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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 3 juin 09:36

    On peut distinguer 3 sortes de biens issus de l’action humaine :

     les Biens matériels, issus de l’assemblage des choses, par construction.

     les Biens idéels, issus de l’assemblage des idées, par conception.

     les Biens sociaux, issus de l’assemblage des hommes, par association.

    Une société équilibrée implique qu’elle produise simultanément ces 3 biens.

    Des biens matériels, pour la prospérité de la vie physique. Des biens idéels, pour justesse des idées dans l’esprit. Des biens sociaux, pour la stabilité politique.

    L’ennui de la société actuelle est que, si elle vise en effet la production de biens matériels et de biens idéels, cette production se fait trop souvent au dépend du bien social, car les rapports de production sont d’abord fondés sur la domination.

    Ce rapport de domination est d’ailleurs parfaitement assumée par l’élite, qui pratique l’ingénierie sociale furtive, qui est l’art de faire consentir les choses au peuple par des moyens subliminaux.

    Admettons que l’IA soit en capacité de produire des biens idéels.

    1. Son infrastructure est-elle vraiment un Bien matériel ? Elle nécessite une consommation électrique considérable, des km de câbles et des tonnes de matériel informatique. Est-il donc vraiment pertinent pour la société d’investir dans une telle infrastructure ?

    2. Sa génération aboutit-elle à un bien social ? Si son résultat se traduit par une dissolution des liens sociaux, non. 

    3. Même du point de vue des biens idéels, si l’usage de l’IA provoque un déclin des capacité intellectuelles des hommes, l’IA sera condamnée :

    3.1 Sans homme compétent, il serait impossible de maintenir l’infrastructure d’une « IA ».

    3.2 Une « IA » qui s’éduquerait par les textes produits par des hommes ayant perdu en compétence intellectuelle, perdrait en intelligence. Bientôt viendra le temps des « précepteurs d’IA », une élite intellectuelle chargée de l’éducation des IA. Parallèlement, l’éducation du peuple deviendra inutile.

    3.3 L’IA est donc une nouvelle extension du rapport de domination social à la sphère des biens idéels. Nous sommes bien dans la continuité du XIXe siècle.



  • vote
    ffi 3 juin 07:04

    Il me fait comprendre comment une alliance aussi hétéroclite que LFI, mariant islamisme et lgbtisme peut subsister : tant que la cible de ces deux composantes est la même...



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    ffi 31 mai 17:05

    @yoananda2
    La période scolastique a été l’occasion de réaliser la synthèse entre ce grimoire, issu de l’antiquité juive, la philosophie grecque (l’’Être d’Aristote, les Idées de Platon, la dialectique de Socrate), comme du droit et de la vertu Romaine...

    L’alliance de 3000 ans de recul historique avec la crème des penseurs antiques.



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    ffi 31 mai 15:32

    Marcel Gauchet essaye ici clairement de remettre en cohérence les poncifs académiques (révolution française = autonomie du peuple) avec la réalité.

    Sauf que c’est impossible, puisque toutes ces assertions sont des ...idéologies fumeuses 

    D’abord, le libéralisme est fondé sur la loi du marché. Le marxisme se fonde sur une loi de l’histoire.

    En vérité, l’autonomie absolue est impossible. Déjà, il y a les lois physiques qui s’imposent aux hommes. Ensuite, toute société repose toujours sur un certain nombre de principes pour régler la vie en commun. Ceci fait que les peuples seront toujours sujet à une irréductible d’hétéronomie. Cela ne signifie pas qu’aucun choix ne puisse jamais exister. Cela signifie qu’il y aura toujours des obligations à respecter.

    La première de ces obligations étant dictée par la survie.

    De fait la révolution, en abolissant l’hétéronomie catholique, en installa une nouvelle : l’hétéronomie de la loi du marché : tout par le fric, rien que pour le fric.

    Il n’y a donc pas eu progrès vers une autonomie, mais changement d’hétéronomie : de celles de droit divin, fondé sur l’Étre, vers celles des ploutocrates, fondée sur l’Avoir.



  • vote
    ffi 30 mai 20:28

    Hétéronomie, autonomie sont ici de pures catégories (idéales). Mais on ne peut pas dire qu’il fut un temps où les sociétés étaient totalement hétéronomes, puis que celles-ci devinrent totalement autonome.

    Au moyen-âge, on ne compte pas le nombre de communautés qui se sont données leurs propres lois. Chaque corps de métier, dans chaque lieu, avait ses propres règles. Chaque seigneur, évêque, comte, baron, duc pouvait édicter ses propres lois..

    C’est précisément sous l’argument d’en finir avec cette complexité que la révolution libérale en a aboli la plupart.

    En vérité, le libéralisme a plutôt été facteur d’anomie.à l’époque..

    Enfin, l’autonomie que la société prétendrait avoir ne peut évidemment pas s’affranchir des lois physiques. Marx lui-même, prétendait avoir trouvé des lois de l’histoire. De nos jours, la société fonctionne selon la loi de Mammon.

    Donc aucune société ne peut acquérir une véritable autonomie. 

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