@Gollum Aucun de tes arguments ne peut me convaincre. Fondamentalement, pour moi, la physique est le domaine de la science où nul dogme n’a sa place. Les hypothèses, les modèles doivent pouvoir être discutés, rediscutés, rerediscutés sans cesse, tout au long des générations. Tes arguments ne dépassent pas l’argument d’autorité, et tu les assènes avec un ton inquisitorial ! Si tu ne vois qu’un seul moyen d’expliquer un phénomène lumineux à 10.000 années-lumière, c’est que tu manques vraiment d’imagination.
Au moins, tu en conviendras, j’ai apporté en référence une publication sérieuse, de la Royal Society, produite par 2 chercheurs du MIT.
Ceci vient illustrer que plusieurs modèles peuvent exister sur un même sujet. Sur les interférences des particules, nous avons maintenant au moins 3 modèles qui aboutissent chacun au même résultat : le modèle quantique, fondé sur Schrödinger (avec son chat mort-vivant), le modèle hydrodynamique, fondée sur l’approche Böhm/Madelung (avec un potentiel quantique), et ce modèle à combinaison d’action à valeur multiple, de Slotine et Lohmiller. Il semble que Feynman en a fait aussi.
Et pour la part, je pense que c’est mieux ainsi, qu’il y ait plusieurs modèles, c’est synonyme de liberté. Ainsi, les gens pourront-ils choisir le plus pratique à utiliser.
@ezechiel Vattay reprend le modèle de l’hydrodynamique Dans ce modèle, on attache à chaque point d’un fluide, considéré comme continu, des champs (vitesse, pression, densité, pesanteur), donné par une fonction du temps et de l’espace F(x,y,z,t). En description lagrangienne, on suit une particule de fluide dans son mouvement. Or la particule traverse des zones où les contraintes, les vitesses,... varient. Donc, pour connaître l’évolution de la densité de la particule de fluide dans le temps, on est obligé de tenir compte des variations de celle-ci dans l’espace. C’est ce modèle qu’on reprit Madelung, Böhm et Vattay.
Ils considèrent une particules dans un fluide, dont les conditions initiales sont déterminées (densité, vitesse) et essayent de déduire son devenir en fonction des contraintes qu’elles va subir, au fil de l’eau, ce devenir étant pris à priori comme indéterminé.
La modélisation de Slotine/lohmiller est très différente. Déjà, les conditions initiales des particules ne sont pas parfaitement connues. Par exemple, dans l’expérience des fentes d’Young, seule la position l’est (passage fente A ou fente B), la quantité de mouvement initiale étant inconnue. En revanche, les conditions finales ne sont pas totalement inconnues. Par exemple, dans l’expérience des fentes d’Young, on considère un point sur l’écran, qui est l’aboutissement terminal du flux, là où se fait la mesure.
Ensuite, Ils postulent que, ce qui se trouve sur l’écran, y est nécessairement parvenu par deux chemins distincts, une partie par la fente A, l’autre par la fente B, et surtout que sur chacun de ces chemins, la partie du Flux impliquée a respecté une équation Hamilton Jacobi. Cette équation utilise le principe variationnel, donc nécessite de connaître les deux extrémités, ce qui est le cas ici.
La partie du flux passé par la fente A ou B au temps T1 se retrouve intégralement sur l’écran au temps t2, donc, la densité n’a pas de variation spatiale. On peut aussi le prendre comme un postulat.
Le résultat qui serait intéressant d’avoir : Soit deux fonctionnelles (fonctions de fonctions) qui respectent deux équations de Hamilton-Jacobi différentes. Leur somme respecte-t-elle nécessairement une équation de Hamilton-Jacobi unique ?
@micnet J’ai vu sur l’ancien fill (de août 2024) ta question - j’avais quitté le Forum depuis.Ma formation de base est l’ingénierie (en matériaux). Dans ce cadre, j’ai suivi un enseignement (basique) en relativité, et en quantique, et j’ai donc été confronté aux nombreux formalismes mathématiques de la physique. Pour le reste, j’aime l’histoire des idées, la théorie des langages et l’étymologie. Enfin, j’ai toujours des opinions très tranchées et j’aime les asséner avec une insolente certitude.
@Gollum Oui, je ne renie pas. Poser Dieu en prémisse, c’est une bonne chose. Puisque Dieu est un être indéfinissable, c’est comme partir d’une page blanche.
Mais évidemment, Dieu ne se contredit pas lui-même. Le réel venant de Dieu, croire en Dieu implique donc d’accepter le réel tel qu’il est.
