offusque de çà précisément, isolément ? Personne à ma connaissance. Ne pouvoir afficher que cette unique et fragile défense me paraît très significatif de la difficulté dans laquelle il se trouve. Quand a-t’il menti ? Lors de la parution de son livre (1), ou maintenant ? Il ne peux avoir dit la vérité les deux fois, ou alors merci de m’indiquer comment ce faire se peut.
Je n’ai rien contre cet homme mais un Ministre français doit avoir un minimum de décence, c’est du moins mon avis de citoyen.
(1)
— extrait de http://www.bakchich.info/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=8134 :
" Son éditeur Robert Laffont écrivait de lui pour présenter l’ouvrage : « Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu’il ne doit plus se mentir à lui-même pour tenter d’obtenir que la vie qui lui reste ne soit pas aussi mauvaise ». Avant d’ajouter, interrogatif : « Mais il ne sait pas ce qu’il résultera de cet effort. » "
— extrait du très rigoureux article http://www.john-bastardi-daumont.com/article-frederic-mitterrand---pourquoi-se-defendre-a-la-television—et-ne-pas-attaquer-en-justice---37225477.html que je conseille de lire en entier :
" Invité sur les plateaux de télévision à l’époque, Frédéric Mitterrand ne fait pas mystère du caractère autobiographique de l’ouvrage, même s’il ne l’a pas intitulé tel quel.
[...]
Néanmoins, des critiques littéraires s’interrogent sur le contenu, que Frédéric Mitterrand décrit alors lors d’interviews comme étant autobiographique. "je n’ai rien à cacher".
[...]
Lorsque l’auteur indique qu’il n’a rien a cacher et "qu’il a fait ce chapitre pour tout dire", justement devant les plateaux de télévision à l’époque de la sortie de l’ouvrage, il est difficile d’argumenter que de telles confessions ne sont pas autobiographiques.
D’autant plus lorsqu’il apprécie qu’une partie des critiques de l’époque saluent là son courage, le courage de s’être confessé ainsi. "