Passons au débat en pratique.
Est-ce que la pratique de l’Islam, au delà de ce qui est prôné par le texte fondateur, est une pratique condamnable ?
Là encore on va rapidement devoir se confronter à un système de valeurs mis en pratique ; quelle pratique de vie sociétale souhaitons-nous ?
Car, à moins de vivre en ermite, nous sommes plongés dans une vie sociétale dont nous sommes l’un des maillons.
Donc nous pouvons voir une pratique de cette religion. Parfois autour de nous, des amis, des collègues, de la famille... Et puis il y a ce que l’on nous en dit ; les faits divers, les débats, les essais, l’histoire...
Alors pour faire le bilan d’une pratique religieuse, si l’on veut être juste, faire une comptabilité honnête, il nous faut des critères d’évaluation et ces critères sont fondés sur un système de valeurs et d’idées.
Et c’est donc là tout le nœud du problème : est-ce qu’un bouddhiste peut faire un jugement juste du bilan de l’Islam ? Est-ce qu’un juif peut faire un jugement juste du bilan de la chrétienté ? Est-ce qu’un athée peut faire un jugement juste du bilan d’un religieux ?
En somme on se retrouve forcément à faire un bilan qui ne peut pas être juste par essence, car nous ne sommes jamais absolument libres de nos critères, qu’ils aient été choisis ou qu’ils soient hérités de notre éducation, de nos croyances.