Pour ma part, j’aime beaucoup le modèle de Leibniz, qui distingue vérités nécessaires (qui ne cessent pas, donc éternelles et toujours vraies — les idées à la Platon), et vérités contingentes (issues de rencontres fugaces, donc seulement possible). Leibniz fait dépendre les vérités nécessaires de l’entendement divin, mais pas de sa volonté, laquelle, selon Leibniz, n’agit que sur les vérités contingentes (par miracle, ou de manière fortuite).
Ainsi, les lois de la physiques sont du ressort de l’entendement divin. Elles sont le fonctionnement normal du monde que Dieu laisse libre d’évoluer selon le programme qu’il a prédéfini à la création. En supposant que Dieu nous a fait à son image, nous supposons par là même que nous pouvons comprendre les lois de la physique.
Pour ce qui est de l’origine du monde (et de l’homme) : Le catholicisme n’est pas le protestantisme, ni l’Islam, ni le Judaïsme. La Torah n’y est pas prise comme la parole divine (une parole échoit d’un être vivant, ce qu’un livre n’est pas). La Bible a des auteurs. Si la Torah montre des « étincelles de vérités », c’est uniquement du point de vue de la contingence. La Torah évoque un rapport, miraculeux, entre Dieu et les hommes, transmis par-delà les générations.
Donc il ne faut pas prendre la Torah au sens littéral, mais au sens figuré, car son objet n’est pas de renseigner sur le monde, mais sur Dieu.
Puisque Dieu est pur esprit, prendre la Torah pour déterminer ce qui concerne la marche du monde matériel, c’est mal la prendre.
@micnet L’académie des sciences Britannique a reçu le papier en avril 2025, l’a accepté début 2026 et l’a publié en avril 2026. Je pense que, vu l’institution, elle l’a fait relire par des gens qualifiés, non ?
Le lien donné par Yoyo se trouve sur Arxiv, c’est un site ou tout le monde peut publier (sans relecture, donc). L’auteur a des publications très variées, allant de la propagation du coronavirus, ou l’étude des mots employés sur Twitter.
La forme du document est assez étrange également, puisqu’il semble publié par l’académie des sciences britannique, cependant une recherche dans les archives du journal ne rapporte qu’un seul article de cet auteur : "Scaling words on Twitter". Une note de bas de page dans l’article indique également que l’intelligence artificielle a été utilisée pour produire l’article. Probablement cet article a-t-il été proposé à l’académie Britannique mais n’a pas encore été accepté.
Pour moi, oui, Il est passé à coté en effet on dirait. Au début du chapitre 2, je cite : "Rather than being based on an approximation or a mathematical expansion,
our mapping from classical to quantum mechanics relies on a different
and exact mechanism. This mechanism is built on the combination of an
exhaustive census of the multiple classical action solutions"
-> Plutôt que reposer sur une approximation ou bien une reformulation mathématique, notre mise en correspondance des mécaniques classique et quantique repose sur un mécanique différent mais exact : Ce mécanisme consiste en la combinaison d’un recension exhaustive de multiples solutions classiques obéissant au principe de moindre action.
Exemple 3.5 (expérience des double fentes) :
« The least action branches are illustrated in figure 1a. Both slits are branch points with fully elastic collision forces in (2.3) and an infinite classical density. The classical non-Lipschitz constraint forces (2.3) in the two slits lead to an infinity of radial paths (2.4) from each slit, which connect every measurement pixel on the screen at with two least action paths »
-> Les branches de moindre actions sont illustrées dans la figure 1a. Les deux fentes sont des points de ces branches. Chaque fente est le point de départ d’une infinité de rayons [...]. Chaque pixel de l’écran est donc connecté avec deux chemins de moindre action venant de chaque fente.
"The quantum density is a phase weighted combination of the two classical densities, with the two phases derived from the actions " La densité des quantons est la combinaison, pondérée par la phase, des deux densités classiques, les deux phases étant dérivées à partir des actions.
Enfin : Ce qui faut bien que tu comprennes, c’est que TOUT modèle scientifique est toujours hypothétique. On le retient quand il permet de déduire correctement les faits et aussi quand il est pratique à utiliser. Entre deux théories qui prédisent les mêmes choses, on peut choisir celle que l’on veut.
On ne peut jamais démontrer des discours (rien ne peut prouver une idée : soit elle se montre conforme aux faits, soit elle se montre non conforme à ceux-ci). On ne démontre toujours que des faits. On recherche des idées en adéquation avec ceux-ci.
Donc Oui, le modèle de Slotine et Lohmiller est hypothétique, forcément. Mais puisqu’il prédit correctement, par la mécanique classique, des faits que pourtant on nous a incessamment assuré comme étant impossibles à prédire par la mécanique classique, c’est quand-même rudement intéressant...