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Commentaire de ffi

sur Paul Ariès, politologue, dans "Ce soir ou jamais"


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ffi 3 août 2010 11:40

Paul Ariès n’a pas idée combien une mécanisation agricole dans le tiers-monde (pays en continuation de stagnation) peut multiplier la production alimentaire d’une quantité extraordinaire. Il n’a pas idée non-plus combien résoudre là-bas le problème de l’absence d’électricité aurait des répercussions en matière de niveau de vie.

Par exemple, la France, ce confetti à l’échelle du monde, est le 5ème producteur de blé mondial (et second exportateur). Une hausse raisonnable de la productivité dans plusieurs pays du monde (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9#Les_pays_producteurs), aurait des répercutions notables en terme de quantité de production mondiale, ce qui permettrait de diminuer d’autant la pollution de nos sols.

Mais pour assurer un marché pour nos produits, il faut sortir du libre-échange.

Paul Ariès a des idées intéressantes, j’adhère à son idée de décroissance des inégalités, mais il est bloqué sur 2 choses :
- la croyance que le CO² provoque un réchauffement climatique, ce qui semble loin d’être démontré.
- la croyance que le moyen de l’argent peut résoudre les problèmes : en économie, il faut adopter le principe de moindre action : travailler le moins pour construire le plus, autrement dit viser une productivité maximum, l’argent n’a à peu près aucune influence, puisqu’il s’imprime et que les banques l’émettent selon les besoins pour ne pas faire faillite.

Il s’interdit donc ainsi de penser combien le développement du tiers-monde peut résoudre nombre de problème. Il en vient à réclamer une stagnation de productivité dans les pays du sud, ce qui est le contraire de ce qu’il faudrait. Il milite activement pour une continuation de stagnation dans les pays du tiers-monde, ce qui le place de facto dans les vues des multinationales lesquelles ne souhaitent pas voir émerger d’économie digne de ce nom dans les pays pauvres. Il n’évoque pas non plus le problème de la dette souveraine, ce qui pousse les nations à une activité frénétique pour payer les intérêts aux banques.


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