Ok pour Selten, je connaissais pas.
Maintenant les équations et les modèles, c’est la partition des chercheurs et des ingénieurs du domaine et pour les non initiés il vaut mieux raisonner sur des concepts plus accessibles.
La pression des pays à bas salaires sur l’emploi dans les pays occidentaux, dans le cadre d’un marché dérégulé, c’est une évidence et je ne pense pas qu’il existe des modèles qui disent que la dérégulation va permettre de diminuer le chômage.
Donc c’est connu, comme le fait que ça permet à court terme de plus consommer et que ça permet des marges plus importantes pour les compagnies organisées à l’échelle planétaire.
Bon. Mais c’est pas le discours dominant.
Todd n’est pas isolé, ben... un peu quand même. "Oligarchie", si tu prononçais le mot il y a un an tu avais droit à la bonne vieille théorie du complot. Aujourd’hui, sans jeu de mot il se démocratise et Todd y participe. Tant mieux, ça aide à penser.
Quant au mot "protectionnisme" il est clairement encore tabou, connoté péjorativement et synonyme de repli sur soi, de guerre même (alors que le chaos issu de la dérégulation crée des tensions certainement plus fortes).
Le dogme, c’est aujourd’hui encore le libre échange. Et toutes les voix qui dénoncent cette religion,sans fondement dans la théorie économique d’après Allais encore une fois, sont bonnes à entendre.
Après si on est pas d’accord sur l’échelle, ça se discute. Dans un second temps. On ne va pas se déchirer sur des querelles de chapelles alors qu’on est d’accord sur l’essentiel.
Je pense, à mon niveau, mais je n’ai pas de compétences en économie, qu’il y a une question de masse qui fait que l’échelle européenne est crédible et non l’échelle des nations européennes.
Ça complique les choses certes mais une réussite européenne serait un exemple pour le monde et on pourrait ensuite aller jusqu’à la démocratie planétaire sur ce modèle. (Démocratie planétaire et non gouvernance mondiale.)